eBook reader : quelle déception !

Pas une analyse, pas un essai détaillé, mais juste un ressenti : je ne suis pas un bloggeur “influent”, loin de là, et je ne reçois pas de matériel à essayer (bien dommage !). Je n’avais donc jamais vraiment eu entre les mains d’eBook reader, jusqu’à hier où, au détour d’un shopping du week-end, j’ai eu l’occasion de faire joujou avec un reader de chez Sony.

Et…quelle déception ! Pas le look, qui est plutôt sympa, la finition est très correcte, la tablette est fine, légère. Les textes affichés sont lisibles, et ne fatiguent effectivement pas l’oeil. Mais le “ressenti”, le fameux look’n’feel, est… vraiment pitoyable. Comme souvent avec l’IHM, cela se jouent avec quelques détails insignifiants, mais qui rendent l’utilisation très désagréable, de mon point de vue. Par exemple, pour passer d’une page à l’autre, l’écran se noircit entièrement pendant une petite période (sans doute moins d’une seconde, mais…) avant que la page suivante ne s’affiche. Un rendu très désagréable, qui donne l’impression d’une inertie de l’interface.

La logique “tactile mais avec boutons” ne fonctionne pas très bien non plus : on ne sait jamais, en tant que débutant, si l’on doit utiliser les boutons ou l’écran.

L’aspect tactile n’est pas très réussi : il faut vraiment appuyer fortement pour que l’écran réagisse. Tout réagit très lentement, trop lentement. A choisir, je préfère encore l’appli iPhone Stanza, qui exploite un écran beaucoup plus petit, mais qui apporte une vraie réactivité, un effet de page tournante sympa mais pas trop lourde.

Je chipote sur des détails ? Peut être… Mais pour une expérience aussi “forte” dans l’inconscient collectif que la lecture d’un livre, on se doit d’être extrêmement exigeant. Et surtout, le hardware doit savoir se faire extrêmement discret, pour qu’on retrouve le plus possible l’expérience de la lecture d’un livre, une expérience très “charnelle” finalement. Et là, c’est peut être de la déformation professionnelle, mais je ne voyais que ça, ces contraintes de hardware lent, de software pas très bien conçu. Déçu…

Du coup, je regarde avec encore plus d’attention l’arrivée à venir de vraies “tablettes”, avec du matériel plus performant et une expérience utilisateur plus aboutie… Je crois qu’on en reparlera très bientôt 😉

Outil multi-usages

Problématique : parvenir à mettre en place un outil intuitif permettant à la fois :

  • de déplacer un élément dans un espace 2D
  • de modifier sa taille
  • de modifier son orientation

Dans les outils classiques style Photoshop, ces trois manipulations nécessitent autant d’outils différents, souvent peu intuitifs, ou des manipulations pas très simples jouant sur la position du curseur de la souris, son apparence, la position des “ancres”, etc…

Prezi.com (ne pas confondre avec l’autre…) est un éditeur 100% online permettant des présentations spectaculaires (j’en reparlerai sans doute plus tard). Mais l’éditeur inclus est lui aussi innovant. Parfois déroutant, parfois assez magique. Et l’on trouve en particulier cette “roue”, rebutante d’accès, et pourtant extrêmement pratique…

prezi

Cette roue est en fait constituée de trois cercles, représentant chacun un outil différent :

  • Placer la souris dans le cercle le plus au centre, avec les bandes verticales, permet de bouger l’objet.
  • Utiliser les “cercles” au milieu va permettre de changer la taille de l’objet, le rétrécir ou l’agrandir.
  • Le cercle le plus à l’extérieur permet quant à lui d’effectuer une rotation.

Au début, c’est perturbant. Au bout de 30 secondes d’exercice, c’est génial ! C’est complètement intuitif, et on se prend à avoir presque la sensation de “toucher” l’outil, d’imaginer un outil équivalent en dur.

Cet exemple est l’exemple parfait à mon sens d’un élément d’interface osé, très “disruptive” et qui nécessite un apprentissage, qui peut perturber, mais qui améliore vraiment l’usage du logiciel. A méditer !

Traitement de textes feng-shui

Plusieurs essais tentent d’explorer la voie du minimalisme en terme d’interface utilisateur. En contre courant du côté “clinquant” des interfaces informatiques classiques, beaucoup recherchent la simplicité ultime, non seulement pour des raisons purement fonctionnelles, mais aussi et surtout pour retrouver d’une certaine manière la “pureté” et la sérénité qu’on peut retrouver en écrivant avec un papier et un stylo.

Certains sont allés jusqu’à proner un retour…tout simplement au papier, je pense en particulier au grand retour (même si ça s’est avéré être une action marketing…) de la marque Moleskine. Mais d’autres ont tenté de reproduire cette sensation avec un ordinateur.

Le fait de “toucher” l’écran est un premier pas : on exploite les réflexes primaires de l’humain pour lui faire accomplir des actions complexes. Mais ce qui est affiché à l’écran reste très….”informatique”.

Une première tentative, avec le logiciel WriteRoom, répondait à un besoin précis : le désir pour l’écrivain de s’isoler pour pouvoir écrire. WriteRoom proposait une interface on ne peut plus épurée : une interface dénuée de tout bouton, permettant de se concentrer sur l’écriture, en s’isolant du logiciel lui-même, mais aussi du reste du système d’exploitation : plus de barre des tâches, plus d’icônes, plus de messages, même plus d’heure. L’homme et son texte, à défaut d’une feuille de papier. Ce principe a été repris par le traitement de textes Pages d’Apple (et sans doute sur des équivalents PC, mais bon, vous savez, moi, les PC… 😉 )

Ommwriter va un peu plus loin dans cette démarche. Il propose d’entourer l’acte d’écriture d’un ambiance très “zen”, assez proche des principes de base du Feng-Shui.

