Comparaison MacBook Retina / HP Envy

Je n’ai pas pour le moment très envie de commenter la sortie des nouveaux MacBook Pro, je trouve juste l’évolution d’Apple décevante, et les tarifs invraisemblables. Je pardonnerais beaucoup si ils permettaient de s’offrir le hi-tech de la technologie, mais là, la comparaison entre le nouveau MacBook Pro 13″ dans sa version “d’entrée de gamme” (sans le TouchBar) avec un “simple” HP Envy récent, à tarif égal, est particulièrement cruelle :

Marque HP Envy MacBook Pro 13"
Prix 1 699 euros 1 699 euros
CPU i7 Kaby Lake 2.7Ghz i5 Sky Lake 2.0Ghz
GPU Intel HD 620 Intel 540
Résolution 3200×1800 2560×1600
Mémoire 16Go 8Go
Disque dur SSD 1To SSD 256Go
Poids 1.3Kg 1.37Kg
Connectique HDMI+2USB+1USB-c 2USB-c
Autonomie 14h 10h

Sans commentaire… Malheureusement.

La version “avec TouchBar” est plus difficile à comparer, puisqu’aucun concurrent sur le marché n’en dispose.

Encore une fois, j’ai longtemps été prêt à dépenser plus pour avoir une machine parfaite, puissante. Qu’elle ne soit plus évolutive me chagrinait, mais c’est une couleuvre que j’ai accepté d’avaler. L’abandon de tout un tas de connecteurs en a été une autre. Avec ces nouveautés, on a un portable certes superbe, bien fini, mais avec des défaillances techniques inquiétantes : comment accepter une génération de retard sur les CPU ? L’abandon du Magsafe ? L’absence totale d’adaptateurs ? Un écran n’évoluant quasiment pas ?

Et surtout une telle envolée des prix… On est loin de l’époque où un portable Apple d’entrée de gamme se trouvait à 1000 euros, un milieu de gamme à 1500, et un haut de gamme à 2200-2400 euros.

Je ne me fais pas (trop) de souci, l’attractivité d’Apple reste là. Et le TouchBar est une nouveauté que j’ai hâte d’essayer. Et surtout, macOS reste encore un incontournable que plein de gens, moi le premier, ne sont pas prêts d’abandonner…

Retour sur la présentation de l’iPhone 7

Comme parfois, voici mes quelques réflexions suite à cette Keynote pas vraiment passionnante :

  • On était largement préparé psychologiquement suite aux “fuites” plus ou moins organisées sur le look du nouvel iPhone, mais l’absence de vrai nouveau design reste une déception. Ive perfectionne ce qui a fait le succès de l’iPhone 6, avec quelques détails qui font converger le téléphone vers quelque chose d’idéal d’un point de vue esthétique (les “lignes” à l’arrière des antennes se voient moins, le bas du téléphone est parfaitement symétrique, les boutons de volume sont mieux intégrés…), mais on ne peut s’empêcher d’être déçu du manque d’ambition. La rumeur dit qu’un changement radical était prévu (écran sur toute la surface du téléphone) mais que la prouesse technique nécessite un an supplémentaire de développement… wait and see !
  • Les deux nouvelles “couleurs” (dont un noir brillant qui personnellement me rappelle les pires heures de l’iPhone 3G et son arrière en plastique) font parler les puristes, mais j’avoue avoir du mal à accrocher à ces discussions, étant donné que 99% des utilisateurs vont ensuite camoufler leur téléphone derrière une coque…
  • L’absence de prise jack fait jaser mais n’est finalement que dans la suite de ce que fait Apple depuis toujours (disparition des disquettes sur l’iMac, du lecteur de CD sur le MacBook Air…), et ne gênera au final pas grand monde (d’autant plus que l’adaptateur jack-Lightning est étonnamment bon marché – 9 euros. En revanche, l’enfermement dans l’écosystème Apple est rageant (impossible d’utiliser un casque en USB-C, impossibilité d’utiliser un AirPod Lightning ou des EarPods sur autre chose que du matériel Apple…)
  • Finalement, le seul “use case” où l’absence de jack est handicapante est l’impossibilité (hors Bluetooth) de charger son téléphone tout en utilisant un casque. Une solution élégante aurait été d’implémenter une recharge sans connecteur, comme cela existe sur la Watch ou sur d’autres téléphones. Ca ne sera pas pour cette fois…
  • Cet iPhone risque d’être en revanche en gros progrès du côté de la fiabilité. En le rendant étanche et en supprimant le bouton “Home”, Apple supprime ainsi les deux plus gros facteurs de panne.
  • L’upgrade de mémoire, avec 32Go minimum, et une version à 256Go, était impératif, c’est maintenant fait, ouf. Mais les écarts de prix entre les différents modèles restent honteux
  • Les AirPods sont hors de prix (179 euros !), semblent bluffants techniquement (la promesse de ne plus avoir à appairer les écouteurs à chaque bascule de matériel, plus la “propagation” de la reconnaissance du matériel via iCloud est géniale), mais 5h d’autonomie est bien trop court pour en faire un produit acceptable. En tant qu’utilisateur d’écouteurs Bluetooth, j’accepte de les recharger une fois par semaine, au delà, ça devient contraignant. Comme souvent, il faudra savoir attendre des versions ultérieures du produit.. En tout cas, c’est clairement le deuxième produit “wearable”, après la Watch, d’Apple. Sans doute pas le dernier…
  • L’Apple Watch series 2 est tout simplement ce qu’aurait dû être la première Watch : GPS, étanchéité, CPU plus rapide, c’est tout ce qu’on attendait. Ah oui, et aussi une meilleure autonomie, mais ça ne sera à priori pas pour cette fois… Dommage aussi que les prix aient augmentés pour l’Europe ! (419 euros contre 399 euros pour la précédente version). La première version reste au catalogue, à 319 euros.
  • Petit coup de coeur pour la version “Nike+” de la montre : avec des bracelets sport sympa, et du software fait sur mesure pour Nike, elle risque d’attirer pas mal de sportifs
  • D’une manière générale, Apple semble “caricaturer” ses produits pour mieux les vendre : ils ne communiquent quasiment qu’autour du fitness pour la Watch, et qu’autour de la photo (et un peu les jeux) pour l’iPhone
  • Une petite remarque sur le calendrier : les iPad ayant été révisés en prix, et macOS Sierra annoncé pour le 20 septembre, les chances d’une seconde keynote en octobre pour présenter de nouveaux iPad, et surtout de nouveaux Mac, s’amenuisent…
  • Dernière remarque sur les iPad : l’iPad Air 2 est aujourd’hui exactement au même prix que l’iPad mini 4, à CPU et mémoire équivalents. Apple voudrait tuer l’iPad mini qu’il ne s’y prendrait pas autrement…

