Le marché des smartphones en pleine ébullition

Pas de revue hier, faute de temps, mais aussi parce que je ne voulais pas rater l’ouverture du salon Mobile World Congress, à Barcelone. Les rumeurs l’annonçaient riche en nouveautés, et pour une première journée, on n’a pas été déçu :

Microsoft revient sur le devant de la scène

On n’en pouvait plus de voir l’interface des Smartphone Microsoft s’enliser dans les diverses versions d’un Windows qu’on tentait de faire rentrer dans un mobile. Windows Phone 7 Series, qu’on a pu nommer Project Pink il y a quelques semaines, permet de remettre les pendules à l’heure, de la meilleure des manières : en repartant de zéro, ou presque.

Plus que des paroles, je vous laisse découvrir cette vidéo de présentation :

Difficile de jauger du succès à venir de ce téléphone, mais il faut avouer que l’interface semble réellement agréable. Pour causer 2 secondes d’interface utilisateur, le parti pris “Textes plutôt qu’icônes”, et surtout l’impression que l’interface dépasse la taille de l’écran, et qu’on scrolle élégamment dessus (un peu à la façon d’une présentation Prezi) est très agréable à l’oeil.

En dehors de l’interface en revanche, difficile de trouver une fonction réellement révolutionnaire : les téléphones attendront encore un peu pour pouvoir amorcer un prochain virage réellement innovant (un pico-projecteur ? des commandes vocales généralisées ?). A noter la liaison avec l’écosystème “XBox live”, justement mis en avant, et qui risque d’être parlant pour une certaine population (à quand le téléphone permettant d’embarquer son Mii Nintendo ??), et l’intégration poussée des réseaux sociaux.

L’interface met la notion de “People” largement en avant, permettant d’accéder indifféremment aux coordonnées téléphoniques du contact, à son réseau social, ou à ses photos. Ca, pour le coup, c’est plutôt bien vu : la notion avant l’application. On casse la logique “App” pour parler vraiment à l’utilisateur. Inattendu de la part de Microsoft !

En dehors de ces “détails”, on reste classiquement sur le terrain connu d’un “iPhone-like” : technos renfermées sur elles même pour privilégier la stabilité, pas de multitâche, pas de Flash, écosystème App+Musique.

La vraie question est : quid du timing ? Sortir un smartphone enfin agréable en 2010, dans un marché aujourd’hui dominé par l’iPhone et déjà coursé par des challengers aux dents longues, Android en tête, est-ce jouable ? On peut jouer sur les appuis et les accords industriels de Microsoft avec les fabricants de mobile pour permettre à ce Windows Phone 7 de décoller…

Meego : Nokia clarifie (un peu) sa stratégie

On sentait bien que Maemo était “le cul entre deux chaises” chez Nokia : marginal par rapport à Symbian, et pourtant annoncé comme étant l’avenir. Il fallait en fait un vrai coup de pouce pour en faire un projet majeur, et ce deal avec Intel pourrait être très judicieux : tout miser sur GNU/Linux, et défricher le marché des Smartbooks, des sortes de gros téléphones ressemblant beaucoup techniquement à de vrais ordinateurs…sans en être tout à fait vraiment, comme le sont les Netbooks.

On dépasse donc largement le marché des téléphones, pour atteindre celui de l’informatique “embarquée” : dans des gros téléphones, dans des petits ordinateurs, mais aussi en voiture, dans une TV… Marché excitant, mais qui n’a jamais vraiment donné de résultats jusqu’à maintenant. Meego est il une solution ? Peut être, si Nokia et Intel n’en font pas un marché “au cas où” dans lequel refourguer des projets auxquels ils ne croyaient plus beaucoup…

Samsung Wave : l’iPhone lowcost ?

Tous technophiles que nous sommes, n’oublions pas le marché des téléphones “grand public”, moins onéreux que les smartphones, mais pourtant encore très important en volume. Samsung, un des leaders de ce marché, semble beaucoup miser sur son “Wave”, basé sur un OS maison, Bada, disposant bien sûr d’un environnement complet pour les développeurs, il ressemble beaucoup à un iPhone “du pauvre”. Pas grand chose de neuf à se mettre sous la dent, donc, hormis qu’il risque de faire un malheur dans les magasins proposant des mobiles, afin de proposer un produit ressemblant le plus possible à l’iPhone… tout en coûtant beaucoup moins cher !

A noter que le Wave intègre un processeur maison, tout comme l’iPad avec l’A4. Tendance à suivre chez les gros constructeurs ?

Un marché rééquilibré

L’iPhone avait creusé une avance indéniable, en jouant au maximum sur l’effet de surprise que sait si bien entretenir Apple. Il a fallu du temps, mais la concurrence est aujourd’hui là, crédible, et faisant avancer les choses :

  • Android commence à arriver à maturité et Google montre peu à peu ses ambitions dans ce domaine. C’est clairement l’outsider numéro 1 d’Apple : presque tous les constructeurs intègrent aujourd’hui Android dans leur stratégie.
  • L’iPhone 4 arrivera en Juin, et est annoncé comme étant un grand pas en avant de la part d’Apple
  • Le retour dans la course de Microsoft est indéniablement une bonne nouvelle, surtout si les kits de développements suivent
  • Nokia va peut être finir par trouver son équilibre entre Symbian et Meego, le premier sur les produits grand public, et le second se focalisant sur des devices plus haut de gamme que de ‘simples’ téléphones.
  • Les autres acteurs suivent, et font découvrir les fonctions des smartphones pour le plus grand nombre

2010 ne va pas révolutionner le téléphone. Mais les pistes à suivre restent passionnantes, en particulier sur la réorganisation du marché : smartbooks, tablettes, proposent des alternatives au duo téléphone/smartphone qu’on avait jusqu’à maintenant. L’offre se multiplie et gagne en maturité, que demander de mieux !

