Facebook et son influence

On n’a pas fini de vivre les conséquences du Brexit annoncé depuis maintenant 3 ans. Mais comment les britanniques en sont arrivés à ce vote ?

Ce talk très intéressant décortique le rôle qu’ont pu jouer les réseaux sociaux, et Facebook en particulier, dans l’influence sur les électeurs avant de mettre leur bulletin dans l’urne. En n’oubliant pas que Facebook a également joué un rôle primordial dans la victoire de Trump en 2016 !

Derrière cette enquête, c’est surtout le phénomène d’influence qui est ici décrit. Comment les gens vont jusqu’à oublier leur réalité du quotidien, de la “vraie vie”, pour y substituer les sensations qu’ils ont devant leur écran. Comme si le message ainsi diffusé imprimait mieux dans les esprits que le vécu.

Comme toujours, les réseaux sociaux représentent le pire comme le meilleur de l’humain. C’est un caisson amplifiant jusqu’à l’extrême les thèses les plus sophistiquées comme les discussions de comptoir les plus hors sol. On reviendra sur la perception des réseaux sociaux par leurs usagers…

Bonnes pratiques de visioconférence

Je constate fréquemment que, malgré une technique maintenant au point, la plupart des utilisateurs de visioconférence n’en font pas vraiment un usage optimum.

J’ai fait un petit podcast sur le sujet, que voici

En complément, voici quelques conseils que je peux donner, après avoir expérimenté plein d’usages différents, et en utilisant au quotidien ce magnifique outil :

  • Pas besoin d’équipement haut de gamme pour réussir une visioconférence ! N’importe quel téléphone un peu récent suffit. J’utilise pour ma part un iPhone 6S, et qui ne m’a jamais fait défaut
  • Utiliser de préférence un téléphone, ou une tablette : les versions “app mobile” des outils de visio sont souvent bien plus matures que leur équivalent Desktop. De plus, l’intégration audio/vidéo est souvent bien meilleure sur un téléphone (il ne faut pas oublier en outre qu’un iPhone récent est plus puissant que la plupart des ordinateurs portables…)
  • Si vous avez besoin de faire un conférence à plusieurs, il est parfois plus simple de s’installer chacun derrière son ordinateur plutôt que d’avoir une “salle de visioconférence” dans laquelle s’entassent une partie des participants. Ainsi, tout le monde est sur un pied d’égalité, et il n’y pas de différence de traitement entre les présents sur place et ceux à distance !
  • Si vous tenez à vous réunir dans une salle, peu importe l’équipement, en revanche il est important d’avoir un micro omnidirectionnel pour que chacun puisse être audible
  • Plus généralement, le son est l’élément primordial d’une visioconf réussie. La vidéo peut être perfectible, mais un son trop grésillant ou instable va vous agacer très rapidement. Si vous le pouvez, utilisez un micro-casque
  • La visioconf s’accomode peu d’un fonctionnement où tout le monde parle à la fois. Il va falloir se discipliner, ne pas trop couper la parole, mais c’est finalement pour le meilleur ! Si vous avez du mal, je conseille d’avoir un “maître de cérémonie” qui passera la parole, et qui devra s’assurer que chacun a l’occasion de s’exprimer. Et lever la main pour demander à prendre la parole n’est pas réservé à une salle d’école primaire !
  • N’hésitez pas à vous connecter plusieurs fois. Par exemple, il m’arrive d’être connecté trois fois sur une visio, avec mon téléphone pour être filmé, ma tablette pour pouvoir dessiner sur le tableau blanc, et mon ordinateur pour partager l’écran et faire des démonstrations
  • Pour “casser la glace”, et vous habituer à cet environnement, n’hésitez pas à faire des visioconf sans enjeu. Par exemple, il m’arrive de faire des visios un mug à la main pour faire une pause café entre collègues, et parler de tout et rien, dire du mal des gens, se raconter les potins, bref rendre la visio (presque) aussi conviviale qu’une machine à café !
  • Si je n’avais qu’un seul conseil à donner, c’est celui ci : il faut absolument désacraliser la visioconférence. En ayant suffisamment confiance en la technique, et en ne faisant pas de la communication avec la personne à distance un moment clé, mais au contraire une expérience aussi banale que ce qu’est devenu un coup de téléphone à un interlocuteur

Le jour où vous commencerez une visioconf sans dire “allooooo tu m’entends ????”, ça voudra dire que vous avez suffisamment confiance en votre outil, et donc que votre pratique est en bonne voie !

Richard Stallman s’en va

Richard Stallman, l’inventeur du logiciel libre, et l’évangéliste infatigable d’une autre façon d’envisager le développement logiciel, s’en va, par la petite porte, en démissionnant le plus discrètement possible de son poste au MIT, et surtout de la présidence de la Free Software Foundation, suite à un mini-scandale plus ou moins lié à l’affaire Epstein et aux tensions qu’amènent toutes ces affaires liées à la sexualité.

(sans chercher à m’aventurer sur un terrain glissant, disons juste que Stallman n’est pas accusé du tout d’agression sexuelle, mais d’une prise de position plutôt abrupte suite à une accusation portée sur un de ses défunts collègues).

Stallman est une légende dans le milieu du développement, car il a par sa personnalité et sa conviction, initié et personnifié à lui tout seul tout le mouvement du logiciel libre, incitant les développeurs et l’industrie informatique à lutter contre la notion même de licence logicielle en tant que propriété intellectuelle, considérant que l’oeuvre logicielle doit faire partie des biens communs, une sorte de patrimoine immatérielle de l’humanité.

