Une nouvelle approche !!!

Une nouvelle approche publicitaire vient de débarquer sur notre support préféré : le web, youtube pour être plus précis.

Il s’agit d’une pub faite pour  tipp-ex, marque connue de tout les écoliers au monde. Là où réside la nouveauté est dans l’intéractivité apportée. En effet, c’est directement l’internaute qui choisit l’un des deux choix possibles de départ (je tue , ou je ne tue pas), bien vu de la part du publiciste qui surfe sur la vague écolo omniprésente de notre quotidien.

De là tout un florilège de fins possibles, toutes apportées avec beaucoup d’humour et toujours autant d’intéractivité puisque c’est l’internaute qui entre directement le “mot clé” déterminant.

Outre la réussite tant publicitaire que technique de cette pub, elle trace (je le crois) une nouvelle voix dans les modes de diffusion de promotion des produits qui nous entourent. Le spectateur devient acteur – une révolution dans ce milieu où les publicités passent en boucle sur nos écrans.

Il est asssez facile d’imaginer que dans un proche avenir la publicité sera :

  • multi-supports
  • intéractive
  • qualifiée (adaptée au public la regardant)

Imaginez alors le merveilleux champ de travail pour les industries de la publicité.

Je vous laisse le lien que vous attendez toutes et tous :

Google Instant : technologie au service de l’ergonomie

La nouveauté annoncée par Google aujourd’hui, c’est Google Instant : une révolution qui apparaîtra douce pour la plupart des utilisateurs, mais qui est un véritable tour de force technologique !

Au commencement, la page d’accueil de Google était très épurée, et ne servait qu’à saisir rapidement quelques mots-clés, avant de valider et d’afficher une seconde page listant les résultats de la recherche. Du grand classique, tel que dicté par les limitations du protocole HTTP : chaque interaction avec le serveur doit se concrétiser par un changement de page.

L’arrivée d’Ajax et de tout un tas d’usages plus ou moins maîtrisés de Javascript a amené une grande évolution : la possibilité, dans un champ de recherche, d’afficher des suggestions avant de valider sa saisie. Bien pratique pour éviter des fautes d’orthographe, ou élargir son horizon de recherche lorsque l’on utilise des mots-clés flous. Egalement une belle source d’amusement pour ceux qui cherchaient des suggestions drôles !

Google Instant représente l’étape suivante dans cet accompagnement de l’utilisateur Google : cette fois-ci, au lieu d’afficher des suggestions pour aider à l’affichage pertinent de la page de résultat, Google affiche directement… la page de résultats ! qui évolue donc au fur et à mesure de sa frappe au clavier.

Techniquement, c’est un réel exploit : on était encore à s’étonner de la réactivité de Google, qui affichait très rapidement sa page de résultats, on a maintenant autant de pages de résultats que de caractères frappés au clavier dans le champ de recherche ! Une montée en charge maîtrisée admirablement, d’autant plus que la vitesse d’affichage est toujours fulgurante.

Mais c’est sur la maîtrise de Javascript et la fluidité et le naturel de l’interface que le résultat est le plus intéressant :

  • La page d’accueil se transforme d’une manière très fluide en page de résultats
  • Le texte le plus prévisible s’affiche en gris clair à la suite de sa saisie
  • Le bouton “I’m feeling lucky”, loin de disparaître, se retrouve à la suite de chacune des suggestions

Les concepteurs de l’interface sont même allés jusqu’à conserver le bouton Rechercher, qui a un double usage :

  • Il rassure les utilisateurs les plus débutants
  • Il permet de valider sa saisie “stricte”, sans tenir compte d’aucune suggestion (c’est souvent le reproche que l’on fait à ces moteurs de suggestions)

Vous l’avez compris, c’est donc un résultat proche de la perfection que nous offre là Google, aussi bien techniquement qu’ergonomiquement.

Vers des interfaces plus fluides

Ce blog parle beaucoup de TV interactive, et Google Instant montre la voie vers des interfaces parfaitement adaptées à ce média : on est ici très très loin du “diktat” de HTTP qui imposait un découpage en pages. Ce sentiment d’interactivité rend les interfaces web beaucoup plus matures pour d’autres médias…dont la TV.

En bonus, la saisie d’une recherche Google va donc désormais, la plupart du temps, économiser un clic (celui sur le bouton “Rechercher”). Petit détail certes, mais qui a son importance lorsqu’on utilise un périphérique d’entrée aussi frustre qu’une télécommande, ou qu’une tablette tactile !

La fin du référencement ?