Revue de la semaine

Bienvenue pour cette revue hebdo de l’actualité ! Comme d’hab, je vais faire une rapide relecture des différentes notes et liens que j’ai pu trouver cette semaine…

A noter que je ne suis pas le seul à suivre ce mouvement de la “revue du dimanche”, puisque mes amis Marie et Xavier s’y collent aussi !

Retour sur le flash forward : et le MacBook Pro ?

Je m’étais essayé la dernière fois à une “revue Flash forward“, pour tenter de défricher l’actualité à venir. Je ne m’étais pas trop trop planté (il faut dire que je n’avais pas pris de risques démesurés 😉 ), hormis sur la sortie des nouveaux MacBook Pro qui tardent toujours à sortir. On sait qu’ils ne devraient pas tarder, les précédents modèles datant un peu et les processeurs Intel de nouvelle génération étant prêts depuis un moment. On parle maintenant d’une sortie juste après le salon MacWorld, pour finir d’enterrer ce salon qui va déjà cette année bien souffrir de l’absence d’Apple.

Toujours sur ces MacBook Pro, des rumeurs un peu contradictoires arrivent sur le processeur utilisé : i7 ou i5 ? J’avoue de mon côté être un peu largué sur les nouveautés Intel, je me suis donc documenté, pour voir que finalement la nouvelle gamme, sur base d’architecture Nehalem, n’est pas très difficile à comprendre, puisqu’elle se découpe en trois modèles de puissance croissante :

Inutile de dire que, sur ces processeurs, la donnée principale n’est plus la fréquence de fonctionnement, tant les paramètres étant nombreux (dont l’apparition d’une mémoire cache de niveau 3 sur cette nouvelle génération).

Les plus sceptiques s’attendent à des MacBook Pro i5, alors que les concurrents s’alignent déjà sur la version mobile de l’i7. D’autres rumeurs annoncent l’arrivée de MB Pro i7 aux performances ébouriffantes. Impossible d’en savoir plus pour l’instant ! Wait and see donc sur cette future annonce très attendue chez Apple, puisque, de l’aveu même de Steve Jobs, la marque se centralise aujourd’hui de plus en plus sur ses devices mobiles (et pan pour ceux qui attendent les nouveaux Mac Pro…).

TedX Paris : les Français “comme les grands”

Je vous ai parlé à de multiples reprises des conférences TED, best-of incroyablement riche des plus grands penseurs de notre temps. Il existe maintenant des déclinaisons de ce concept, dont une journée à Paris, avec des intervenants francophones.

Je n’étais malheureusement pas sur place, mais j’ai pu suivre les conférences en direct, grâce à l’application iPhone qui permettait, comme ça s’était fait pour “Le Web” en décembre, d’avoir la vidéo live des intervenants sur son téléphone : génial !

Le niveau des conférences était, comme c’était prévisible, parfois en deçà de ce qu’on connaissait déjà des conférenciers anglophones. Certains restaient trop scolaires, d’autres manquaient peut être de préparation, mais je ne vais toutefois pas gâcher le plaisir de ce type de conférences : c’est toujours une belle occasion de s’aérer et de s’ouvrir l’esprit à d’autres cultures, d’autres compétences, d’autres façons de penser et de voir les choses. Le plus étonnant est encore de voir comment certains intervenants, aux antipodes de nos petites préoccupations, peuvent nous aider à voir les choses différemment. Je ne prendrais qu’un exemple, celui de Sarah Kaminsky, qui nous parle de son père, faussaire, qui fabriqua pendant des décennies des faux papiers pour les causes qu’il estimait juste. Une vraie leçon de vie !

Pour revenir à nos préoccupations plus “techniques”, je vous propose cette vidéo (qui n’est pas issue de TedX Paris) dont on reparlera, et qui est en train de faire le tour du monde. Une façon complètement disruptive et innovante de voir l’informatique de demain. Au delà de la vision, étonnante, du bonhomme, je reste subjugué par sa façon de recycler, de réutiliser du matériel existant pour en faire quelque chose qui va largement au delà de ce qui sort actuellement des ateliers “à la pointe de la technologie”. Un vrai Géo Trouvetou de génie !

Vous trouverez toutes les vidéos de l’événement sur le site de TedX Paris, et vivement l’an prochain !

Le retour de la bidouillabilité…pour le meilleur et pour le pire(2pire)

Les projets de lois sur la régulation du Net, que ça soit Hadopi, Loppsi ou encore plus inquiétant, n’ont pour moi que deux effets, tous aussi dépidants :

  • la nécessité d’action, et du financement d’action telles que la Quadrature du Cercle. Que d’énergie dépensée simplement pour tenter, le plus souvent en vain, de sensibiliser la population et les décideurs !
  • l’incitation à la bidouille, et pas toujours la meilleure, pour contourner ces lois.

