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La révolution du lien hypertexte

C’est connu, Tim Berners-Lee a inventé le web. Au coeur de sa proposition, la notion d’hyperlink n’était pourtant pas inédite dans le milieu de l’informatique. Mais c’est son exploitation pour le grand public qui a fait de l’Internet d’aujourd’hui ce qu’il est : une toile sur laquelle on peut bondir d’un bout à l’autre de la planète, d’une idée à une autre, d’une connaissance à une autre (et aussi d’une stupidité à une autre !)

Comme du sucre dans le lait chaud

Le numérique se décline à toutes les sauces (ne me dites pas digital !). Sans numérique, pas d’innovation. Fracture numérique, source de tous les maux. Startup du numérique, qui ringardise l’entreprise. Enfin, c’est ce que l’on se dit.

Cette obsession pour le numérique n’est (presque) pas injustifiée, tant l’impact est fort. Jamais une révolution ne s’est diffusée aussi rapidement. Rares sont les métiers qui ne sont pas concernés. Et nombreuses sont les étapes à franchir pour moderniser usages, organisations et process, grâce à l’informatique, à Internet.

Un réflexe me semble toutefois antiproductif : traiter le numérique comme un nouveau dossier, un silo supplémentaire.

J’aime beaucoup proposer l’exercice suivant à mes interlocuteurs : lorsque l’on parcoure un document listant les grands projets que l’on va accomplir dans le domaine du numérique, je suggère de remplacer le mot « numérique » par « électricité ». Car, pour moi, le numérique a destination à devenir aussi courant, aussi banal, et aussi indispensable que l’est l’électricité. Et de la même manière qu’il ne viendrait plus à l’idée de personne de parler d’un projet comme étant lié à l’électricité, il faut faire en sorte que le numérique infuse partout, dans tous les services et dans toutes les cultures.

Il serait par exemple stupide de traiter les nouveaux usages amenés par le numérique comme n’impactant que l’avant-vente : lorsqu’un client attend de votre entreprise qu’elle réagisse avec la même souplesse et la même rapidité que les services qu’il utilise au quotidien sur Internet, il serait vain de ne changer les modes de fonctionnement d’un seul service de votre entreprise.

De l’avant-vente à l’après-vente, de la production jusqu’au marketing, c’est partout que le numérique et ses usages doit prendre sa place. Sans dogme, sans excès ou délire utopique. Mais partout. On le perçoit à tout moment, sans forcément pouvoir l’identier clairement. Comme l’électricité. Comme le sucre dans le lait chaud !

Partir du “Pourquoi ?”

La question préférée d’un enfant est sans aucun doute “Pourquoi ?”. Jusqu’à l’exaspération des parents, il va questionner chacun des éléments constituant son environnement.

Cette conférence nous apprend à se réapproprier ce réflexe de l’enfance, et de l’utiliser comme étant le fondamental de nos démarches professionnelles

Comment gérer le stress ?

Que ça soit dans sa vie personnelle ou professionnelle, le stress est une source bien connue de frein dans votre activité. Lutter contre un ennemi, c’est d’abord le connaître, et c’est ce que propose ce talk : partir à l’exploration de ce qu’est le stress, et ce qu’il provoque dans son cerveau et son corps…

L’effectuation dans la pratique

Cet article est la suite d’un premier article qui vous présentait le principe d’effectuation. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille de commencer par celui-ci.

Résumons : nous avons donc posé les bases de la philosophie même de l’effectuation : ne pas attendre que le projet parfait vous tombe entre les mains, mais tirer profit de ce que l’on a sous la main pour pouvoir explorer des terrains jusqu’aux plus inattendus…

Accueillir les surprises

Vous commencez à le comprendre, cette façon de fonctionner fait beaucoup pour agrandir l’étendue du possible, et faire en sorte que des choses surprenantes puissent survenir. De toute manière, soyons honnêtes, n’importe quel projet apporte son lot de surprises. La différence est qu’ici elles sont non seulement bienvenues, mais même attendues. De la même manière que les méthodes agiles font en sorte d’intégrer l’impondérable, on va travailler ici de manière empirique :

pourquoi se raconter la fable d’un projet qui se déroulera sans accroc, et baser sa conduite de projet sur cette pensée magique, alors qu’il est finalement bien plus logique et sain de conduire dès le premier jour son projet en anticipant que ça va être le bazar.