Molotov TV : perfectible

J’attendais avec impatience l’arrivée du projet Molotov.TV, qui fait parler de lui depuis déjà plus d’un an : on savait que la gestation était longue, en particulier à cause des négociations juridiques avec les ayants-droits.

Les forces en présence sont impressionnante : Jean-David Blanc (un jour, les Jean-David domineront le monde…), l’ancien fondateur d’AlloCiné, Pierre Lescure, qu’on n’a plus besoin de présenter. L’association entre un entrepreneur solide et un carnet d’adresses indépassable. Sans doute la meilleure recette pour tenter de changer la donne dans le domaine complexe de la diffusion TV.

Ca fait en effet plusieurs années que tous ceux qui ont tenté d’aborder le sujet des flux TV se sont cassés les dents ; toutes les réussites l’ont été dans des domaines de création de nouveaux supports, YouTube en tête. Mais à aucun moment le domaine de la diffusion classique n’a été vraiment impacté, et ce pour une raison majeure : les droits de diffusion, et la capacité des acteurs en place de tout faire pour maintenir leur positionnement, en ne l’ajustant qu’à la marge.

Il y a toutefois une évolution importante qui existe depuis quelques années : le catchup TV, cette fonction qui permet de revoir, pendant une courte période, une émission de TV. Bien que populaire, cette fonction n’a pas vraiment évoluée depuis ses débuts (hormis pour l’insert de pubs de plus en plus lourdes…), et surtout n’a en rien impacté le fonctionnement habituel d’une télévision “broadcastée” : un flux continu d’images, structuré autour d’une grille de programmes indémontable. Si on veut se tenir informé, il faut être devant son poste à 20h00.

Molotov.TV s’est fixé comme mission de casser ce moule et de déstructurer, délinéariser ce flux TV. On reprend les contenus, mais on les extrait de leur grille de programme et on donne un accès libre et naturel qui mime ce qu’on connaît sur les médias “alternatifs” que sont Youtube ou Netflix : on peut rechercher par catégorie, par mots-clés, commencer un programme, le reprendre plus tard, etc…

Après près d’un an de beta-tests, l’application est de sortie, et est (ou sera au cours des prochaines semaines) disponible sur de nombreuses plateformes : Mac et PC, mais aussi iPad, AppleTV, Android, iPhone, Samsung SmartTV… Pour être clair, j’attendais la sortie de ce service depuis longtemps, et je suis un peu déçu par ce que je découvre. Mais le plus désappointant est que j’ai très peu de choses à reprocher à Molotov.

Un challenge très complexe : les droits d’accès

Pour “délinéariser” les contenus TV, le challenge de Molotov était de mettre à disposition de manière interactive trois types de contenus amenant chacun leur lot de complexité :

  • les contenus du passé, pour faire un ‘replay’ comme le font les applis et sites actuels de Catchup TV
  • les contenus en direct, tels qu’ils sont broadcastés par les chaines de TV
  • les contenus du futur, qui sont annoncés dans les grilles de programmes

MolotovTV propose une application unique rassemblant ces trois cas dans une interface plutôt très bien foutue, intuitive, fluide et élégante. On se promène dans une base de données unique regroupant les programmes passés, présents, et futurs, et, suivant le contexte, on y accède simplement. L’app est fluide, l’image de relative bonne qualité, et le mode premium permet d’accéder à du contenu en haute-définition. La montée en charge semble gérée correctement, les ingés en charge du projet ont bien bossé.