Soyons clairs : les mailles des filets Hadopi et Loppsi ne vont attraper que les gogos. Tous les “pros” de ces pratiques, du pirate intensif jusqu’au pédophile, ne s’amusent plus aujourd’hui, sauf à être bien mal conseillés, à utiliser des réseaux P2P (“Pear to Pear”, comme j’ai pu le lire dans un journal récemment : ça milite au moins pour les “5 fruits et légumes frais par jour” 😉 ). Tous passent par des serveurs centralisés, localisés dans des lieux peu regardant juridiquement, et accèdent à ces serveurs par des canaux cryptés.

Si l’on rajoute à ça que le “cloud” permet de limiter tout stockage sur son disque local, voilà un constat accablant : le juridique pousse la technique à s’adapter pour obtenir au final une situation où les déliquants seront encore plus difficiles à attraper. Qu’on cherche ou pas à faire la chasse d’un petit jeune qui pirate son “film du soir”, c’est un débat, mais qu’on arrive à une situation où, clairement, les pédophiles et pédopornographes seront plus difficiles à repérer qu’aujourd’hui, simplement parce que tout est fait pour qu’ils se camouflent plus, me gêne plutôt.

Qu’on ne s’y méprenne pas : je ne risque pas de chercher à freiner la “bidouillabilité”, droit fondamental de l’informatique. Je trouve simplement choquant que la loi incite à des bidouilles risquant d’avoir l’effet inverse de celui espéré.

Pour terminer sur une note un peu plus positive, voici une bidouille plutôt sympa et qui est un joli “pied de nez” à l’Internet en mode “Minitel 2.0” et aux récentes actions de Google visant à avaler de plus en plus d’informations : une bidouille permettant, en quelques instructions sur son Linux préféré, d’héberger à domicile son propre serveur BIND, autrement dit, entretenir son propre DNS. Pas mal non ?

Réchauffement de la planète

Je terminerai avec cette news qui n’a rien de technique, mais qui ne peut que marquer : les warnings se multiplient sur le réchauffement de la planète, et sur la fonte des glaces de nos pôles. Je n’ai aucune envie de polémiquer sur les causes d’un tel réchauffement, mais en se concentrant sur les conséquences : on va là droit vers un très gros problème. Je n’ai malheureusement pas de solution à apporter, et je doute que de fermer le robinet pendant qu’on se brosse les dents y change grand chose, mais on ne peut rester sans savoir : voir l’info sur Yahoo Actus.

Revue de la semaine en Flash Forward

J’essaie aujourd’hui une revue de la semaine un peu différente : la revue flash forward !

A l’origine, mes motivations n’étaient pas très glorieuses : je n’ai pas eu beaucoup de temps la semaine dernière pour noter au fur et à mesure les événements du moment. Mais finalement, recenser les événements “à ne pas manquer” de la semaine à venir, et sortir à l’occasion la boule de cristal, peut être un exercice assez amusant. Je vous proposerai la semaine prochaine une relecture de cette revue, pour voir si je me suis beaucoup planté… ou pas !

Deezer/Spotify : la lutte continue !

Cette semaine devrait permettre de clarifier un peu la situation chez Deezer : le PDG, Jonathan Bennassaya, était donné sur le départ jeudi dernier, rumeur démentie, mais relancée samedi au Midem, où le même PDG a posé un lapin lors d’une conférence où il devait intervenir.

Deezer semble “filer un mauvais coton”, comme disait ma grand-mère, depuis quelques mois. Sous la pression d’une concurrence de plus en plus féroce, Deezer est passé en quelques mois d’une situation de quasi monopole (il était évident pour tout le monde “d’aller sur Deezer”) à une image beaucoup plus dégradée. La comparaison avec Spotify, son principal concurrent à l’international, est effectivement parfois cruelle, en terme de qualité de service. Mais Deezer semble avoir surtout accumulé les soucis :

  • sortie précipitée d’une offre “Premium” qui a eu pour effet de dégrader (trop ?) brutalement l’offre standard
  • passage d’un mode web à une version client lourd mal maitrisé (le choix d’Adobe Air pour le poste client n’était peut-être pas des plus judicieux, cf le recul de Seesmic en ce domaine)
  • applications mobiles perfectibles
  • catalogue parfois décevant
  • et un business model remis en question (il prévoyait un “taux de transformation” en clients payants de plus de 16%, ce qui est sacrément ambitieux)

Bref, sans chercher à caricaturer, on est pas loin de dire “rien ne va plus”… Curieux phénomène de gloire et décadence de certaines startups, qui peuvent en très peu de temps accumuler les erreurs et perdre une audience et une popularité qui semblait solide…

Au delà du cas Deezer, il faut aussi tirer l’enseignement du caractère très fragile de l’audience de tels sites : les utilisateurs ne passant plus des heures et des heures à concevoir leur base de données d’artistes, ils deviennent beaucoup plus infidèles, et jonglent aisément d’une plateforme à l’autre, au gré des modes et du bouche à oreille.. Spotify garde pour l’instant sa base d’utilisateurs sur quelques fonctionnalités intéressantes (la principale restant la notion de playlist, forcément lié au compte de l’utilisateur)… Jusqu’à quand ?

En parlant de Spotify, “on” parle de nouvelles annonces/nouveaux produits pour cette semaine… A suivre !

