Qu’attendre de la nouvelle Apple Watch ?

Avec la publication il y a quelques jours d’une première photo soit-disant officielle de l’Apple Watch, on a maintenant confirmation d’une bonne partie des rumeurs entendues ces derniers mois. A quelques jours de la traditionnelle keynote de rentrée, c’est l’occasion de faire le point sur cette future quatrième génération d’Apple Watch.


Les nouveautés prévisibles

L’évolution la plus visible a été leakée par le scoop de 5to9mac : comme on le pressentait depuis déjà pas mal de temps, l’écran de la nouvelle Apple Watch sera sensiblement plus grand : à l’instar de l’iPhone X (et du futur iPad Pro ?), une meilleure maitrise de l’intégration de l’écran va permettre de rogner sur les bords, et d’obtenir un affichage plus volumineux tout en gardant un boitier de taille inchangée. C’est donc un bénéfice net pour l’utilisateur, d’autant plus que les applications actuelles de l’Apple Watch se sentent tout de même un peu à l’étroit dans l’écran d’1,5 pouces de la version 42mm. Apple devrait en profiter pour élargir la résolution (actuellement de 312 par 390 pixels), comme semble le montrer ce nouveau cadran qui bénéficie maintenant de 8 complications, nom donné par Apple aux petits widgets que l’on peut insérer sur le cadran de la montre. L’écran, déjà OLED depuis les débuts de l’Apple Watch, ne devrait en dehors de sa taille pas changer de technologie, d’autant plus que sa luminosité avait déjà nettement progressé sur les dernières générations. Les applications existantes, déjà conçues pour gérer deux tailles d’écran, devraient s’accommoder aisément de ces nouveaux écrans.

Le microprocesseur S3 devrait avoir son successeur cette année, même si la puissance des Watch séries 3 est déjà suffisante pour une bonne partie des applications actuellement disponibles sur la montre. 

On peut en revanche avoir quelques inquiétudes sur l’autonomie de la montre : la seule photo à disposition montre un boitier qui est peut-être plus fin, au pire identique, mais qui ne permettra probablement pas d’insérer une batterie plus volumineuse, la place à l’intérieur de l’Apple Watch actuelle étant déjà comptée.

Point important, et bonne nouvelle pour tous ceux qui ont lourdement investi dans des bracelets : le format de ces derniers semble inchangé. La présence d’une puce 4G est bien entendue également toujours d’actualité, avec un petit liseré rouge sur la molette de la montre qui est d’une sobriété appréciable après le gros point rouge des Watch 3.

Dernier détail technique : un trou supplémentaire semble laisser deviner un micro supplémentaire, qui sera bienvenu avec la nouvelle fonction talkie-walkie de watchOS 5 !

Les points d’interrogation

Le nuancier des produits Apple est toujours un sujet particulièrement subtil. On peut imaginer que la version « or » adoptera la nuance plus cuivrée que l’on a pu apercevoir sur la première photo de l’iPhone XS. 

Reste à savoir si cette nouvelle montre inaugurera une nouvelle matière, après l’aluminium et l’acier des premières générations, et la céramique apparue plus récemment. On se souvient par exemple qu’Apple avait investi il y a quelques temps dans le liquid metal, dont la seule application est jusqu’à maintenant le petit outil d’extraction de la carte SIM de l’iPhone. Mais une telle évolution semble hypothétique pour cette génération à venir.

Un des mystères restant à lever concerne la présence éventuelle de nouveaux capteurs : le nouveau cadran qui a filtré montre clairement une complication mentionnant les UV. On peut imaginer qu’un capteur serait dédié à cet usage, pour prévenir le propriétaire de la montre de risques excessifs liés à une surexposition au soleil. Mais cette donnée peut tout aussi bien venir d’une information récupérée en ligne, comme le fait l’app Météo actuelle de l’iPhone, qui donne déjà des indications de type UV. 

Quoiqu’il en soit, on connait les ambitions d’Apple dans le secteur de la santé, et ces projets devront forcément se concrétiser un jour ou l’autre par des évolutions sur les capteurs de l’Apple Watch, qui n’ont jamais évolué depuis le lancement de la montre en 2015. On pense en particulier aux projets autour des usages et besoins des diabétiques, qui découvrent depuis peu les joies des capteurs de glycémie sans avoir besoin de se piquer systématiquement. Ces applications, forcément destinées à un public restreint, pourrait toutefois amener un usage, et prouver une utilité, qui marqueraient les esprits.