Malheureusement, tout ceci est (pour le moment ?) fortement contraint par les restrictions imposées par les diffuseurs de contenu. Les équipes autour de Pierre Lescure ont réussi presque l’impossible : réunir tous les acteurs français (à l’exception du groupe Canal+) pour mêler les contenus de TF1, France Télévisions, M6… dans une même interface. Rien que ça est un exploit louable. Malheureusement, tout est dans le mot “presque” : chacun des acteurs est venu en apportant de nouvelles restrictions, rendant au final l’expérience utilisateur plutôt décevante.

Du live réussi

Les contenus ‘en live’ sont plutôt bien intégrés : on passe de manière fluide d’une chaîne à l’autre, un écran présente de manière élégante la mosaïque des programmes. Il manque encore une intégration plus poussée des programmes (quel est le programme suivant par exemple), et des bonus techniques qu’on a appris à apprécier sur d’autres supports, tels que le “picture-in-picture” permettant de surveiller un programme pendant qu’on en regarde un autre.

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Les programmes en “live” sont présentés d’une manière agréable et inédite pour un consommateur de contenus en France

La fonction “magnétoscope” n’est pas encore disponible, mais on peut imaginer que tout ceci va évoluer dans les semaines à venir. Pour un peu, on parviendrait à en oublier complètement le broadcast habituel (je continue à regarder chez moi la TV via la TNT classique) pour passer sur ce mode de visualisation un peu plus interactif. Bien entendu, les contenus français ne sont disponibles qu’en France.. mais on finit par avoir l’habitude de ce genre de restriction.

Un replay quasi-inexistant

Les contenus “passés” sont en revanche ceux qui souffrent le plus des contraintes des diffuseurs. La promesse était la suivante : on se balade dans l’ensemble des programmes TV de toutes les chaînes, et on s’affranchit de la contrainte du direct pour pouvoir consulter un programme même si on l’a loupé.

La réalité est malheureusement beaucoup plus contrainte :

  • déjà, TF1 et M6 ont refusé d’intégrer leur replay à Molotov. Rien n’est disponible donc pour ces chaînes, ainsi que pour les chaînes de ces groupes (et ça commence à faire : W9, 6Ter, TMC, HD1…). En gros, on n’a accès au replay que pour les chaînes de France Télévisions. Aouch !
  • De plus, le replay de ces dernières chaînes reste limité par diverses contraintes de droit. Ne comptez pas par exemple visualiser un film en replay.
  • Enfin, le replay n’est disponible que pour une très courte période (7 jours la plupart du temps). Mais on retrouve là la contrainte classique des systèmes de catchupTV.
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Sur les programmes de France TV, on a sur le même écran les programmes passés et futurs. Il semble possible de bookmarker (et donc enregistrer) certains programmes passés, mais ça reste encore flou

Concrètement, pour regarder l’Amour est dans le Pré (oui, je regarde l’Amour est dans le Pré, je fais ce que je veux !), j’ai dû ressortir l’app 6Play (sur mon iPad bien sûr, elle n’est pas dispo sur l’AppleTV). En gros, si vous n’anticipez pas (via la fonction bookmark que je décris dans le paragraphe suivant), vous avez de fortes chances de louper votre programme. Difficile de ne pas être déçu.

On peut imaginer que la situation évolue si le service prend du poids. On peut également espérer que d’autres fonctions de location (payante) de contenu arrivent à terme sur le service. Mais là aussi, les acteurs déjà en place n’accepteront probablement de partager une partie de ces activités que si Molotov devient un poids lourd du secteur.

Un futur encore incertain

L’autre promesse de Molotov (et aussi un des leviers forts de son modèle financier), c’est la possibilité d’enregistrer les programmes de son choix : l’app joue alors le rôle d’une sorte de magnétoscope programmable, on “bookmarke” le programme à venir de son choix, et, après sa diffusion, il est disponible dans son espace personnel.

La fonction est prometteuse… mais n’est pas encore active. Elle est en effet liée à la parution d’une loi sur la création qui a été, comme par hasard, conçue pour s’adapter parfaitement à cette activité de Molotov (merci le lobbying). Cette loi a été votée, est parue au journal officiel, mais Molotov semble dire qu’il soit nécessaire d’attendre pour activer cette fonctionnalité. L’argument semble un peu capillotracté, mais soit.

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L’enregistrement, c’est (pas) maintenant

Cette fonction semble bien intégrée techniquement, et sera plutôt pratique quand elle fonctionnera. Bien entendu, cela implique d’anticiper les choses et de bookmarker le programme avant qu’il soit diffusé ! Ce qui est une contrainte finalement stupide techniquement, puisqu’on se doute que les programmes seront tous pré-enregistrés par Molotov indépendamment des demandes individuelles. Là encore, la contrainte juridico-contractuelle fait sa loi. Néanmoins, l’interface du service semble laisser la possibilité d’enregistrer certains programmes passés (selon quels critères ?). Tant que la fonction n’est pas pleinement opérationnelle, difficile de savoir précisément ce qu’il en est.

Un choc : des contenus affligeants

Je terminerai par une remarque subjective : Molotov a un vrai talent pour mettre en avant et présenter les contenus d’une manière inédite dans le domaine de la télévision. On prend un vrai plaisir à naviguer dans les programmes. Malheureusement, le second effet kiss-kool, pour moi du moins, a été de constater à quel point les programmes “intéressants” (avec mes critères hein, ça reste du subjectif) deviennent rarissimes sur la télévision française. En tout cas, la comparaison avec la richesse foisonnante de ce qui se passe du côté de Youtube est cruelle.