Feu de tout bois chez Apple

Les fan-boys de la pomme sont sur les startings blocks : plus aucune nouveauté de la part d’Apple depuis Octobre, voilà un silence peu courant de la part de la firme qui a pourtant énormément investi de temps en conception de nouveaux produits en 2009. On peut légitimement s’attendre à une pluie d’annonces dans les jours qui viennent.

Ma prédiction à 2cts : de nouveaux portables, mis à jour au niveau du CPU, devraient apparaitre discrètement, peut être dès demain mardi, sur l’Apple Store. Les Macbook Pro devraient à nouveau creuser l’écart avec l’entrée de gamme MacBook. Les MacBook Air devraient également, mais peut être en décalé, évoluer en puissance…

Mais l’annonce la plus attendue, c’est bien sûr celle de l’iTablet (iSlate ? iPad ?) qui devrait intervenir mercredi, avec la keynote de début d’année d’Apple. La rumeur enfle comme jamais, promettant du très gros et du très lourd (Jobs ayant annoncé qu’il s’agissait “de la chose la plus importante qu’il n’aie jamais sorti”). Bref, le climax est atteint, mais avec lui, l’effet de déception qui pourrait être important. Un “simple” iPhone à grand écran et webcam serait une grosse déception, même s’il faut s’attendre à quelque chose s’en rapprochant… En fait, tout ce qui devrait faire la différence viendra sans doute plus :

  • de l’interface utilisateur, qui doit être parfaitement adaptée à un usage tactile (on a vu à quel point les TabletPC étaient faibles de ce côté là)
  • de l’offre logicielle qui va en découler, et des éventuelles “killer-apps” fournies avec la tablette en standard (l’équivalent d’un iLife en version tactile ?)
  • et surtout, des “deals” avec les éditeurs de contenu, et en particulier du côté des libraires et de la presse, avec une facilité d’usage équivalent à celle qu’on connait sur l’iTunes Music Store.

Si Jobs (enfin, si la rumeur est vraie !) annonce qu’il s’agit de son “produit” le plus important, c’est sans doute parce qu’il risque d’être présenté comme un point de convergence jamais vu entre tous les médias et cultures : de l’image, de la vidéo, du son, des livres… 2010 dira si la notion de tablette, complètement exotique à l’heure actuelle, se généralisera et prendra une place aussi évidente sur la table du salon que la télécommande ou le paquet de chips !

Sun/Oracle : stratégie au grand jour

Outre la keynote d’Apple, le 27 janvier sera également le jour où Larry Ellison, le CEO d’Oracle, dévoilera sa stratégie 2010. Après l’accord de la commission Européenne sur le rachat de Sun, les questions sont nombreuses, et, même si Oracle est moins médiatisé qu’un Apple ou qu’un Google, les conséquences risquent d’être nombreuses :

  • Quel équilibre entre les SGBD Oracle et MySQL ?
  • Quel rôle va jouer Oracle dans les technos Web à venir (on se souvient d’ambitions passées qui avaient tourné cours au début de la décennie passée)
  • Quel avenir pour le langage Java ?
  • Sun va t’il redevenir un acteur majeur dans le domaine des serveurs et des stations de travail haut de gamme ?

Beaucoup de questions d’autant plus attendues au tournant qu’Oracle est le SGBD le plus courant sur les applis haut de gamme, que MySQL est omniprésent sur le Web, et que Java reste le langage le plus utilisé pour les projets Web ambitieux, même si le langage est en train de devenir vieillissant, faute de réelle roadmap pour les années à venir. A suivre attentivement !

Et Google dans tout ça ?

Les annonces de Google au cours du mois de décembre dernier ont été tellement nombreuses qu’on ne sait plus à quoi s’attendre de la part du géant de Redmond : une période de stabilisation des projets ? D’autres nouveautés ?

Le Nexus One ne semble pas être le succès attendu, faute de représentation suffisante dans les boutiques mobiles traditionnelles. On voit peut être là les limites de Google, qui ne peut pas sans limite s’inventer de nouveaux métiers et s’approprier ceux des autres. A s’attendre sur cette semaine, ou dans celles qui viennent, quelques ajustements de stratégie, peut être sur Google Wave, dont le silence entourant le projet est maintenant assourdissant, après autant de bruit en septembre dernier.

Mais l’essentiel risque d’être peuplé par les débats sur l’hégémonie du moteur de recherche, et le degré de dépendance des Internautes vis à vis de ce grand trou noir. Etrange position pour Google, qui d’un côté fait peur, et de l’autre étonne par ses innovations… Sa position risque d’être cruciale dans le débat actuel sur la neutralité du Net. Et on ne manquera pas non plus de disserter sur les ventes massives d’actions Google… par les deux fondateurs : quelle interprétation peut-on en faire ? Hum…

Et en France…

Pour terminer, quelques actus “franco-françaises” :

  • Le forum E-marketing débute à Paris, au Palais des Congrès, dès demain. L’occasion de faire le point de la saison de Noël pour les e-marchands, mais aussi d’affiner les positions et stratégie Webmarketing pour les mois à venir…
  • La future loi LOPPSI sera discutée à l’Assemblée Nationale dès le 9 février, mais cette semaine devrait être décisive en terme de “pédagogie” pour informer le grand public sur cette loi encore peu connue et occultée par Hadopi. Et pourtant, les enjeux sont d’importance…
  • Le 30 janvier débute le forum TEDx à Paris. A coup sûr des présentations passionnantes, et un petit regret de ne pas pouvoir y aller… On peut suivre les conf’ en streaming sur le site de l’événement.