Enfin, les rumeurs lancées cette année évoquaient un side button non plus physique, mais à base d’un mécanisme force touch similaire au bouton des iPhone 7 et 8. Peut-être un moyen pour Apple de gagner quelques précieux millimètres au sein du boîtier, tout en améliorant l’étanchéité et en limitant les pièces mécaniques, et les pannes qui vont avec.

Que faire de cette nouvelle montre ?

On le sait, la montre d’Apple, après des débuts délicats, est aujourd’hui un succès. Tout le monde s’est habitué à son look rectangulaire qui a surpris au début, et l’image de « gadget inutile » des débuts a su être estompée par Apple qui est passé d’une image très généraliste de sa montre à des « use cases » bien plus précis mais qui ont mieux parlé aux utilisateurs : un outil pour sportifs, pour nageurs, et de bien être.

Pourtant, on sent que le vrai potentiel de la montre reste encore à découvrir : les éditeurs se sont malheureusement découragés, perdus entre les évolutions d’un watchOS qui se cherche encore en terme de fonctionnalité mais aussi d’architecture technique, et après des premières tentatives d’applications qui se sont soldées par autant d’échec : applications mal conçues, premières versions de la montre peu convaincantes. Il va maintenant qu’Apple trouve la bonne formule pour faire revenir les développeurs, et ainsi donner une nouvelle dimension à la montre. watchOS 5 ne semble pas apporter de grande révolution, et c’est bien dommage.

Car on sent que la montre est maintenant suffisamment mature pour servir de socle a des ambitions plus grandes : avec une puissance de calcul suffisante, une indépendance vis-à-vis de l’iPhone via sa connexion 4G autonome, et maintenant un écran plus volumineux, il est temps que l’Apple Watch nous surprenne, et dépasse son image actuelle de « bracelet fitness de luxe ». D’autant plus qu’une Watch, avec une paire d’AirPods, pourrait tout à fait servir de base à une expérience inédite qui correspondrait au souhait de certains de se libérer de la dépendance au smartphone, en réduisant les interactions, tout en ayant sur soi en permanence les données dont on a besoin. Le wearable computing n’en est encore qu’à ses débuts !

Astuces de clavier sur l’iPad

Dans un précédent article, je tentais de lister ce qui me manquait sur l’iPad qui m’accompagne au quotidien. J’en profitais pour mentionner qu’il m’était impossible de déconnecter à distance un clavier bluetooth. J’ai depuis découvert que c’était en fait tout à fait possible, et bien d’autres choses aussi… L’occasion pour moi de revenir sur quelques unes de ces petites astuces méconnues.


Le clavier affiché à l’écran de l’iPad est bien pratique, mais parfois encombrant. On se retrouve souvent avec la zone de saisie complètement masquée, comme ici sur Facebook :

Il est en fait tout à fait possible de positionner son clavier autrement. Pour cela, il faut maintenir le doigt appuyé sur la “touche” située tout en bas à droite du clavier. Un menu s’affiche, proposant deux possibilités :

  • Détacher, qui va permettre d’afficher le clavier non pas en bas de l’écran, mais en plein milieu. Cela peut paraître bizarre, mais c’est un mode parfois bien pratique pour afficher à la fois le clavier et la zone de saisie

  • Dissocier, qui est un mode présent depuis les toutes premières versions de l’iPad, mais aujourd’hui largement oublié : dans ce mode, le clavier est découpé en deux parties, chacune à un bout de l’écran. Diablement pratique pour pouvoir taper au clavier tout en tenant fermement la tablette avec les deux mains. Mais aussi super efficace pour ne plus camoufler l’écran sous le clavier !

Enfin, si comme moi vous jonglez entre clavier physique relié en Bluetooth et clavier virtuel à l’écran, vous vous êtes sans doute heurté à ce blocage : on part avec la tablette sous le bras, mais pas suffisamment loin pour stopper la liaison Bluetooth. Dans cette situation, vous ne pourrez du coup plus rien taper au clavier, puisque l’écran virtuel ne s’affiche pas à l’écran, et que votre clavier physique est éloigné. Je n’avais jusqu’à présent pas trouvé d’autres moyens que de désactiver la couche Bluetooth pour retrouver mon cher clavier.