Finalement, on en vient à se dire que regarder la TV de manière ultra-passive, en subissant le flux et en n’interagissant qu’avec un zapping stérile, c’est aussi un moyen de déconnecter son cerveau et de ne pas avoir le recul permettant de réaliser à quel point le contenu est médiocre.

La révolution de la TV est en marche, mais il reste du chemin

Jamais une startup n’est allée aussi loin dans la réappropriation des contenus TV, et la couverture médiatique autour de Molotov est justifiée. Malgré la déception à court terme, je vais rester très attentif sur la capacité de cette structure à améliorer et faire évoluer son modèle, pour arriver à devenir ce dont elle a l’ambition : le point d’entrée principal du consommateur d’images. Elle a beaucoup d’atouts pour y parvenir, et sa plateforme technique qui est une réussite n’en est pas le moindre.

Une de mes interrogations, maintenant que j’ai le produit entre les mains, est la pertinence d’isoler le contenu TV du reste du web. Bien sûr, il serait illusoire d’avoir tout dans une seule app. Mais j’avoue qu’à l’usage, j’ai bien plus souvent envie de cliquer sur “Netflix”, sur “iTunes Store” ou sur “Youtube” que sur Molotov, si je souhaite avoir un programme de qualité. Peut-être que des contenus plus hybrides feront leur apparition sur le service à terme (on pourrait imaginer l’intégration par exemple de créateurs de contenus indépendants, comme Arrêt sur Images, ou de Youtubeurs structurés), l’idée ne serait pas forcément déconnante. A suivre en tout cas !

FBI, Apple, et chiffrement

La polémique du moment, c’est la lettre ouverte de Tim Cook, CEO d’Apple, face à une demande du FBI concernant l’accès à des données stockées dans l’iPhone d’un terroriste.

Je ne vais pas reprendre la base du débat, d’autres l’ont déjà fait bien mieux que je ne saurai le faire.

En revanche, certains aspects de la discussion me posent problème, en particulier sur la position d’Apple qui se pose ainsi en défenseur des libertés individuelles.

Sur la rétention et la protection des données, le discours de Cook me semble relativement ambigu : en creusant un peu et en lisant entre les lignes, on peut ainsi comprendre que cette protection est à géométrie variable, puisqu’Apple accepte régulièrement de fournir le contenu des comptes iCloud de ses utilisateurs, sur demande de la justice. Or, ces comptes intègrent déjà une bonne partie des données de l’utilisateur, comme le précise un article fort bien documenté de MacGénération. Ces données s’additionnent à celles stockées par les opérateurs téléphoniques (SMS, coups de fils passés, localisation géographique), et qui elles aussi sont déjà fournies aux autorités.

Ce à quoi s’oppose Apple, ce n’est donc pas d’ouvrir la boite de Pandore de l’accès aux données par les autorités, comme le craignent certains, puisqu’ils le font déjà !

Non, ce qui pose problème à Cook, c’est d’étendre cette action au contenu du téléphone lui-même, qui est réputé, à juste titre apparemment, comme étant sur-sécurisé, en particulier avec les fonctions récentes de lectures d’empreintes digitales qui permettent de stocker le contenu le plus crucial dans une “enclave” uniquement accessible par l’utilisateur. On parle là des bases de mots de passe, des coordonnées bancaires, etc…

Ce que demande le FBI, c’est la conception d’une version modifiée du système d’exploitation de l’iPhone, qui permettrait d’effectuer des opérations telles que la découverte du mot de passe en mode “Brutal force”, c’est à dire en tentant toutes les combinaisons possibles. C’est impossible en standard (le mécanisme se bloque au bout de quelques essais), mais ça pourrait l’être si le système d’exploitation ne gérait plus ce verrou. Et c’est ce que demande le FBI.

Apple argumente qu’un tel système d’exploitation diffusé “dans la nature” serait terrible, ce qui est vrai. Mais je me demandais pourquoi un compromis n’était pas possible faisant en sorte qu’Apple ne diffuse jamais ce système d’exploitation, mais fasse lui même sauter les verrous qu’on lui demanderait de faire sauter, ce qu’ils font déjà, rappelons le encore une fois, pour iCloud.

En lisant divers avis, j’en viens à la conclusion que la préoccupation de Cook n’est pas tant la protection des libertés, mais la défense de l’image extrêmement sécurisée de son produit phare, l’iPhone. Dire qu’un iPhone modifié pourrait devenir une passoire serait terriblement préjudiciable pour l’image de marque d’Apple, qui fait beaucoup d’efforts, réels, pour sécuriser au mieux son téléphone.

Après, que le débat permette à Cook de se présenter en défenseur des libertés est toujours bon à prendre pour lui. Mais la réalité, comme le prouvent ces accès à iCloud, est malheureusement différente.