Mais, on l’a vu, l’effectuation va quelque part encore plus loin que le lean puisqu’il n’y a pas ici vraiment de projet initial, mais plutôt une exploration de l’étendue du possible. Et c’est pourquoi les surprises sont particulièrement bienvenues, car ce sont finalement elles qui vont impulser vos actions. Les théoriciens de l’effectuation résument cette étape clé par cet exemple : “si on vous donne des citrons, vendez de la limonade !”.

Une opportunité inattendue, un feedback client, un accident de parcours, n’importe quel élément peut nourrir cette sérendipité !

Le chaos ? Oui, mais organisé

Tout ce qui a été décrit précédemment peut faire peur : on part sans projet, la fleur au fusil, on se laisse guider par des feedbacks qui peuvent être des plus inattendus, difficile au premier abord d’imaginer quelque chose de cohérent, de solide en faisant cela.

Et pourtant… cherchons à comparer une démarche classique, et la démarche d’effectuation :

  • dans une démarche classique, on part d’un projet, qui quelque part s’apparente à une vision : on émet des hypothèses de succès à long terme, puis on jalonne les étapes permettant d’y parvenir
  • avec l’effectuation, on part du recensement des forces en présence, et on se met de manière intense à l’écoute de son environnement pour “prendre la vague” d’une opportunité
  • dans un projet classique, on passe beaucoup de temps et d’énergie à résoudre les problèmes permettant d’accéder à l’objectif final, en particulier lorsque le projet a été imaginé sans tenir compte de ce que vous avez déjà à disposition
  • avec l’effectuation, l’énergie passée l’est pour nourrir des partenariats et accrocher des opportunités plutôt qu’à résoudre des problèmes pour parvenir à un objectif
  • gros point positif d’un projet “classique” : partager une vision permet de fédérer une équipe, de la motiver dans un but commun
  • dans le cadre de l’effectuation, le flou peut décourager ou faire peur. Mais l’adrénaline d’exécuter rapidement une action relative à une opportunité est le vrai carburant d’une équipe ainsi formée

Pour être clair : l’effectuation n’est pas une façon de procéder adaptée à toutes les situations.

Pour des projets lourds, les conduites de projet classiques sont robustes et ont fait depuis longtemps leurs preuves. Pour des projets nécessitant de la souplesse et de l’adaptation, tout en ayant un objectif fixé à l’avance, les méthodes agiles et le lean s’avèrent redoutablement efficaces.

Je pense qu’il faut plutôt voir l’effectuation comme une autre voie possible, un outil supplémentaire que l’on peut dégainer lorsque les circonstances s’y prêtent.

  • avant tout, l’absence d’un projet fédérateur : ça ne doit pas être vécu comme un point rhédibitoire, puisque des voies existent
  • l’opportunité de ressources ou d’une équipe déjà sous la main mais sous-utilisés
  • la volonté de découvrir un nouveau marché, ou d’explorer un terrain vierge

Enfin, il faut avoir conscience que ces façons de faire peuvent faire peur ou décourager certains, et au contraire stimuler de manière très puissante d’autres : il est donc indispensable de jauger l’état d’esprit des forces en présence avant de se lancer dans de telles aventures.

En revanche, je ne peux que vous inviter à expérimenter l’effectuation, à l’occasion d’une période de creux, que ça soit à titre personnel (vacances, chômage…), ou professionnel (inter-contrat ou creux dans son coeur de métier).

Envie d’expérimenter ? Parlons en ! J’ai eu l’occasion de pas mal expérimenter, et d’accompagner des équipes dans des expériences d’effectuation. Rejoignez nous dans l’exploration de ce nouvel univers !

Se concentrer avec la travail profond

Ce résumé du livre “Deep Work” va vous permettre de redécouvrir un secret pourtant pas bien caché mais souvent ignoré : pour travailler correctement, il n’y a pas d’autres moyens que de se concentrer sur une tâche, et d’écarter tout sujet de distraction.

Dans cet ouvrage, l’auteur va au bout de ce raisonnement en décrivant les vertus de l’isolement complet, pourquoi pas dans un chalet isolé ! Le livre se résume en quelques concepts clés qui sont bien listés dans cette vidéo.

Le Lean ne vous suffit plus ? Tentez l’effectuation !