Sauf qu’en fait Apple a prévu le coup. Il suffit en effet d’appuyer à l’extrême droite de la “barre” qui s’affiche avec un clavier Bluetooth. Et, en une seconde, magie, on fait réapparaitre le clavier virtuel !

Avec un nouvel appui tout en bas à droite, on fait à nouveau disparaitre le clavier virtuel pour retrouver le plein écran… et son clavier Bluetooth.

Décidément, même avec un usage au quotidien, on découvre des astuces tous les jours sur cet iOS qui est diablement affuté pour les moindres besoins de l’utilisateur. Et vous, quelles sont vos astuces ?

Trois trucs qui me manquent sur l’iPad

J’en avais déjà parlé dans une vidéo, j’utilise de manière assez intensive mon iPad, depuis iOS10 et l’iPad Pro qui ont pas mal changé la donne dans ce petit marché assez incertain de la tablette.

Trois petits détails, qui apparemment ne feront pas partie des évolutions d’iOS 12, me manquent souvent, même s’il ne s’agit que de petits détails qui seraient faciles à  résoudre :

  • J’utilise un clavier bluetooth. Pas de souci, cela fonctionne bien. En revanche, si j’éloigne ma tablette du clavier, mais en restant suffisamment proche pour que la liaison reste active, il n’existe aucune possibilité de “déconnecter” le clavier physique et basculer sur le clavier virtuel. En fait, c’est possible, mais uniquement sur le clavier physique, en appuyant sur la touche “Eject” qui existe encore sur les claviers sans fil Apple. Mais c’est un peu idiot d’être obligé d’utiliser le clavier physique pour ne plus utiliser le clavier physique !
  • Certaines applications (Instagram en tête) n’existent pas en déclinaison iPad. Pas grave, puisqu’un “émulateur” d’iPhone existe depuis les premières versions de l’iPad. En revanche, cet émulateur a la fâcheuse particularité de ne fonctionner qu’en mode “portrait”, alors qu’on utilise souvent son iPad en mode paysage, surtout s’il est doté comme le mien d’une “smart cover” qui permet de maintenir l’iPad ouvert en mode paysage.
  • Dernier détail qui me manque souvent, mais là ce n’est pas la faute d’Apple : lire une vidéo YouTube ne fonctionne plus dès lors qu’on sort de l’application. C’est très agaçant, d’autant plus que certaines applications tierces (aujourd’hui interdites) le permettaient. Mais on sait maintenant le comment du pourquoi : c’est devenu une option payante chez Youtube…

Et vous, qu’est ce qui vous manque si votre iPad ?

Bonnes pratiques de visioconférence

Je constate fréquemment que, malgré une technique maintenant au point, la plupart des utilisateurs de visioconférence n’en font pas vraiment un usage optimum.

J’ai fait une petite vidéo sur le sujet, que voici

En complément, voici quelques conseils que je peux donner, après avoir expérimenté plein d’usages différents, et en utilisant au quotidien ce magnifique outil :