Peu m’importe ici de dire qu’Apple joue à un jeu de dupes. Mais il me semble en revanche important de réaliser que cette lutte n’est pas, ou plus, pour lutter pour une préservation totale des libertés individuelles et de la vie privée : cette confidentialité est déjà mise à mal depuis déjà bien longtemps, et Apple n’est qu’un acteur parmi tous les autres qui s’alignent déjà sur ce positionnement. Et le discours angélique de Cook ne doit pas laisser croire que la situation est parfaitement clean, puisqu’elle ne l’est pas.

Toutefois, même biaisé, ce débat n’est sans doute pas inutile, et qu’un acteur majeur comme Apple se positionne aujourd’hui comme défenseur des données privées est un acte important. Cela permet au moins de remettre sur la table la question centrale de tout cela, à savoir : doit on sacrifier de sa liberté pour sa sécurité.

Premiers retours sur l’AppleTV 4ème génération

Bon, autant le dire tout de suite : autant certains virages d’Apple ont pu me laisser perplexe, autant je crois beaucoup à l’avenir de cette AppleTV. Faussement peu spectaculaire, elle amène des possibilités qui, j’en suis persuadé, vont beaucoup nous étonner dans les mois à venir. Certes, ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’on nous fait le coup de “l’AppStore” sur grand écran (il y en a même un intégré à ma TV Samsung !). Mais la puissance de frappe de la communauté de développeurs autour d’iOS risque d’amener des choses réellement étonnantes.

  • Beaucoup de jeux pour l’instant sur le store. Certains sont déjà très matures, écosystème iOS oblige. La conversion d’un jeu iPhone sur AppleTV semble relativement aisé, au vu de la richesse de certains titres que j’ai pu essayer.
  • L’installation est simplissime, avec une configuration réduite à l’extrême : l’AppleTV détecte l’iPhone aux alentours en Bluetooth, et va piocher dans sa configuration pour récupérer les accès Wifi, le login iTunes, etc… Plus que jamais, l’écosystème Apple marche à plein tube.
  • Un petit détail mais qui change beaucoup de choses dans l’usage “au quotidien” de l’engin : la possibilité de télécommander entièrement son système avec la télécommande Apple. Grâce au HDMI-CEC, la TV s’allume en même temps que la box. Mais il est également possible de programmer son AppleTV pour qu’elle serve de télécommande à son ampli homecinéma. Je peux donc allumer, éteindre, changer le volume de toute mon installation. Et, cerise sur le gâteau, plus de soucis de piles avec cette télécommande rechargeable via un câble Lightning.
  • Détail en revanche agaçant : une fois sur deux, on prend la télécommande à l’envers, vu qu’elle est quasi-symétrique.
  • Dernier point du côté de la télécommande : l’application “Remote” des iPhone et Apple Watch n’est pour l’instant pas compatible. J’imagine que ça aussi viendra rapidement…
  • Déception du côté de SIRI : l’intégration d’un micro dans la télécommande est une bonne idée, et on se prend vite au jeu de “parler” à sa TV, tout aussi ridicule que cela soit. Malheureusement, l’étendue des pouvoirs de Siri est pour l’instant limité, et il n’est pas possible de fouiller dans le catalogue (dense) d’Apple Music, par exemple. Dommage, ça aurait été l’usage principal que j’en aurai fait. Bon, à priori ça va arriver d’ici quelques semaines…
  • En parlant d’Apple Music, la “curation” mélangeant playlists faites à la main et profiling en fonction de ses écoutes prend tout son sens ici, c’est parfaitement adapté à un usage via télécommande. Et si c’était ça la “vision” qu’avait Steve Jobs de l’usage de la télévision ? On ne le saura jamais, mais il est clair que c’est ce qu’Apple avait en tête en sortant en juin dernier ce service de musique.
  • Et pour parler des apps… Le template plus ou moins imposé par Apple amène à avoir pour le moment des applications qui se ressemblent beaucoup. Les acteurs majeurs de la vidéo sont là (Youtube, Netflix, Hulu), les français sont rares (Canalplay, Arte.. et c’est à peu près tout pour le moment).
  • L’AppStore est super mal foutu. Pour trouver des applications intéressantes, on est souvent amené à faire une recherche par les premières lettres. Pas terrible…
  • Je me suis amusé à lire une revue sur ma TV, non pas avec une app dédiée (il n’y en a pas encore), mais avec l’appli Kiosk de mon iPhone reroutée via AirPlay sur mon téléviseur. Et c’était étonnamment agréable. En HD, l’ensemble est bien lisible, et zoomer sur un article permet une lecture plutôt confortable. Je crois qu’il y a là une piste à creuser.

Portrait mitigé donc… Mais la plupart des défauts évoqués ici sont rectifiables dans les mois à venir. Et, surtout, je suis persuadé que les apps à venir vont être étonnantes. J’attends en particulier beaucoup des possibilités d’apps “transverses”, avec une expérience qui suit l’utilisateur sur son téléphone, son ordinateur… et maintenant sa télé.

