Démarrer jeune

Je vais vous parler de souvenirs assez personnels : mes tous débuts avec l’informatique. Et je vais essayer de le faire sans trop passer pour un vieux schnock, ce qui ne sera pas simple 🙂

J’ai du mal à me dire que j’ai démarré ma carrière d’informaticien au moment de mon premier job salarié, ni même au moment de mes études d’informatique, tellement “l’avant” avait été riche pour moi.

Noël 1984, j’avais 11 ans. Sous le sapin, un drôle de jouet : un Oric Atmos, ordinateur préhistorique de l’époque des micro-ordinateurs 8 bits qui fleurissaient à l’époque. Je bidouille quelques trucs, intrigués par le manuel qui parle de langues étrangères inconnues : le Basic, l’Assembleur.

Printemps 1986, son successeur, l’Oric Téléstrat, mise tout sur le Minitel, en vogue à l’époque. Et moi aussi. Je passe l’été à lire tout ce qui passe sur le sujet, revues, livres. Et je me lance, très exactement le 28 août, avec mon premier “micro-serveur”. Une sorte d’ancêtre du blog, mais hébergé chez soi, et avec une seule personne à la fois pouvant consulter le site, en passant par ma propre ligne téléphonique. C’était plus que rudimentaire, mais cette expérience m’a marqué à vie : même seul, même pré-ado un peu timide isolé dans sa chambre, on pouvait imaginer un truc dans sa tête, le créer, le publier, le mettre à disposition du “monde” (enfin… des quelques dizaines de visiteurs que j’ai pu avoir).

RIP le minitel (et mes cheveux)

Tout s’est très vite enchainé par la suite : j’ai commencé à 13 ans à donner quelques cours de programmation, je me suis investi dans un club informatique comme en trouvait à l’époque (salut aux anciens de Micro$ Data !). Puis d’autres programmes, d’autres projets… Tout s’est passé finalement vite. Et j’aime me dire que plus de 30 ans plus tard, je continue à me lever le matin avec l’envie d’apprendre des trucs nouveaux, et d’expérimenter de nouvelles idées.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce que cette première expérience a marqué toute la suite de ma vie, attisant mon esprit d’entrepreneur bien avant que je sache que le mot existait.

Depuis ce temps là, j’ai un infini respect et une grande curiosité à observer des jeunes, voire des très jeunes, se lancer dans leur passion. Parce que je sais qu’avec la fougue et la naïveté qu’on a à cet âge là, on peut soulever des montagnes, et explorer des terrains qu’un adulte un peu trop formaté par la vie ne pourrait même pas imaginer.

J’ai la chance d’avoir des enfants qui ont eux aussi cet esprit là. Et j’ai pris un grand plaisir à faire cette vidéo avec eux, où l’on parle de cette thématique de la jeunesse. N’hésitez pas à partager vous aussi vos expériences, et à nous suivre pour continuer à découvrir nos aventures !

Premier retour d’expérience sur l’entreprenariat en famille

Je vais essayer de faire ici, de temps en temps, des retours un peu plus informels sur la façon dont se déroule notre petite entreprise. Pas de comm, pas d’influenceur, juste des retours les plus transparents possibles, pour se raconter les choses, la petite histoire derrière ce travail.

Je l’avais un peu expliqué dans un autre billet, JD&Co était pensé dès le début pour être une entreprise familiale : j’avais inclus mes deux fils dans le capital de la société, au moins pour tenter de leur donner le goût d’entreprendre, et dans l’espoir de voir se créer des synergies entre nous.

J’ai été frappé par cette chronique de Jean Rivière (oui, ici on aime bien Jean Rivière, ce côté ton décalé et direct, loin des claquettes futiles des vendeurs de rêve) qui disait que le meilleur moyen de gérer sa famille tout en portant un projet d’entreprise, c’était encore de faire en sorte que ce projet soit porté en famille. Et c’est ce qu’on tente de faire. Et autant le dire : c’est vachement bien. Et stimulant. Et épanouissant. J’ai rarement ressenti autant de sentiment de gratitude qu’en portant les quelques projets qu’on a eu ces derniers jours en famille.

On se connaît par coeur, on peut se parler cash, et on retrouve une complicité qu’on avait peur de perdre en s’éloignant peu à peu, l’âge adulte et les projets de chacun n’aidant pas.