Certains se sont jetés tête la première dans un certain catastrophisme à l’issue de cette présentation, prédisant la fin du SEO. Je suis loin d’être expert en la matière, mais le ressenti avec un regard extérieur amène plusieurs réflexions, bien moins pessimistes :

  • Google ne fait ici qu’optimiser sa mission de mise en avant de liens : au lieu d’afficher une page de résultats, elle va vous en afficher autant qu’il y a de lettres dans votre recherche ! Certaines apparaîtront furtivement, mais elles seront là, sous l’oeil de l’utilisateur. Et qui dit page de résultats…dit affichage de liens publicitaires !
  • La recherche contextuelle va effectivement orienter le comportement de l’utilisateur. Mais, fondamentalement, un site bien positionné le restera, la pertinence seule évoluera. Encore une fois, je suis loin d’être expert en la matière, mais un simple raisonnement de “bon sens” laisse à penser que le résultat risque d’être un trafic peut être moins important…mais plus qualifié, et avec des perspectives de taux de rebonds meilleurs. Est-ce un mal ? Sans doute pas, sauf à se droguer aux chiffres bruts de fréquentation qui ne veulent pas dire grand chose lorsqu’on recherche au final des lecteurs attentifs et actifs, ou des clients prêts à acheter son produit.
  • Enfin, les SEO vendant une “première position” ou une “première page Google” vont effectivement avoir du mal à maintenir tel quel leur discours. Là aussi, réviser ses stratégies d’objectifs SEO sera sans doute une bonne chose, même si je souhaite bon courage avec certains clients…
  • Ce nouvel usage va également remettre en avant les mots clés extrêmement simples puisqu’il “arrête” rapidement l’utilisateur en lui proposant le résultat avant même la fin de sa saisie ; pour reprendre l’exemple de ma copie d’écran ci-dessus, il n’y a plus vraiment d’intérêt à se positionner sur “clermont-ferrand”, puisque les utilisateurs vont taper “cler” qui se transformera en “clermont” par défaut. On va donc avoir dans les jours à venir une vraie bataille pour se positionner vers le mot clé suggéré par Google (et qui est souvent le plus simple). Autant pour ceux qui cherchaient des combinaisons très complexes de mots pour bien se placer sur un “marché de niche” sur Google.

Sérendipité

On le vit tous dans notre quotidien d’Internaute : on commence par chercher un truc, puis on aboutit sur tout autre chose. C’est souvent chronophage, mais c’est aussi, avec un peu de discipline, ce qui fait la vraie richesse du Net, comparé à la lecture plus linéaire d’un ouvrage ou d’une documentation. Celui qui veut vraiment trouver quelque chose le trouvera, les autres s’enrichiront d’informations pas toujours attendues. Cette richesse, cette sérendipité (pour utiliser des mots compliqués à la mode), c’est toute la recette de l’addiction à Internet. Et Google ne fait finalement que s’y adapter.

Vous l’avez compris, pour moi Google Instant est un réel grand progrès, qui paraîtra vite inaperçu tellement il va rentrer rapidement dans nos habitudes. En tant qu’utilisateur, il me manque toutefois aujourd’hui un élément majeur : l’intégration aux navigateurs ! Je n’utilise en effet jamais la page d’accueil Google… Chrome devrait en toute logique suivre rapidement le mouvement, en espérant que les autres ne trainent pas !

En attendant, longue vie à Google Instant !

AirPlay ou le streaming à domicile pour tous

Le “sneak peek” d’Apple concernant iOS 4.2 était essentiellement tourné sur AirPlay, mise en scène prometteuse d’une technique qui n’en finit plus d’arriver au domicile de M. Toutlemonde : le streaming. Arrivée en fin d’année pour iPhone et pour iPad.

Dans les inconnues : sera t’il possible d’exploiter ces fonctionnalités via le SDK d’Apple ? Si c’est le cas, cela promet des choses plutôt intéressantes à intégrer…non pas dans des apps pour sa TV, puisqu’il n’y en aura pas, mais sur son iPad ou iPhone.

Mine de rien, cela redonne de l’intérêt à l’Apple TV, en l’éloignant un peu de son rôle initial d’usine à location de films, solution fermée de peu d’intérêt à mon sens : les gens acceptent de ne rien télécharger, comme cela se passe avec Spotify, à la condition, psychologique mais réelle, de ne pas acheter “à l’acte”. Si on sort des sous pour un film, on veut le posséder, et pas uniquement le visionner une fois.

En tout cas, considérer l’Apple TV 2 comme un “terminal AirPlay” lui redonne finalement un sens, et le duo iPad/AppleTV, relié par AirPlay est une solution élégante, bien que coûteuse, à la problématique question de l’interface utilisateur d’une TV interactive : on ne cherche plus à faire en sorte que la TV soit un élément “intelligent”, mais simplement le support de visualisation privilégié de l’utilisation d’un iPad ou d’un iPhone ; un peu comme l’on utiliserait un écran externe sur son portable, ou un vidéoprojecteur. Les câbles en moins, bien sûr.

Une autre image serait celle du clavier détaché du PC : on a un “périphérique de sortie”, sa TV connectée à un Apple TV, et un périphérique hybride, à la fois souris, clavier, et afficheur : sa tablette.