Dans les idées qui me viennent :

  • une chaîne “Cuisine” comme on a pu en connaître, mais entièrement en VOD, et avec des fonctionnalités d’e-commerce, des fiches cuisines accessibles via la télécommande…
  • une app de coaching sportif utilisant à la fois l’accéléromètre de sa montre ou de son téléphone et le grand écran du téléviseur
  • une déclinaison de PocketCast sur AppleTV permettant de retrouver confortablement dans son salon la fin du podcast qu’on a commencé à écouter dans le métro avec son téléphone
  • des jeux en réalité augmentée utilisant la caméra de l’iPhone et l’écran de sa TV

La liste pourrait être longue, et les prochains mois seront passionnants !

Notes en vrac après la keynote Apple de septembre 2015

Comme d’hab, quelques notes en vrac suite à la riche présentation d’Apple de ce soir :

  • RAS du côté de l’iPhone 6S, mais on s’y attendait un peu : ça fait déjà longtemps que l’iPhone ne fait qu’évoluer de manière incrémentale. Il faudra tout de même étudier dans le détail l’usage du Force Touch (pardon, du 3D Touch), qui peut changer la façon d’utiliser un portable. Marrant de voir comment Apple s’est réapproprié le bon vieux “menu contextuel” qu’on obtenait avec un clic droit de souris !
  • Et puis tout de même : une caméra 4K dans sa poche, c’est quand même impressionnant !
  • La fonction “Live Photos” est quand même un peu WTF. Mais c’est tellement idiot que ça peut marcher ! Par contre ça va prendre une place dingue en mémoire ça… Heureusement que l’iPhone a plein de mémoire à disposition… ou pas.
  • Seulement 16Go, c’est vraiment n’importe quoi en 2015… Dommage, ça aurait pu être un bon facteur différenciant iPhone6/6S
  • Je pensais, après avoir vu le nouveau Macbook, qu’Apple allait doucement glisser vers l’USB-c, et abandonner son port Lightning propriétaire. Mais là, il y a du Lightning partout : sur l’iPad Pro bien sûr, mais aussi pour recharger le stylet, ou la télécommande de la nouvelle AppleTV. Du coup, je pense que l’USB-c va, étonnamment, resté cantonné à la gamme Mac. Sauf à voir apparaitre sous peu un nième adaptateur…
  • Il est clair que l’iPad Pro est aligné sur la Microsoft Surface Pro. Quelle ironie de voir Microsoft sur scène pour vanter les bénéfices du software fonctionnant sur iPad ! Maintenant il faut voir à l’usage si stylet et clavier sont suffisamment aboutis pour devenir des outils de saisie au quotidien
  • Etonnant de voir qu’Apple est resté en retrait sur la partie software, allant jusqu’à mettre en avant Microsoft Office au détriment de Pages et Numbers.
  • L’apparition d’un stylet, s’il a fait rire les cyniques qui ont bien sûr ressorti les interventions de Steve Jobs contre cette idée, n’est rien d’autre qu’une avancée pragmatique : ça fait longtemps que ceux qui veulent dessiner ou prendre des notes sous forme de schémas sont frustrés par leur iPad. L’essentiel est dans le positionnement d’iOS, inchangé : contrairement à une Microsoft Surface, on reste sur un OS 100% conçu pour un usage tactile. Et c’est le plus important.
  • L’Apple Watch évolue lentement, et le deal avec Hermès est astucieux et montre la voie : c’est un accessoire de mode autant qu’un gadget de geek. Mais je me demande comment tout cela va évoluer. Si l’Apple Watch 2 (qui sortira en 2016 ?) évolue beaucoup, elle laissera un goût amer aux premiers acheteurs. J’imaginerais plus une évolution modeste, mais avec un bracelet plus actif, pourquoi pas avec des capteurs supplémentaires.
  • Le secteur de la santé semble vraiment au coeur des préoccupations, même si les looks bedonnant des VP Apple ne montrait pas vraiment l’exemple !
  • Enfin, pour moi, la vraie énorme nouvelle est l’Apple TV : tout ce qui était présenté était extrêmement pertinent, et impressionnant. N’y voir qu’une sorte de Wii pour bobos avec des jeux casual est une grave erreur ; l’AppStore risque d’amener de très grosses surprises. Bien sûr qu’il est déjà possible de publier des apps pour TV avec AndroidTV, mais Apple a un pouvoir marketing suffisant pour imposer une plateforme et conquérir des parts de marché suffisantes pour entrainer les plus grands.
  • En particulier, la démo, passée presque inaperçue, des scores de baseball en synchronisation avec un match broadcasté était très impressionnant. Pour la première fois, on voit une application grand public conciliant la “télé” comme on l’entend, et l’interactivité que permet une app. Avec la capacité de négociation d’Apple avec les grands groupes de TV, on risque d’avoir de grosses surprises dans les mois à venir.

Par contre, l’annonce sous forme de clin d’oeil de la sortie d’OSX El Capitan le 30 septembre laisse à penser qu’il n’y aura pas, comme on a l’habitude de les voir, de Keynote en octobre : sans lancement d’OS, sans iPad, une deuxième présentation perd de sa substance. On peut imaginer qu’Apple cherche à rééquilibrer ses lancements, avec des lancements “iOS” à l’automne, et des lancements “Mac” en début d’année ou au printemps. L’avenir nous le dira !

Lima : la solution pour un cloud privé ?

J’ai mis du temps à comprendre comment fonctionnait Lima, un petit boitier qui fait le buzz en ce moment, suite à un lancement Kickstarter très réussi.