  • Pas besoin d’équipement haut de gamme pour réussir une visioconférence ! N’importe quel téléphone un peu récent suffit. J’utilise pour ma part un iPhone 6S, et qui ne m’a jamais fait défaut
  • Utiliser de préférence un téléphone, ou une tablette : les versions “app mobile” des outils de visio sont souvent bien plus matures que leur équivalent Desktop. De plus, l’intégration audio/vidéo est souvent bien meilleure sur un téléphone (il ne faut pas oublier en outre qu’un iPhone récent est plus puissant que la plupart des ordinateurs portables…)
  • Si vous avez besoin de faire un conférence à plusieurs, il est parfois plus simple de s’installer chacun derrière son ordinateur plutôt que d’avoir une “salle de visioconférence” dans laquelle s’entassent une partie des participants. Ainsi, tout le monde est sur un pied d’égalité, et il n’y pas de différence de traitement entre les présents sur place et ceux à distance !
  • Si vous tenez à vous réunir dans une salle, peu importe l’équipement, en revanche il est important d’avoir un micro omnidirectionnel pour que chacun puisse être audible
  • Plus généralement, le son est l’élément primordial d’une visioconf réussie. La vidéo peut être perfectible, mais un son trop grésillant ou instable va vous agacer très rapidement. Si vous le pouvez, utilisez un micro-casque
  • La visioconf s’accomode peu d’un fonctionnement où tout le monde parle à la fois. Il va falloir se discipliner, ne pas trop couper la parole, mais c’est finalement pour le meilleur ! Si vous avez du mal, je conseille d’avoir un “maître de cérémonie” qui passera la parole, et qui devra s’assurer que chacun a l’occasion de s’exprimer. Et lever la main pour demander à prendre la parole n’est pas réservé à une salle d’école primaire !
  • N’hésitez pas à vous connecter plusieurs fois. Par exemple, il m’arrive d’être connecté trois fois sur une visio, avec mon téléphone pour être filmé, ma tablette pour pouvoir dessiner sur le tableau blanc, et mon ordinateur pour partager l’écran et faire des démonstrations
  • Pour “casser la glace”, et vous habituer à cet environnement, n’hésitez pas à faire des visioconf sans enjeu. Par exemple, il m’arrive de faire des visios un mug à la main pour faire une pause café entre collègues, et parler de tout et rien, dire du mal des gens, se raconter les potins, bref rendre la visio (presque) aussi conviviale qu’une machine à café !
  • Si je n’avais qu’un seul conseil à donner, c’est celui ci : il faut absolument désacraliser la visioconférence. En ayant suffisamment confiance en la technique, et en ne faisant pas de la communication avec la personne à distance un moment clé, mais au contraire une expérience aussi banale que ce qu’est devenu un coup de téléphone à un interlocuteur

Le jour où vous commencerez une visioconf sans dire “allooooo tu m’entends ????”, ça voudra dire que vous avez suffisamment confiance en votre outil, et donc que votre pratique est en bonne voie !

 

Réflexions autour d’un startup studio

Cela fait quelque temps que j’ai constitué un groupe de travail autour de la notion de Startup Studio : c’est à dire comment parvenir à rationaliser le travail de création d’une structure (startup ou autre… je suis de moins en moins convaincu de l’usage de ce terme) pour permettre au porteur de projet de se concentrer sur son travail, plutôt que de s’infliger de longs tunnels à se battre avec l’administration et acquérir des notions bien éloignées de son produit. J’ai  eu l’occasion d’accompagner, ou d’observer, des structures en cours de création, et je suis frappé à chaque fois par la dilution d’énergie rendue nécessaire par ces phases de création, souvent au détriment du produit.

Et, et c’est là où le lien avec la notion de startup fait sens, il y a souvent urgence à atteindre son marché, pour pouvoir avoir une sorte de “jugement de vérité” sur la validation d’une hypothèse de travail. Est il finalement nécessaire de passer par toutes ces phases de création pour parvenir à atteindre ce marché ? N’y a t’il pas une autre façon de voir les choses ? En prenant en charge les premières phases de vie d’une entreprise, en permettant de tester en situation réelle des hypothèses anté-création, un startup studio amène une façon un peu différente de voir la création d’entreprise.

Pas vraiment un incubateur : j’aime bien l’image du bateau. Là où les structures d’accompagnement classiques restent “sur le quai” et prodiguent un maximum de conseil au navigateur débutant, le startup studio a plutôt tendance à monter à bord, voir à prendre les commandes. Ca n’est pas adapté à toutes les situations, ni à tous les egos, mais celà peut **peut-être** permettre de changer un peu la façon de voir l’entreprenariat. A suivre en tout cas, puisque ce projet est en train d’être relancé… j’aurai donc l’occasion d’en reparler très vite.

Les post-it au service de vos résolutions

Il parait qu’un long chemin commence par un premier pas.
Les résolutions du nouvel an ont un côté artificiel : on sort tout juste d’une période de fêtes, de comportements qui n’ont pas grand chose à voir avec la vie de tous les jours, et il faudrait que l’on bascule sans transition dans une période très vertueuse, faite de buts que l’on a jusqu’à présent réussi à atteindre.