De grands logiciels sont sortis de ce mouvement, dont Linux, Firefox… Le logiciel libre, et son pendant un peu plus politiquement correct l’open source, ont marqué, et continuent à marquer cette industrie.

Pourtant, je n’ai jamais considéré Stallmann comme étant le meilleur représentant possible du mouvement. J’avais écrit à ce sujet il y a quelques années, en argumentant que d’utiliser une personnalité aussi clivante n’était pas forcément la meilleure idée qui soit, lorsqu’il s’agissait de trouver une nouvelle force face à une industrie de plus en plus portée par le monde financier.

Le logiciel libre est depuis quelques années dans une situation assez paradoxale. Son influence n’a jamais été aussi grande, il suffit de regarder le nombre de logiciels faisant tourner Internet et le web aujourd’hui ; même Microsoft s’y met depuis quelques temps. Mais c’est comme si l’argent s’était éloigné de la notion de licence logicielle, pour se concentrer sur la vente de services, en SaaS, là où le code logiciel n’a pas à être libre ou non : il est de toute manière caché derrière des serveurs qui délivrent du service de manière commerciale, caché dans un territoire où ni Stallman, ni les autres ne peuvent intervenir.

Difficile de dire si le mouvement du logiciel libre, et la FSF, vont trouver un ton nouveau avec le départ de Richard Stallman. Mais le modèle économique du libre est un domaine qui reste passionnant, et fragile.

L’après smartphone se profile. Mais à quoi ressemblera t’il ?

La présentation des nouveaux appareils photo, pardon, des nouveaux smartphones de chez Apple, lors de la traditionnelle présentation (on ne dit plus “keynote”, on dit “special event”) de rentrée, n’a pas vraiment passionné les foules, même si les investisseurs sont eux ravis de voir s’étoffer l’activité “services”, fort lucrative, de la firme.

Cela fait déjà un moment que l’on parle d’itérations successives : difficile, en étant objectif (même si les orateurs de chez Apple le sont fort peu), d’utiliser désormais à outrance le terme “révolution”, tellement les évolutions des téléphones intelligents se font maintenant à petits pas, certes assurés, certes parfois impressionnants de maîtrise technologique, mais sans grand chamboulement.

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Dans JD&Co, il ya “&Co”

Lorsque j’ai créé cette structure, début 2017, je n’ai pas choisi le nom au hasard. Contrairement à ma précédente entreprise, eComs, je souhaitais faire de celle-ci un terrain propice aux collaborations de toute sorte. Mais en particulier sur un terrain familial.

J’ai deux enfants qui m’ont depuis leur plus jeune âge vu travailler sur un ordinateur. En général, un enfant peut avoir deux types de réactions, complètement opposées, face à un travail (très) envahissant : soit le rejeter complètement, soit s’y intéresser. Et, peu à peu, c’est ce qui s’est passé. Sans que je cherche à les influencer en ce domaine, Gabriel et Hugo se sont petit à petit rapproché de mon environnement de travail. L’aîné, après des études de commerce, s’est spécialisé dans l’e-marketing et l’e-commerce. Le cadet fait des études d’informatique pour devenir développeur.

Même si le projet était un peu flou, je m’étais donc dit, dès les premiers jours de JD&Co, que cette aventure ne serait pas forcément solitaire. Et c’est le moment aujourd’hui de prendre ce virage, et de concrétiser cette collaboration on ne peut plus proche.

Tout d’abord, nous avons envie de retravailler la présence en ligne de l’entreprise. Pas vraiment en faisant de la publicité très formatée, mais plutôt en vous faisant partager, via diverses publications, nos échanges, nos cogitations. Je me suis souvent heurté à un décalage entre ma façon de voir le métier, et ce qu’en attendait une partie de mes clients potentiels ; pour éviter tout quiproquo, il m’a semblé, après pas mal de réflexion, que le meilleur moyen de s’assurer d’être “sur la même longueur d’ondes” était de partager au maximum, d’échanger, d’utiliser les réseaux sociaux pour en faire non pas une plateforme publicitaire, mais un vrai usage interactif, et qui j’espère va permettre de faire émerger des collaborations fructueuses.

Ensuite, nous lançons de grands travaux autour de l’offre commerciale de l’entreprise, qui se concrétiseront pour sa part la plus visible par une grande refonte du site web, qui était largement délaissé. Techniquement, en le remettant au goût du jour (adieu Visual Composer, bonjour Elementor), et surtout en travaillant le contenu pour présenter une offre qui reflétera nos compétences cumulées. Je garde bien entendu ma dominante technique, mes interventions en entreprise, mais nous réfléchissons aussi à diverses offres, plus larges, cumulant nos expériences et nos envies. Sur des terrains tels que l’ecommerce ou la présence en ligne, le but est ici de proposer une expérience “complète”, mêlant technique et stratégie commerciale, opérationnel et stratégique. Tout en restant dans le cadre d’une petite agence, fonctionnant de manière artisanale, et même, on peut le dire, familiale !

J’ai toujours pensé que le collaboratif pouvait être très puissant lorsque l’on parvenait à prendre le meilleur de chacun pour en faire un résultat original et où l’on obtient le cumul des compétences, et pas le plus grand commun dénominateur. Et j’ai hâte de vous présenter ce que nous avons

Bienvenue donc dans ce nouveau chapitre de JD&Co, nom qui prend désormais toute sa signification !