Il s’agit d’un petit boitier qui se connecte à un disque dur externe d’une part (avec une simple liaison USB), et à sa box Internet d’autre part (avec un câble Ethernet). Tout se passe ensuite avec des agents ou applications à installer sur son PC, Mac, smartphone… Le but étant d’avoir ses données dupliquées automatiquement d’un device à l’autre.

Tout se fonde autour d’une synchronisation bidirectionnelle entre le disque dur externe et le device, le tout passant par le petit boitier magique, qui embarque en fait un Linux chargé du cryptage des données et de leur transfert.

En démo, c’est bluffant, en particulier pour une raison : contrairement à une Dropbox, il ne s’agit pas de synchroniser un répertoire, mais des fichiers n’importe où sur son disque dur.

Le concept est suffisamment “pur” et décalé par rapport aux autres offres cloud pour retenir l’intérêt :

  • On garde la maitrise des données, puisque tout est stocké sur le disque externe local (et au passage, on se dispense de toute location d’espace disque sur un service externe)
  • C’est à priori bien plus simple à installer qu’un NAS, même si fondamentalement ça en reprend le mécanisme
  • La synchronisation, sur la démo, semble beaucoup plus intuitive que sur un répertoire partagé.

L’offre est donc intéressante, même si pas mal de questions subsistent :

  • Comment les devices client vont ils être reliés ? On peut se poser la question en particulier lorsqu’ils ne seront plus connectés “à domicile”. Pour éviter une configuration de routeur trop complexe, on peut parier que c’est le boitier Lima qui se chargera de la connexion, depuis le réseau local vers le device connecté sur le WAN. Mais dans ce cas, je ne vois pas trop comment on pourra se passer d’un serveur recensant l’emplacement de tous les périphériques connectés. Ca rappelle l’architecture de services en P2P, avec des serveurs jouant le rôle de médiateur et de localisateur entre clients à connecter entre eux. Mais c’est de la pure supposition de ma part, je peux me tromper.
  • Comment rester suffisamment fluide en terme de synchronisation en ayant à priori tout le disque à synchroniser ? La question risque de se poser tout particulièrement avec le faible upload de la plupart des connexions domestiques actuelles
  • La sécurité devra être plus que blindée, car, tel qu’on devine l’architecture de Lima, il peut s’agir d’un magnifique cheval de Troie installé à son domicile, si une faille est découverte
  • Les données, pour être suffisamment sécurisées, ne peuvent se reposer sur un seul disque. Lima semble proposer un mécanisme basé sur deux boitiers connectés simultanément sur son LAN pour qu’une duplication disque-à-disque s’opère.

Sur le papier, l’idée d’un cloud privé accessible à tous est plus que séduisante, et les concepteurs du produit semble avoir réponse à tout. Le concept est bon, et le challenge technique est important pour parvenir à tenir la promesse d’un produit extrêmement facile à installer. Affaire à suivre avec grand intérêt !

Top 6 des fonctions de l’iWatch annoncées par iOS8

Attention, article 100% boule de cristal ! Vu qu’on ne sait même pas si Apple sortira au final un bracelet connecté…

Néanmoins, si on pratique un peu les habitudes de la marque à la pomme, on sait que les indices de nouveaux produits se retrouvent souvent au détour de fonctionnalités lancées “innocemment” dans du logiciel, histoire de laisser le temps aux développeurs d’intégrer ces nouveautés dans leurs pratiques, sans avoir pour autant à dévoiler le nouveau produit révolutionnaire de la mort qui tue à venir…

  • La façon dont évolue l’appli de gestion des messages dans iOS8 montre clairement la voie d’un usage “au poignet” : la possibilité d’enregistrer d’un geste un message vocal, ou d’en écouter un, amène des possibilités compatibles avec un périphérique incapable d’afficher un clavier virtuel…
  • L’application Health donne le ton : un des buts majeurs d’Apple dans les années à venir est de fournir une sorte de “hub” pour centraliser toutes nos données de santé : activités sportives, mais aussi tension arterielle, poids… L’objectif pour les développeurs va être de créer des passerelles avec des devices existants (balances connectés, bracelets…), mais une iWatch trouverait bien entendu une place idéale dans cet écosystème
  • La volonté claire d’Apple semble être d’amener une cohérence totale entre plusieurs périphériques : on peut entamer la rédaction d’un mail sur Mac puis la finir sur son téléphone, transférer facilement des fichiers… Tout est fait pour pouvoir jongler avec des devices très différents
  • Le monde de la domotique semble également dans la ligne de mire d’Apple, et là aussi, un bracelet capable de lancer des ordres via Siri serait cohérent avec un usage “nomade” dans sa propre maison
  • La fonction “find my iPhone” trouve une nouvelle dimension avec une fonction permettant de retrouver son téléphone perdu chez soi… Voilà qui serait pratique avec une montre !
  • Une récente découverte dans les entrailles d’iOS8 montre la trace d’un baromètre. La possibilité de mesurer l’altitude ferait partie d’un compagnon sportif plutôt intéressant…

Reste le plus important : l’apparence qu’aura cette “montre” ? “bracelet ? Mais nous avons déjà de très bons indices des fonctions qui seront embarquées dans ce nouveau gadget dont l’arrivée est maintenant annoncée pour octobre prochain…

Adieu Google Reader… et après ?