De plus, une année entière apparait comme un objectif difficile à atteindre. Méditer pendant un an en non stop, ne pas fumer une seule cigarette pendant 365 jours, ne plus, ne pas, ne jamais…
Cette période de fêtes a une vertu : elle permet de prendre du recul. On voit plus clairement ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus. C’est donc le bon moment pour faire des listes, de préférence de manière très visuelle. Pourquoi pas ne pas garder à portée de vue une série de post-it qui recenseraient ces envies ? A ce stade, on ne parle pas encore d’objectifs.
Prenez l’habitude de relire ces post-it. Chaque matin. A chaque fois que vous passez dans la pièce. Ne vous mettez pas de pression si vous ne démarrez rien au premier janvier. Contentez vous de relire ces envies, et, dès qu’une de ces envies ne vous semble finalement plus si importante, enlevez là.
Lorsque ces envies vous seront familières, il sera temps de structurer tout cela, en s’inspirant des méthodes de projets agiles. Organisez vos post-it en trois colonnes :

  • Une colonne avec l’ensemble des post-it que vous souhaitez réaliser au cours de cette année
  • Une colonne “en cours”, dans laquelle vous placerez les post-it que vous souhaitez traiter maintenant. Alternez des tâches très simples, par exemple “ranger mon placard”, et d’autres qui ressemblent à des résolutions : “méditer pendant 30 jours”, “allez marcher sept jours de suite”…
  • Une colonne “fait !”, dans laquelle vous aurez le plaisir de déplacer des choses qui sont réalisées, ou des objectifs qui sont atteints.

Alternez entre des objectifs très simples à accomplir, et d’autres qui s’ancreront dans le temps. Alternez des objectifs à 7 jours, à 30 jours, à plus long terme. Pourquoi s’astreindre à une seule méthode alors que les bonnes idées sont nombreuses en développement personnel ?

Chaque matin, faites une “revue” de votre colonne en cours. Faites en la première chose que vous ferez avant de réfléchir à quoi ressemblera votre journée. Vous avez pensé à méditer ce matin ? Dessinez un petit point sur le post-it. Vous avez fini de ranger ce fichu placard ? Déplacez le post-it dans la colonne “fait !”. Une nouvelle tâche devient urgente, ou une envie croît en vous ? Déplacez un post-it de la première vers la deuxième colonne.

Bien sûr, si une de vos résolutions vous a particulièrement plu, il est possible de remettre le post-it dans “en cours”, ou en écrire un nouveau pour pouvoir lui aussi le cribler de petits points.

Ce tableau deviendra petit à petit votre guide au cours de vos semaines.

Et surtout ne soyez pas trop dur avec vous même ; si vous n’avez pas eu le courage de marcher aujourd’hui, pas besoin de le marquer, vous vous rattraperez demain ! Effectuer des tâches de manière régulière est essentiel pour ancrer des habitudes, mais considérer un loupé comme une catastrophe n’aura que pour conséquence de vous faire abandonner complètement une résolution, là où faire preuve d’indulgence peut vous permettre de repartir du bon pied.

Et vous verrez votre année se réaliser ! C’est le meilleur que je vous souhaite pour 2018 !

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur, voici un exemple d’article de ce blog. Cliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

Préparez votre nouvelle année avec les mindmap

Ah, les résolutions du nouvel an… Vous savez, les trucs qu’on se promet très très fort, et qu’au mieux on tient quelques jours, et qu’au pire on aura oublié dès la soirée du réveillon passée.

Pourtant, le côté “page neuve” d’une année nouvelle, avec ce que cela amène d’espoir, d’envies, d’énergie renouvelée, est une belle occasion de se poser quelques questions sur sa vie, ses projets, et pourquoi pas en convertir quelques uns.

Déjà, commençons par ne pas parler de résolution, mais plutôt d’objectifs. Le but n’est pas ici de rêver à voix haute d’un idéal qu’on voudrait être, mais de se préparer mentalement à avoir une année constructive !