A la semaine prochaine pour la “relecture” de cette revue, et pour la revue de la semaine d’après !

Revue de la semaine

Je m’y prend de plus en plus tard, mais voici ma revue de la semaine du dimanche soir, bonsoir !

Le minitel 2.0 dans le cloud ?

Benjamin Bayart le rappelait : la centralisation des structures est à l’opposé de la philosophie d’Internet. Ces réflexions ne “parlent” peut être qu’aux vieux croûtons dans mon genre qui ont bossé pendant la période “d’avant le net”, mais rappeler le simple fait qu’un ordinateur connecté sur le réseau, tout aussi modeste soit-il, fait partie intégrante, et active, du réseau est une information qu’il est important de rappeler parfois !

Comme souvent, l’évolution des pratiques “underground” est un bon indicateur de l’évolution d’une technologie. Pour le téléchargement, qu’il soit légal ou non d’ailleurs (mais bon, ne nous fermons pas les yeux…), on est passé d’un flux passif style FTP à du Peer-to-peer où tous les postes jouaient un rôle actif. Mais cette évolution, trop “implicante” pour certaines activités, fait de plus en plus place à du téléchargement à nouveau unilatéral, simplement en remplaçant un serveur unique par un maillage de serveurs (sous la forme de newsgroups ou autre) situé dans des zones peu regardantes juridiquement. C’est d’ailleurs au passage cette évolution qui rend des actions telles qu’Hadopi complètement obsolètes.

Et il ne faut pas oublier que c’est exactement ce qui se passe avec le “cloud” qu’on nous annonce : autant, j’ai pu en discuter sur ce blog, je suis assez enthousiaste sur la forme que peuvent prendre ces applications, autant je reste très soucieux et sceptique sur ce retour à un “minitel 2.0”, ou plutôt à une structure très “mainframe” qui est l’héritage direct de la préhistoire de l’informatique. Cet article assez intéressant du Monde informatique rajoute une pierre à ces inquiétudes : ce mode “cloud”, reprend certes l’architecture technique du minitel 2.0, mais aussi et surtout préfigure d’un retour… de son modèle économique !

Ma préconisation reste la même : il faut savoir anticiper et développer ce mouvement qui amène des perspectives très excitantes, en particulier en terme de travail collaboratif (Google Wave n’est qu’un premier pas, très imparfait, mais qui nous montre la voie de l’avenir) ; à mon sens, le meilleur moyen de préserver ses libertés personnelles de cette nouvelle façon de voir le web est de s’y impliquer le plus fort possible, tout en restant extrêmement vigileant. Je pense en particulier aux mouvements “libristes” qui sont philosophiquement aux antipodes de cette informatique très centralisée et contrôlée, et pourtant techniquement au coeur de ces préoccupations, les Linux & co étant des briques quasi omniprésentes dans ces solutions.

CEO ou grand manitou ?

En parlant de “libristes”, Mark Shuttleworth, le patron de Canonical, à l’origine du projet Ubuntu, a annoncé cette semaine qu’il passait la main sur les fonctions de direction de sa société.

Ce genre d’opération est plutôt courant (on se souvient de la façon dont les deux créateurs de Google ont rapidement cédé les rênes de la société à un “gros bonnet” tout en restant à des places stratégiques) et assez symptomatique : à croire qu’amorcer une société, trouver l’idée, la faire naître et grandir, n’est pas le même travail que de la maintenir et la porter à bout de bras sur du moyen/long terme.

Même Steve Jobs, si souvent cité en exemple, n’a pas vraiment pu assumer ces deux rôles : ou plutôt, il a pu, mais avec une parenthèse d’une bonne dizaine d’années, le temps d’atteindre une certaine maturité. Un des rares contre-exemples qui me vient à l’esprit est celui de Bill Gates, qui a porté son entreprise pendant plus de 20 ans.

Et ces changements à la tête d’une entreprise s’avèrent souvent bénéfiques, une sorte de “nouvelle dynamique” pour la société. Instructif !

Free goes mobile

Après des mois et des mois de négociation, c’est enfin officiel : Free est possesseur de la 4ème licence mobile en France. Tout le monde attend maintenant de voir ce qui va ressortir de cette nouvelle donne. Xavier Niel a donné une interview dans laquelle il donne quelques indications sur la ligne qu’il entend tenir.

Premier point : la “non-entente” avec les concurrents, condition primordiale selon lui pour arriver à casser un peu la logique des choses. Sous entendu : halte aux arrangements et aux alignements entre “concurrents”. Ne serait ce qu’avec l’exemple édifiant des SMS, véritable manne maintenue pendant des années alors que le coût était quasi nul, on ne peut qu’acquiesser.

Mais c’est bien entendu techniquement qu’on attend Free au tournant : rappelons qu’historiquement, la notion de “box” vient d’eux. Et on attend bien entendu quelque chose d’équivalent pour cette future offre “quadruple-play”. Rappelons que Free est également actif dans le domaine du WiMax, pourquoi pas directement un “quintuple-play” avec une offre globalisant accès Internet pour son ordinateur (WiFi à domicile, WiMax/3G à l’extérieur) et téléphonie (Box à domicile, et GSM/WiMax à l’extérieur) ? Une belle occasion en tout cas, si cela se fait, pour que la France reprenne quelques longueurs d’avance ! Vivement 2011, donc…

Blu-ray ou pas ?