C’est le sujet du jour dans le petit microcosme Geek : Google Reader s’arrête, sacrifié sur l’autel de la simplification de l’offre chez Google.

Comme le souligne Bertrand sur son blog, le principal problème est que Reader est devenu bien autre chose qu’un outil : il sert aujourd’hui, grâce à ses APIs, de socle à tout un écosystème, celui des “clients RSS”. Plutôt que d’avoir un système de stockage des abonnements RSS par application, s’appuyer sur Google Reader était très pratique, cela permettait :

  • de centraliser les abonnements, permettant de les avoir sur diverses applications… et divers supports
  • mais également de centraliser l’information “lu/non lu”, rendant le parcours de ses abonnements RSS très intuitif : si on lit un article sur son iPhone, il n’apparaitra pas sur son ordinateur.

On risque fort d’avoir des projets qui se replient sur eux-même : Reeder, par exemple, que j’utilise sur mon Mac, va très probablement introduire une fonction permettant de partager ses abonnements avec Reeder iPhone ou Reeder iPad. Mais moi, je n’utilise pas Reeder sur mon iPad ! (je passe par Flipboard, que je trouve plus adapté à un usage “tablette”). Pour l’éditeur, c’est une bonne excuse pour rapatrier ses usagers dans son propre écosystème. Mais c’est un frein à la liberté de choisir, pour chaque plateforme, l’outil qui nous semble le plus performant, le plus approprié.

Le problème est qu’un tel outil n’est pas facilement rentabilisable : si j’en reviens à mon usage, j’utilisais certes Google Reader au quotidien, en en faisant même le point névralgique de ma veille au quotidien. Mais… je n’allais jamais sur le site Google ! Je n’en avais pas besoin, puisque je lisais mes articles depuis mon client préféré. Et donc, je n’affichais pas la pub proposée par Google, contribuant ainsi à rendre la plateforme non-rentable, d’où, probablement, la prise de décision de Google (outre l’argument, certes recevable, sur le peu de popularité de la norme RSS, qui n’a jamais été très “mainstream”, malheureusement).

A mon sens, la seule issue valable serait une initiative pour monter une plateforme, publique, clonant les APIs de Google Reader, et proposant les services suffisants pour continuer à utiliser l’écosystème tel qu’il était proposé ici. Cette plateforme doit être un “service public”, si possible répliqué, et non lié à une activité commerciale. J’avais fait la même remarque pour Twitter, étant assez troublé par le fait qu’un service aussi commun soit entièrement entre les mains d’une société commerciale. La fameuse “neutralité du net”, telle qu’elle alimente la polémique aujourd’hui, ne concerne pas que les tuyaux : certains services se doivent d’être neutres, comme c’était le cas au moment où Internet a été conçu. Les newsgroups, par exemple, ont été conçus pour être portés de manière fédérée, et pas centralisée, et surtout pas par une structure commerciale. Le mail reste un standard partagé par tous, même si ensuite diverses plateformes commerciales proposent une offre basée sur ce standard. Pourquoi pas la liste de nos flux RSS ?

Réflexions sur les nouveaux Macbook Pro

Mise à jour plutôt light chez Apple, avec la nouvelle génération de Macbook Pro. Vous trouverez un peu partout un descriptif complet de ces nouveaux produits, je me contenterai de quelques trucs qui me sont passés en tête en lisant les specs techniques de ces nouveaux joujoux…

  • Aucun changement de design, ni de poids : on est clairement dans la continuité. Et tant pis pour ceux qui espéraient une mise à jour majeure (qui était peu probable, vu l’absence de keynote liée à la sortie…)
  • Thunderbolt est finalement un bon coup d’Apple pour imposer son mini DisplayPort… On peut imaginer que de nombreux écrans vont maintenant utiliser ce format
  • L’absence d’écran HD 13″, même en option, est très étonnant, puisqu’il donne toute satisfaction sur le MacBook Air. Toujours pas d’option antireflet sur le 13″ non, vraiment dommage.
  • Difficile en revanche de trouver à redire sur l’équipement CPU : du i7 quadcore, aucun i3, hyperthreading sur toute la gamme, on est clairement sur du haut de gamme
  • Apple n’a pas osé franchir le pas de virer le Superdrive sur cette version. On peut imaginer que la prochaine release sera bien plus importante… et inclura ce genre de projet qui va fatalement arriver un jour.
  • Jusqu’à 750Go de stockage, waouh !
  • Les autonomies annoncées sont en baisse, mais une baisse liée au changement du mode de mesure : on utilise désormais le protocole, censé être plus réaliste, inauguré avec le MacBook Air. Il n’empêche qu’il est étonnant de voir que la machine la plus autonome de toute la gamme est aussi… la plus légère (MBA 11″ mis à part)

Bref, pas de réelle déception, mais pas de surprise ébouriffante non plus. Il n’y a plus qu’à voir apparaître les premiers périphériques Thunderbolt… Et en attendant, se dire que cette mise à jour aurait été finalement parfaite… si elle avait eu lieu il y a un an !