Sur la base du duo tablette/TV, avec un flux streamé entre les deux, on peut imaginer un paquet d’applications :

  • Un catalogue d’e-commerce projetant une démonstration du produit sur la télé familiale, tout en conservant l’interface de navigation et de commande sur l’iPad, plus pratique
  • Un iPad commandant des écrans plasma dans un magasin, là aussi pour afficher sur grand écran une présentation produit
  • Des mécanismes de jeu “à la Nintendo DS” (qui possède deux écrans, pour rappel), avec une action sur l’iPad, et des éléments supplémentaires sur la TV
  • Un écran de navigation sur des flux (vidéo, audio…) avec à chaque fois la possibilité de les envoyer sur la TV (et la Hifi) du salon.
  • Une application iPhone faisant la passerelle entre des vidéos stockées sur un NAS local et la TV du salon : on sélectionne son film sur l’iPhone, et on le visualise sur la TV
  • Et l’idée d’une visualisation semi-nomade de vidéos : on commence à regarder un film dans le métro sur son iPhone, on continue sur sa TV de salon, et on termine sur son iPad dans son lit.

Bref, beaucoup d’idées possibles, à condition d’accepter le postulat, risqué, de l’Apple TV : faire le deuil d’une réelle interactivité sur son téléviseur, et le déporter sur d’autres devices. Séduisant… à condition d’avoir l’équipement adéquat ! Internet avec WiFi, c’est maintenant la majorité des foyers. Un écran HD, pourquoi pas. Rajouter un Apple TV –et– un iPad, cela fait un peu beaucoup ! Et, il faut bien l’avouer, cela ne camouflera pas complètement la frustration de pouvoir embarquer des applications sur son AppleTV.. alors que le matériel en est tout à fait capable !

AppleTV 2 : The good, the bad, the ugly

Réactions à chaud après avoir visualisé la grand messe Apple-ienne de la rentrée… (je me concentre sur l’AppleTV, les autres nouveautés étant intéressantes mais plus éloignées des thématiques de ce blog !)

Les bons côté de cette nouvelle AppleTV

  • Le prix ! $99, c’est un ticket beaucoup plus intéressant pour ce que propose la bête. Les 119 euros sont un peu plus exagérés (surtout avec le caractère “psychologique” du prix) mais restent acceptables
  • Les fonctions de streaming sont impressionnantes de simplicité : on commence à regarder un film sur son iPhone et son iPad, et d’un clic, on bascule le film sur sa TV. Cela faisait longtemps que je rêvais de voir de telles possibilités, c’est enfin faisable, du moins abordable pour l’utilisateur lambda… qui se sera équipé Apple de pied en cap, bien sûr !

Les moins bons détails

  • On perd au passage le boîtier alu de la première version. Dommage pour le développement durable (et aussi un peu pour le look de l’engin), mais certainement inévitable pour pouvoir baisser suffisamment les coûts
  • Pas de stockage. On espérait un stockage “cloud”, ce sera : plus d’archivage possible, et l’avénement de la location de contenu en streaming. Un vrai Spotify…payant. Finalement, on en vient à regretter qu’iTunes n’aie pas choisi la même voie. Mais surtout dommage pour quiconque cherche à se faire une vraie vidéothèque, il devra passer son chemin… et sans doute se replier sur des DivX illégaux.
  • 720p : en toute logique (contenu online oblige), l’AppleTV permet de la HD… mais uniquement en 720p. On oublie le 1080p en le réservant aux lecteurs blu-ray… pas chez Apple, donc

Les cartons rouges

  • Pas d’AppStore ni de possibilité d’étendre les fonctionnalités de l’engin ! C’est d’autant plus dommage que l’électronique embarquée est très certainement extrêmement proche de celle d’un iPod touch – processeur A4 inclus, ne serait ce que pour des questions de coût. Mais Steve Jobs l’a lancé dès l’introduction de sa présentation : selon lui, les utilisateurs ne cherchent pas à avoir un ordinateur-bis sur leur TV, mais à regarder des films et des séries…
  • On s’en doute presque, du coup, aucune intégration de flux broadcastés. Sans espace de stockage ni application, la fonction n’aurait de toute manière pas été très intéressante..
  • Peu d’innovation dans l’interface utilisateur : on reste prudemment sur les traces de l’AppleTV 1. Apple nous avait habitué à plus étonnant. Même l’utilisation d’un iPhone en tant que télécommande n’est pas très attirante à priori.

En résumé, on est finalement assez loin de l’approche de la GoogleTV. Les deux produits, que l’on opposait tant qu’on en était au stade des rumeurs, sont en fait deux représentants d’approches extrêmement différentes : minimaliste et très orientée ‘consommation de vidéo’ chez Apple, complète et enrichie chez Google. Voir l’évolution de ces deux produits sera une expérience intéressante dans les mois à venir !