J’ai tellement travaillé en solo que j’en avais oublié la stimulation, l’esprit d’émulation qu’on peut avoir en portant des projets à plusieurs, à condition d’avoir une bonne complicité, pas trop de hiérarchie, de “management”, mais plutôt le goût simple de réaliser des choses, de “délivrer” comme disent les américains. Et c’est exactement ce qui se passe : en quelques jours, on a dans un esprit très simple mais très agréable tombé une somme de travail impressionnante, dont certaines tâches qui trainaient depuis longtemps dans ma liste de trucs à faire.

Lorsque mes jeunes étaient petits, on avait une tradition : à chaque fête des pères, on se lançait un projet. Ca pouvait être un petit spectacle, un bout de film, n’importe quoi, mais qu’on réalisait “en bande”, avec la satisfaction d’avoir bricolé à la fin de la journée un truc qui nous ressemblait. J’ai l’impression depuis quelques jours de vivre une “fête des pères” permanente, et c’est plutôt agréable 🙂

Dans JD&Co, il ya “&Co”

Lorsque j’ai créé cette structure, début 2017, je n’ai pas choisi le nom au hasard. Contrairement à ma précédente entreprise, eComs, je souhaitais faire de celle-ci un terrain propice aux collaborations de toute sorte. Mais en particulier sur un terrain familial.

J’ai deux enfants qui m’ont depuis leur plus jeune âge vu travailler sur un ordinateur. En général, un enfant peut avoir deux types de réactions, complètement opposées, face à un travail (très) envahissant : soit le rejeter complètement, soit s’y intéresser. Et, peu à peu, c’est ce qui s’est passé. Sans que je cherche à les influencer en ce domaine, Gabriel et Hugo se sont petit à petit rapproché de mon environnement de travail. L’aîné, après des études de commerce, s’est spécialisé dans l’e-marketing et l’e-commerce. Le cadet fait des études d’informatique pour devenir développeur.

Même si le projet était un peu flou, je m’étais donc dit, dès les premiers jours de JD&Co, que cette aventure ne serait pas forcément solitaire. Et c’est le moment aujourd’hui de prendre ce virage, et de concrétiser cette collaboration on ne peut plus proche.

Tout d’abord, nous avons envie de retravailler la présence en ligne de l’entreprise. Pas vraiment en faisant de la publicité très formatée, mais plutôt en vous faisant partager, via diverses publications, nos échanges, nos cogitations. Je me suis souvent heurté à un décalage entre ma façon de voir le métier, et ce qu’en attendait une partie de mes clients potentiels ; pour éviter tout quiproquo, il m’a semblé, après pas mal de réflexion, que le meilleur moyen de s’assurer d’être “sur la même longueur d’ondes” était de partager au maximum, d’échanger, d’utiliser les réseaux sociaux pour en faire non pas une plateforme publicitaire, mais un vrai usage interactif, et qui j’espère va permettre de faire émerger des collaborations fructueuses.

Ensuite, nous lançons de grands travaux autour de l’offre commerciale de l’entreprise, qui se concrétiseront pour sa part la plus visible par une grande refonte du site web, qui était largement délaissé. Techniquement, en le remettant au goût du jour (adieu Visual Composer, bonjour Elementor), et surtout en travaillant le contenu pour présenter une offre qui reflétera nos compétences cumulées. Je garde bien entendu ma dominante technique, mes interventions en entreprise, mais nous réfléchissons aussi à diverses offres, plus larges, cumulant nos expériences et nos envies. Sur des terrains tels que l’ecommerce ou la présence en ligne, le but est ici de proposer une expérience “complète”, mêlant technique et stratégie commerciale, opérationnel et stratégique. Tout en restant dans le cadre d’une petite agence, fonctionnant de manière artisanale, et même, on peut le dire, familiale !

J’ai toujours pensé que le collaboratif pouvait être très puissant lorsque l’on parvenait à prendre le meilleur de chacun pour en faire un résultat original et où l’on obtient le cumul des compétences, et pas le plus grand commun dénominateur. Et j’ai hâte de vous présenter ce que nous avons

Bienvenue donc dans ce nouveau chapitre de JD&Co, nom qui prend désormais toute sa signification !