Noël est souvent une période clé pour amorcer la migration vers une nouvelle techno grand public. Que ça soit pour le Netbook, le DVD, l’écran plat, la plupart des “adoptions” par le grand public de produits en phase d’amorçage se sont fait sur la période de Noël. A l’opposé, d’autres technologies moins chanceuses, telles que le HD-DVD, sont mortes après étude des ventes de fin d’années (Février 2008 pour le HD-DVD). J’étais donc curieux de voir le bruit que ferait le Blu-ray sur cette fin d’année 2009.

En effet, voici maintenant 3 ans que l’offre existe (la PlayStation 3, premier lecteur Blu-ray grand public, existe depuis fin 2006). Et pourtant, autant les écrans plats sont de plus en plus courants, autant la diffusion télé (autant satellite que hertzienne, surfant sur le rééquipement numérique TNT) arrive à suivre le mouvement (la télé étant pourtant rarement sur des phases d’amorçage de nouvelles technologies), autant le Blu-ray reste désespérément à la traîne. Il est encore trop tôt pour analyser les résultats des ventes de ce Noël 2009, mais les raisons sont multiples :

  • La plus value, même si elle est indéniable par rapport au DVD, reste trop faible. Lorsqu’on est passé du VHS au DVD, c’était pour une meilleure qualité, mais aussi et surtout pour ne plus avoir à rembobiner des cassettes fragiles et encombrantes. Là, on continue à manipuler un disque.
  • Le blu-ray n’a pas d’intérêt sans un rééquipement global (écran/home cinéma audio) et les notions de haute définition ont souvent été mal vendues et trop complexes
  • Le blu-ray est bien mieux protégé que le DVD contre les copies. Cela pourrait être un atout, mais cela s’avère être au contraire un formidable vecteur de publicité… pour les formats numériques non protégés.

C’est bien le paradoxe de la protection : un DVD pouvait être copiable, ou au pire convertible en DiVX. Là, on arrive à un extrême où il est bien plus simple et agréable de posséder des films en numérique HD sur un disque dur. En d’autres termes, le blu-ray est en train de pousser la population à se passer de platines de lectures, et d’investir à la place dans de gros boîtiers de stockage !

Les fabricants ont su prendre la bonne décision : aller directement vers la génération d’après, en publiant les spécifications du Blu-ray 3D. Ce format semble faire l’unanimité : il maintient une compatibilité ascendante avec “l’ancien” blu-ray, exploite le format 1080P des écrans les plus performants, et surtout… arrive pile à temps pour montrer dans de bonnes conditions les productions les plus récentes du cinéma hi-tech (le film Avatar de James Cameron, gros carton de cette fin d’année, en tête).

A la semaine prochaine !

Ma revue de la semaine

J’ai décidé cette semaine de piquer sans vergogne le “concept” de Marie, en recensant toute la semaine quelques points de l’actualité qui m’ont marqué, pour tenter d’en faire un début d’analyse un peu distancié, après le repos et le recul du Week-end. Histoire de la jouer “complémentaire” plutôt que concurrence, je vais essayer d’aborder des points plus “techniques”, tout en restant abordable, et moins liés au référencement (je n’y connais pas grand chose 🙂 ), ou au webmarketing (j’ai quelques contacts bien plus doués que moi sur ce sujet 🙂 ).

Texte écrit sur Ommwriter, comme je le fais de plus en plus souvent désormais…

Bye bye Google Gears

Pas facile de choisir d’abandonner un projet. Et encore plus lorsqu’il est abouti, qu’il a ses utilisateurs, et que, quelque part, le plus dur est fait. C’est pourtant ce que vient de faire Google avec Google Gears, un des gros buzz d’il y a quelques mois, qui aujourd’hui s’incline face à HTML5 qui intègre l’essentiel de cette fonction qui va être cruciale dans les années à venir : le stockage “offline” des données manipulées avec son navigateur.

Google a ici su réagir intelligemment, même si ça les engage vers une belle galère (il va falloir gérer la transition, et les clients, dont divers produits Google, qui reposent largement sur Gears) : il ne faut pas lutter contre les standards, et au contraire les favoriser, si l’on veut s’éviter de gros ennuis. D’autres pourraient s’en inspirer… dont Google lui-même, qui n’est pas souvent aussi exemplaire (cf son travail récent sur les DNS dont je parle plus bas).

Offline version Spotify

En parlant de Offline, j’aimerai revenir sur une des évolutions récentes de Spotify : le mode offline. En un clic, il devient possible de stocker sur son disque dur le contenu d’une Playlist, par exemple, pour pouvoir ensuite l’écouter sans forcément être connecté (dans un train, par exemple). Superbe “coup” de la part de Spotify, qui apporte ici une grosse plus-value à son mode premium.

J’avoue avoir été bluffé pendant quelques temps par cette évolution, et j’ai mis un moment avant de réagir en tant que technicien. C’est le lendemain, en réfléchissant à divers trucs en conduisant (ça m’arrive souvent, pas vous ?) que j’ai eu le “tilt” : “mais m…, c’est simplement le cache client qu’ils ont augmenté !”. Bah oui, pas de grand bond technologique, mais simplement une bonne entente entre technique et marketing.