Dans toutes les directions

Je vous propose,  à la veille de cette nouvelle année, d’utiliser les techniques du mind-mapping pour réfléchir à ce que vous voulez vraiment pour cette nouvelle année. On pourrait se dire qu’une des conditions pour que des objectifs fonctionnent, c’est de ne pas en faire trop. Au maximum 2 ou 3, voire une seule. Là je vous propose de réfléchir sur 8 axes différents ! Mais, surtout de ne pas réfléchir de manière trop linéaire, mais plutôt dans un mode qui correspond probablement mieux à ce qui se passe dans votre tête, et dans votre vie : dans toutes les directions à la fois !

 

Pour faire ce schéma, j’ai utilisé l’application MindNode, qui existe sur Mac et sur iPhone/iPad. Mais il en existe tout un tas d’autres… et vous pouvez aussi bien entendu faire ce genre de schéma sur un simple bout de papier !

Huit catégories

Voici les 8 catégories que je vous propose, et qui sont inspirées d’une coach américaine :

  • Amour : que souhaitez vous pour votre vie à deux ? Que vous soyez en couple ou non, souhaitez vous une évolution ? Un perfectionnement ?
  • Fun : une vie équilibrée passe par des choses qui doivent être légères. J’ai mis par exemple pour ma propre année 2017 de passer un Weekend à Londres avec mes enfants
  • Santé : que voulez vous améliorer ? Arrêter de fumer ? Perdre du poids ? Quantifier un objectif (“-10kgs” par exemple) peut être une bonne idée
  • Carrière : quels sont les projets que vous souhaitez mener sur cette année à venir ?
  • Hobbies : s’investir dans un hobby est souvent un des meilleurs moyens de trouver un équilibre psychique. Je me suis fixé en 2017 d’apprendre à jour du Ukulele. On trouve plein de méthodes sur Youtube, ya plus qu’à m’en acheter un…
  • Esprit : un autre pilier fondamental est de réfléchir à sa propre spiritualité. On ne parle pas forcément de religion ici, cela peut prendre une toute autre forme. 2017 pourrait être par exemple une bonne occasion de se mettre régulièrement à la méditation !
  • Famille et amis : avez vous envie de reconnecter avec un proche qui s’est éloigné ? De reconstruire des choses, ou d’accorder plus de temps à un groupe d’amis en particulier ?
  • Argent : au delà des objectifs un peu flou (on aimerait tous avoir plus d’argent !), il est peut-être possible de déterminer des pistes plus précises, des ébauches de plan à dérouler au cours de l’année à venir.

En face de chaque “branche”, écrivez donc, en quelques mots simples, entre 1 et 3 objectifs. Peut-être que certaines branches seront plus légères que d’autres, ce n’est pas grave. Le plus important est que ce schéma représente votre équilibre de vie. On ne peut pas vivre que pour le travail, ni que pour les loisirs ; une vie épanouie s’appuie sur plusieurs piliers, tout comme une table ne peut tenir debout qu’avec plusieurs pieds.

Une fois ce schéma fait, imprimez le. Accrochez le à un endroit où vous passez régulièrement. Le mien est bien visible depuis mon bureau.

Visualisation au quotidien

Et ensuite… lisez ce schéma. Aussi souvent que possible. Tous les jours si c’est envisageable. Souvenez vous chaque jour que constituera cette année 2017 ce que vous avez souhaité de mieux pour vous-même. Ces techniques d’affirmation, de visualisation (n’hésitez pas à vous imaginer en train d’accomplir ces projets !) sont de vieux trucs de développement personnels mais qui marchent bigrement bien, à condition de les intégrer dans votre routine quotidienne. C’est pourquoi il est important d’avoir votre mindmap 2017 en permanence à portée de regard.

Une fois ce schéma bien en tête, et à portée de main, réfléchissez à comment exécuter ces objectifs. Quelles sont les étapes pour y parvenir ? Comment faire en sorte que chacun des longs chemins que vous recensez en tant qu’objectifs puissent commencer chacun par un simple premier pas ?

Je vous souhaite à tous une très belle, riche, et épanouissante année !

Finalement, les robots ne vont (peut-être) pas tuer nos jobs

Une remarquable conférence TEDx datant de cet automne remet en question pas mal de discussions autour de la robotisation, de l’automatisation qui est de plus en plus présente. Nombreux, dont moi, affirment haut et fort qu’il faut se préparer à une chute spectaculaire des emplois dans le monde, le numérique nous amenant à automatiser de très nombreuses tâches : les emplois de caissières, de routiers, d’accueil à la banque, pour n’en citer que quelques uns, sont très objectivement menacés à une échéance de moins en moins lointaine.