Gros sujet aujourd’hui : lorsqu’on entreprend, en particulier dans un domaine qui exige de l’innovation, on se rend rapidement compte que des méthodes “classiques” de conduite de projet ne sont pas adaptées. On ne peut pas se contenter de s’organiser avec l’hypothèse que tout va se passer de manière linéaire, d’un point A à un point B.

La réalité est beaucoup plus chaotique et imprévisible. Se pose alors la question : faut-il renoncer à toute forme d’organisation, et laisser voguer le navire, ou bien chercher de nouvelles idées pour amener, de manière empirique, un cadre à ce qui peut s’apparenter à un joyeux foutoir ?

Lire la suiteLe Lean ne vous suffit plus ? Tentez l’effectuation !

Démarrer jeune

Je vais vous parler de souvenirs assez personnels : mes tous débuts avec l’informatique. Et je vais essayer de le faire sans trop passer pour un vieux schnock, ce qui ne sera pas simple 🙂

J’ai du mal à me dire que j’ai démarré ma carrière d’informaticien au moment de mon premier job salarié, ni même au moment de mes études d’informatique, tellement “l’avant” avait été riche pour moi.

Noël 1984, j’avais 11 ans. Sous le sapin, un drôle de jouet : un Oric Atmos, ordinateur préhistorique de l’époque des micro-ordinateurs 8 bits qui fleurissaient à l’époque. Je bidouille quelques trucs, intrigués par le manuel qui parle de langues étrangères inconnues : le Basic, l’Assembleur.

Printemps 1986, son successeur, l’Oric Téléstrat, mise tout sur le Minitel, en vogue à l’époque. Et moi aussi. Je passe l’été à lire tout ce qui passe sur le sujet, revues, livres. Et je me lance, très exactement le 28 août, avec mon premier “micro-serveur”. Une sorte d’ancêtre du blog, mais hébergé chez soi, et avec une seule personne à la fois pouvant consulter le site, en passant par ma propre ligne téléphonique. C’était plus que rudimentaire, mais cette expérience m’a marqué à vie : même seul, même pré-ado un peu timide isolé dans sa chambre, on pouvait imaginer un truc dans sa tête, le créer, le publier, le mettre à disposition du “monde” (enfin… des quelques dizaines de visiteurs que j’ai pu avoir).

RIP le minitel (et mes cheveux)

Tout s’est très vite enchainé par la suite : j’ai commencé à 13 ans à donner quelques cours de programmation, je me suis investi dans un club informatique comme en trouvait à l’époque (salut aux anciens de Micro$ Data !). Puis d’autres programmes, d’autres projets… Tout s’est passé finalement vite. Et j’aime me dire que plus de 30 ans plus tard, je continue à me lever le matin avec l’envie d’apprendre des trucs nouveaux, et d’expérimenter de nouvelles idées.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce que cette première expérience a marqué toute la suite de ma vie, attisant mon esprit d’entrepreneur bien avant que je sache que le mot existait.

Depuis ce temps là, j’ai un infini respect et une grande curiosité à observer des jeunes, voire des très jeunes, se lancer dans leur passion. Parce que je sais qu’avec la fougue et la naïveté qu’on a à cet âge là, on peut soulever des montagnes, et explorer des terrains qu’un adulte un peu trop formaté par la vie ne pourrait même pas imaginer.

J’ai la chance d’avoir des enfants qui ont eux aussi cet esprit là. Et j’ai pris un grand plaisir à faire cette vidéo avec eux, où l’on parle de cette thématique de la jeunesse. N’hésitez pas à partager vous aussi vos expériences, et à nous suivre pour continuer à découvrir nos aventures !

Comment la technique peut nous protéger de la distraction ?

Les smartphones monopolisent notre esprit. Nous les consultons plusieurs centaines de fois par jour ! Et si nous ne les consultons pas, ce sont eux qui nous rappellent à l’ordre via des notifications incessantes.

Comment repenser ce système et faire en sorte que la technique soit à sa vraie place, là où elle peut nous faire grandir, et pas nous rabaisser à un rôle d’esclave de ses sollicitations ? Un intervention éclairante de Tristan Harris, un ancien UX Designer chez Google qui a fondé Humane Tech, centre dédié à la réflexion sur une informatique plus humaine.