Un marketeux tout seul aurait peut être pensé à la fonction, mais se serait probablement dit “bah, ça, ça va être des centaines de jour/homme de développement, même pas la peine de demander”. Un tech’ peut très facilement manipuler la taille d’une mémoire cache, mais n’aurait pas forcément imaginé tout l’intérêt que celà pourrait avoir de bidouiller cette donnée très “système”. Et là, c’est le parfait exemple d’une collaboration entre ces deux métiers qui se comprennent souvent très mal : une fonction simple techniquement, superbement vendue. Bravo.

Bye bye CrunchPad

Drôle d’histoire que cette CrunchPad. Parti d’une idée plutôt sympa de Michael Arrington, le tenancier du célèbre (et puissant) TechCrunch, le CrunchPad devait amener une certaine fraicheur dans le marché naissant des TabletPC. Las, le projet à été annulé en toute dernière minute pour une sombre histoire de tentative de putsch de la part du prestataire chargé de l’industrialisation du projet.

Bizarre… oui, car j’ai du mal à voir l’intérêt de la manoeuvre. Le prestataire, avec un minimum de conseil juridique, savait que sa manoeuvre était vouée à l’échec (contractuellement, rien ne pouvait avancer si un des deux acteurs du projet posait un quelconque veto). Pour jouer à l’inspecteur Poirot, je poserai la question : “à qui profite le crime ?”. Au prestataire qui ne “sentait” plus le projet ? A TechCrunch qui peut ainsi sortir “par le haut” d’un projet qui glissait vers l’obsolescence (la concurrence ne les ayant pas attendu en chemin…). Ou bien toute cette histoire n’est qu’un exemple parmi plein d’autres d’investisseurs mettant les pieds dans le plat en faisant preuve d’une méconnaissance notoire des dossiers qu’ils financent… On ne saura sans doute jamais, mais je reste souvent méfiant face à ses grandes annonces qui cachent souvent des manipulations “en coulisses” dont on sait peu de choses…

ASP mon amour

Je ne vais pas parler ici des applications en “mode” ASP, mais bien du langage ASP. Si si, souvenez vous, ce truc bancal qu’avait improvisé Microsoft lorsqu’il fallait concevoir avec des bouts de ficelles des outils de développement pour le Web naissant. Fort heureusement, Microsoft avait su en 2001 prendre la bonne décision : remettre à plat l’ensemble de ses outils de conception, et reposer les développements Web comme propriétaires sur une plateforme commune, .Net, largement plus moderne.

Pourquoi vous parler de cette cochonnerie, alors ? Tout simplement parce que, à quelques jours de 2010, pas loin de 10 ans après la mort de ce langage, j’ai pu voir, par le biais de clients, des sites développés en…ASP ! Pas des vieux sites moisis, pas le site de Ségo, non non, des vrais sites, livrés, conçus, et surtout… facturés en 2009, par des agences peu scrupuleuses ou n’ayant jamais cherché à upgrader ses compétences…

Qu’en penser ? Que tous les prestataires ne se valent pas, malheureusement, et que beaucoup de clients ont encore beaucoup de mal à acquérir les notions de bases qui leur permettront de dépasser le stade “lapin de 3 semaines”. Tout ceci me fait bien sûr repenser à mon activité de conseil et de consultant : les quelques missions que j’ai pu animer en “tierce-partie” (le client d’un côté, le prestataire de l’autre, et un consultant entre les deux censé à la fois conseiller le client et aider le prestataire à aller vers un produit qualitativement meilleur) étaient des missions très intéressantes et productives, même si elles nécessitaient un mélange assez subtil d’autorité et de diplomatie…

Google repense sa nouvelle homepage

Grosse semaine pour Google, qui a sorti de ses labos une nouvelle page d’accueil, qui m’a laissé dubitatif… La page est hyper-light, et, dès qu’on bouge la souris, elle devient plus complète. Question basique : à quel besoin répond cette évolution ?

  • temps de chargement/lourdeur technique ? Non, car toute la page est chargée d’un coup au démarrage.
  • facilité pour le newbie ? le bon sens fait rapidement comprendre que l’utilisateur le plus novice est celui qui agitera le plus la souris avant même de comprendre.
  • accès à des fonctions plus complexes : pas vraiment, il faudra attendre la suite des évolutions de l’interface Google pour en avoir “plus”, et vraisemblablement sur la page des résultats, pas sur la page de recherche.

Sans faire de l’analyse ergonomique à deux sous, on peut quand même facilement se dire qu’il y a là une grossière erreur de casting : les seuls utilisateurs qui bénéficieront d’une vraie expérience “page light”, sont ceux qui en ont le moins besoin : les power-users qui n’utiliseront que le clavier pour taper le ou les mots clés, puis la touche Entrée. WTF ?

Google DNS : la théorie du complot ?

Je ne suis pas du genre à céder facilement à une parano ambiante, mais je reste très dubitatif sur une des nouveautés Google de la semaine : un serveur DNS. L’intérêt évoqué (plus d’efficacité et un meilleur filtrage) reste très light, d’autant plus que les autres acteurs (les concepteurs de BIND, les FAI…) n’ont pas attendu pour avancer sur ces terrains là.