L’économiste David Autor nous propose une lecture un peu différente : certes, la destruction d’emploi est inévitable. Pire, elle n’est pas nouvelle : entre la fin du XIXème siècle et maintenant, le travail agricole aux Etats-Unis est passé de 40% de la population à moins de 2%. Du point de vue du paysan de 1850, c’est une nouvelle terrible. Mais si l’on regarde les choses autrement :

  • la créativité et l’inventivité humaine qui a permis de réduire de 98% la main d’oeuvre tout en continuant à assurer la mission de nourrir son peuple est impressionnante
  • la chute de cette manne de travail a provoqué un malaise dans l’inadéquation entre formation et emploi, mais a aussi provoqué l’explosion (et le financement) des lycées américains qui permettent les emplois (et les compétences) d’aujourd’hui
  • force est de constater qu’il n’y a pas plus de chômage aujourd’hui à l’époque. En revanche, la plupart des métiers actuellement pratiqués n’existaient pas, et n’étaient même pas imaginables à l’époque. Qui aurait pu à l’époque décrire le métier de développeur web, de prof de yoga, ou de dresseur de pokémons ?

Un autre aspect intéressant de la conférence, même s’il est moins surprenant -et bien moins positif- est le fossé qui se creuse entre la main d’oeuvre hautement qualifié, et celle non qualifiée. L’automatisation va en effet s’attaquer pour bonne partie aux activités d’une certaine “classe moyenne”, ne laissant champ libre, si l’on ne fait rien, qu’à des ingénieurs, ou de la “petite main” qui sera chargée de ce que les robots ne savent pas faire. Pas très réjouissante projection !

Les concepts tels que le revenu de base nous amènent à nous préparer à une chute drastique du nombre d’emploi. Mais réfléchir AUSSI avec d’autres perspectives est important, et le point de vue pondéré, réfléchi et argumenté de ce professeur est bigrement intéressant. A voir !

Vous ne ferez jamais une grande carrière

Dans ce talk un peu provocateur, mais qui touche au coeur, Larry Smith, un économiste canadien, nous remue au plus profond de nous même pour se poser une question d’importance : pourquoi ne ferons-nous pas une grande carrière ? Quels sont les freins, les excuses, les prétextes qui font que nous allons abandonner, ne pas explorer les pistes lancées par nos passions, nos envies. Continuer la lecture de « Vous ne ferez jamais une grande carrière »

Ces petits riens

En écho à l’excellent essai des nouveaux MacBook Pro de Numerama (et aussi plus modestement à mon article), j’ai réalisé que ce qui manque aujourd’hui le plus aux nouveaux MacBook, ce sont toute une série de petits détails, souvent presque insignifiants, qui faisaient que l’expérience d’utilisation du Mac était unique. En vrac :

  • Le carton “Designed by Apple in California” qu’il fallait soulever avant de découvrir son nouveau joujou en ouvrant l’emballage de mon premier Powerbook
  • La petite lumière qui pulsait en suivant les rythmes cardiaques sur le rebord lorsque mon Mac était en mode sommeil
  • L’enrouleur autour du bloc d’alimentation
  • L’aimant qui simplifiait le branchement de son MacBook
  • Le même aimant qui a sauvé la vie de tant de maladroits
  • Le “dong” qui personnalisait tant le Mac au démarrage
  • La pomme illuminée à l’arrière de l’écran qui rendait un Mac visible à l’autre bout d’une boite de nuit lorsqu’un DJ mixait
  • La petite vidéo de bienvenue à l’installation d’OSX
  • La Pomme sur le clavier
  • On n’avait pas de Wi-Fi pourri puisqu’on avait un AirPort super performant
  • L’idée que l’objet était passé mille fois entre les mains d’un Steve Jobs exigeant

Tous ces petits détails ont disparu un à un… et font qu’aujourd’hui les Mac sont des machines magnifiques techniquement, mais d’une froideur qui fait peur. Dommage.