Un premier travail est effectué sur ce qui est affiché : par défaut, on n’a plus affaire à un écran blanc ou noir, mais à une image censée être apaisante, neutre et peu agressive.

La disposition du texte est bien sûr importante : il est ici central, mais n’occupe pas tout l’écran. Une grande place est laissée au vide, à l’aération de l’ensemble. Le format horizontal rappelle celui d’un vrai livre. Verticalement, on reste dans des dimensions très “humaines”, privilégiant le rassurant à l’exhaustif. Par exemple, il est facile de “noircir” une “page” de texte.

Même le curseur est retouché, pour être le plus discret possible (une simple petite barre horizontale soulignant le caractère).

Mais c’est au niveau sonore que cette appli a été le plus travaillée : par défaut, on entend en bruit de fond…des vagues ! On dépasse le contexte de l’isolement, pour aller jusqu’à choisir fictivement le “lieu” dans lequel on veut écrire. Rien ne remplacera le plaisir de se déplacer sur une plage, bien sûr, mais je dois avouer que je me suis rapidement laissé emporter par ce petit clipotis (bien sûr, j’écris ce texte avec Ommwriter).

La recherche va jusqu’au son des touches : chaque appui sur une touche du clavier provoque un petit son, discret, allant du tout petit ‘clic’ jusqu’au bruit d’une goutte d’eau. Il est bien sûr possible de choisir entre quelques sons différents.

omm1Choisir ? Oui, à un moment donné, on ne peut se passer d’une interface minimaliste. On y accède simplement en bougeant la souris. Une série d’icône, là aussi tres épurées, permettant d’accéder aux fonctions. Le strict minimum est là : on peut choisir entre 3 polices différentes, modifier la taille de l’ensemble du texte, changer l’image et le bruit de fond. Et, faute de goût, gérer la sauvegarde du texte (si vous suivez ce blog, vous savez déjà à quel point ça m’agace de voir cette fonction préhistorique subsister).

Pour le reste, c’est du tout bon. Aucun exploit technologique, et l’appli va sans doute évoluer, mais la base est là : c’est un vrai bonheur, on retrouve le plaisir de l’écriture, sans être perturbé par un tweet ou un mail qui arrive. Bien sûr, il manque tout un tas de choses pour obtenir le document final, en terme de correction orthographique, de mise en page, etc… Mais pour faire un premier jet, c’est tout simplement génial !

Au delà du logiciel, que je vous conseille sans réserve, cette démarche entraîne toute une série de réflexions :

  • sur la nécessité d’isolation de l’utilisateur. Où le logiciel l’aide à “lutter” contre ses réflexes habituels
  • sur la présentation visuelle, et la notion d’épure permettant de se concentrer sur l’essentiel (j’en avais déjà parlé auparavant)
  • sur l’utilisation d’effets sonores, et toute la subtilité qui va avec (les sons peuvent rapidement devenir répétitifs et agaçant, et pourtant pas une seule fois je me suis lassé du bruit des vagues généré par le logiciel)
  • et enfin, sur la capacité que devront avoir nos logiciels de reprendre des notions issues du monde réel, et la façon de les adapter en version informatisée : la sensation de la feuille de papier, mais aussi l’influence du paysage et des bruits de la nature nous entourant.

A méditer, dans une ambiance Zen bien sûr !

Visualiser un son

Je trouve le son très mal intégré dans les interfaces utilisateur. Tout est fait pour l’image, le visuel, mais le son ne bénéficie que d’un petit curseur pour régler le volume. Point. Alors qu’il fait partie de plus en plus intégrante de notre “vie numérique”.

3615 jeracontemavie : je voulais visualiser une vidéo, mais le son de cette vidéo était pollué par une musique de pub présente sur une page quelconque. Mais, perdu dans mes X onglets ouverts en permanence, impossible de savoir d’où provenait la musique parasite.

Je verrais bien deux petits outils qui me seraient vraiment utiles :

  • Des petits effets visuels (un changement de couleur…) permettant, sur demande (avec une combinaison de touches par exemple), de “visualiser” les éléments de notre interface générant du son (les icônes de l’application sur le Dock ou la barre des tâches, un onglet de navigateur…).
  • Une fonction permettant tout simplement de couper le son pour toutes les applications, sauf celle en cours. Cela permettrait par exemple de pouvoir visualiser une vidéo tranquillement sans être embêté en permanence par les “oh-oh” de sa messagerie instantanée ou par la musique que l’on passe en bruit de fond avec son Spotify ou son iTunes.

Bizarre qu’aucun outil ne soit allé en ce sens (je n’ai même pas trouvé d’extension Firefox, par exemple). Qu’en pensez vous ?

“OK” or Not “OK”

Le billet aujourd’hui tourne autour du bouton OK.

Nous connaissons tous ce bouton par coeur, il est partout, il est tout le temps, il est “gris” (;-)) ;  mais finalement, a t-il encore lieu d’être aussi présent dans nos applications qu’elles soient standalone ou web .

Prenons, l’exemple simple, du bouton OK pour valider un formulaire : le fameux “submit”.

Finalement, coté code, aucun problème pour ne pas en mettre au profit d’appuyer sur touche entrée

Pourquoi donc le garder à toutes les sauces.

En fait, ce billet restera de manière volontaire ouvert à vos commentaires sur ce sujet. Je me suis ici contenté de vous poser cette question et attend avec impatience vos remarques