En revanche, la masse d’information qu’ils peuvent recueillir avec les transcriptions de requêtes DNS est immense, et sans commune mesure avec ce qu’ils connaissaient déjà… jusqu’ici, google nous « captait » lorsqu’on effectuait la recherche, et pouvait nous suivre avec les adsense là où les sites voulaient bien en insérer… mais là, c’est sur l’intégralité de notre utilisation du web, et même en dehors du Web (mail, etc…). Le fait que leur serveur ne soit pas ouvert n’aide pas non plus à croire que les stockages de données sont pacifiques…

Bien sûr, en soit une simple requête DNS n’est pas très “intrusive”, vu qu’il ne concerne “que” les coordonnées du serveur, et pas l’URL complète. Ce qui me fais beaucoup plus peur, c’est le recoupement d’informations, le croisement de ces infos là avec les autres infos qu’ils possèdent déjà.

J’ai pu voir récemment quelques démos de datamining où le fait de disposer d’un ensemble d’informations toutes anodines et peu qualifiantes amenait à savoir avec une certitude proche des 100% des trucs absolument inimaginables… Regardez par exemple comment un site tel qu’Akinator arrive à trouver une info super précise à partir d’un lot de questions toutes “banales” et généralistes. Bref, méfiance !

Moins “parano” et sans doute plus près d’une réalité à venir : une autre théorie consisterait à exploiter les requêtes DNS inabouties (en faisant une erreur de frappe sur un nom de domaine, par exemple) en les reroutant vers des pages sponsorisées… Couper en quelque sorte l’herbe sous le pied des cybersquatteurs…au profit de Google !

Si j’avais une préconisation à faire aujourd’hui, ça serait peut être d’utiliser un de ces serveurs DNS, mais en tant que DNS secondaire, en backup du DNS principal fourni par son FAI qui sera forcément plus rapide, puisqu’hébergé “localement”.

Plugins et sécurité

Je terminerai avec une info ne concernant pas Google, cette fois (ouf!). Marie (encore elle !) m’a signalé à juste titre que les thèmes WordPress pouvaient être sensible à des injections XSS, par le biais du formulaire de recherche. J’ai pu découvrir à cette occasion que les thèmes Wordpress intégraient effectivement l’appel aux fonctions de recherche sur le blog.

Qu’est ce que cela veut dire ? Concrétement, que même si WordPress est une forteresse imprenable (on l’espère !) et que vous respectez les mises à jour à jour, n’importe quel thème ou plugin un peu moins bien codé peut tout aussi bien rendre votre site vulnérable et fragile. Aouch !

C’est le cas pour WordPress, mais c’est aussi le cas pour bien d’autres plateformes modulaires. Un CMS même très bien conçu peut voir sa réputation et, plus généralement, son travail sur la robustesse et la sécurité, complétement anéantis par des contributions sous forme de plugins ou de thèmes plus fragiles et beaucoup plus difficiles à contrôler (le “coeur” d’un système est déjà compliqué à sécuriser, que dire s’il faut en plus contrôler tout l’écosystème autour !).

Pour en revenir à WordPress, si ces problèmatiques vous intéressent, voici quelques liens intéressants : ici, et ici. (et puis tant que j’y suis, un lien vers un support de cours sur la sécurisation d’applications Web que j’ai pu écrire il y a quelques temps ; un peu vieillissant, sans doute incomplet, mais toujours utile !)

Lefebvre sauvé des eaux

On a pu voir cette semaine un OVNI sur Twitter : l’apparition/disparition/réapparition du compte de Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP. Pour résumer rapidement les faits, Lefebvre a créé son compte sans vraiment faire preuve de diplomatie, en violant à peu près toutes les règles non-écrites de la “netiquette” Twitter : premier post donnant le ton avec une certaine arrogance, aucun Following, pas d’échanges, de reply ou de RT… Bref, pas top. Tout ceci, associé à l’image du personnage, a provoqué une levée de bouclier dont l’exemple le plus parlant a été le “list-bombing” dont il a été victime (et qui est un bel exemple de détournement d’une fonctionnalité).

Résultat des courses : au bout de même pas 24h, le compte a été suspendu par Twitter, sans doute pliant sur l’action de nombre d’utilisateurs signalant le compte comme étant un compte de spam.

Le lendemain, le compte est réapparu, cette fois-ci “certifié” par Twitter : en d’autres termes, plus moyen de le signaler comme compte abusif. On apprenait dans la semaine que ce retour inattendu et d’une efficacité rare était dû à un coup de fil de Loïc le Meur auprès de ses copains de Twitter.

Au risque de surprendre, je trouve l’action de Loïc justifiée et étant une bonne chose : je ne porte certes pas Frédéric Lefebvre dans mon coeur, n’étant pas le dernier a être exaspéré par ses méthodes et le ton employé. Mais laisser une image de “zone de non-droit” à Twitter n’était sans doute pas une bonne chose à faire (le compte Twitter de ce monsieur était peut être insupportable, mais certainement pas du spam). Et le fait qu’un politique de notre pays puisse s’exprimer sur Twitter me paraît la moindre des choses. Même si c’est pour après mieux le combattre par de vrais arguments et un vrai débat, et pas en cherchant quelque part à censurer ce compte par des méthodes pas très propres…

A la semaine prochaine, si ce format vous plait !