La dématérialisation, mon fils, et moi et moi et moi

Petite analyse maison faite sur la base d’un échantillon représentatif d’un ado, celui qui que j’ai à portée de main, mon fils ainé.

Acte 1 : dématérialisation

Gab’ devait aller voir Oxmo Puccino, une de ses idoles rap. Je l’ai accompagné en concert (belle surprise, au demeurant !), et auparavant on devait aller à une interview donnée à la FNAC. Je conseillais donc à mon rejeton de prendre un truc à faire signer pour qu’il aie un souvenir de l’événement.

Dialogue :

  • Moi : ah mince, mais pas t’as pas son dernier CD ? Tu vas faire signer quoi du coup ?
  • Lui : bah, pas grave, j’imprimerai un truc que je trouverai sur le net
  • Moi : Mais euh… ça craint quand même d’aller voir un artiste et de lui dire en gros “j’ai rien acheté de toi et je pirate tes disques, tu me signes une dédicace ?”
  • Lui : Mais je pirate rien, j’écoute ses disques sur Spotify !

Comment on dit en langage de djeunz, déjà ? Ah oui : OWNED !

Comme quoi, même en étant sur le net toute la journée, ça ne change rien au fait qu’à 30 et quelques années, c’est pas si simple de comprendre et anticiper les modes de consommation des générations qui suivent…et de leur forger des outils à leur image..

Acte 2 : Rematérialisation par le virtuel

Cet aprem, sortie du collège, il fallait absolument aller à l’hypermarché du coin. Raison invoquée : acheter le CD de Sinik, autre rappeur de son état. Pourquoi ? Pas pour le CD, c’est sûr, ça fait des années que mon fils n’en achète plus. Mais plutôt pour ceci :

De la réalité augmentée en “bonus” sur le CD. Rien d’extraordinaire, mais une belle réalisation de la part de la société Total Immersion. Des incrustations vidéos s’adaptant au média, une petite application permettant de faire et d’enregistrer ses propres mix. Et surtout, avec le bon buzz qui va derrière, un très beau “levier” commercial pour relancer les ventes du CD. Il ne manque qu’une liaison entre le CD et un media online (style site communautaire, tout galvaudé que soit ce terme…). Je serais curieux de voir les retours sur investissement d’un tel projet : le ticket d’entrée pour de la réalité augmentée est encore élevé.

Acte 3 : Et maintenant ?

Le “coup” du dernier Sinik était parfaitement minuté : trop tôt, et la réalité augmentée aurait été inadaptée. Plus tard, ça aurait été trop tard, car maintenant l’effet de surprise est passé. Si trop de CD reprennent la recette, l’effet de lassitude sera vite grand.

Je ne pense pas que mon fils se remette à acheter des CD. En revanche, qu’il prenne goût à “l’objet”, aux photos du livret, d’utiliser un dialogue plus “proche” avec l’artiste, ça, certainement. Les solutions du type “iTunes Artwork” ne sont pas vraiment satisfaisantes. Et la culture Deezer ou Spotify est arrivée à un point de non retour : hormis, pour l’instant, pour uploader des morceaux sur son baladeur MP3, quel est l’intérêt de gérer ses musiques sur son disque dur ?

Mais, en mettant dans un chaudron du réel, du virtuel, une vraie plus value de l’artiste, une démarche artistique, un peu de live, et d’une manière générale un rapprochement entre le chanteur et son public, il y aurait moyen de faire quelque chose d’artistiquement valable, de financièrement intéressant, et d’éthiquement moins pitoyable qu’un Hadopi déjà daté avant d’être appliqué…

Un peu de changement de sujets


Aujourd’hui j’ai envie de changer un peu de nos habitudes d’informaticien pour aborder un sujet plus vaste et qui à mon avis va susciter un certain nombre de commentaires.
Je veux parler de notre culture, nous Français dans l’âme. Tout le monde s’accordera pour dire que la culture française au sens large est l’une des plus riche et variée au monde (et je ne remets pas du tout cela en cause ici) ; a contrario, il existe une certaine forme de “rejets” sur quelques domaines. Je vais en aborder deux ici :
– la musique et le chant
– les langues étrangères
En effet, le chant n’est pas quelque chose de naturel dans notre culture franco-française. L’écoute de la musique à aujourd’hui une place primordiale dans notre façon de vivre mais en produire amène souvent deux incompréhension :
– soit, “il faut être un expert , c’est pas pour moi”
– soit la gène du jugement d’autrui
Finalement, nous sommes le peuple ouvert que nous crions haut et fort. Un pays comme le Canada a une culture “musicale” dans l’expression très ouverte : on chante en famille, on chante entre ami(e)s , on chante partout ; posez vous cette simple question : ” Avez vous déjà chanté en famille pendant les fêtes ? ” . Ceci nous semble presque inconcevable car nous sommes dans un monde de jugement.
La problématique sur les langues étrangères est la même. N’avez vous jamais remarqué que contrairement à d’autres nationalités moins “riches”,  nous possédons un niveau en langues étrangères très faible. Ceci reste toujours un problème d’ouverture d’une part , de jugement d’autre part. Le fait même de parler quelques mots en anglais amène de suite moqueries et autres.
Or, dans un cadre “professionnel”, nous l’acceptons avec plaisir :
– un concert (je parle pas forcément de groupe méga connus à Bercy mais d’un petit groupe dans un bar)
– un cours de langue
– …
Je vous pose donc cette question :
Pourquoi, nous français, avons nous besoin de ce cadre “rigide” pour ne pas juger autrui sur son “chant” ou son apprentissage d’une “langue” ?

Aujourd’hui j’ai envie de changer un peu de nos habitudes d’informaticien pour aborder un sujet plus vaste et qui à mon avis va susciter un certain nombre de commentaires.

Je veux parler de notre culture, nous Français dans l’âme. Tout le monde s’accordera pour dire que la culture française au sens large est l’une des plus riche et variée au monde (et je ne remets pas du tout cela en cause ici) ; a contrario, il existe une certaine forme de “rejets” sur quelques domaines. Je vais en aborder deux ici :

– la musique et le chant

– les langues étrangères

En effet, le chant n’est pas quelque chose de naturel dans notre culture franco-française. L’écoute de la musique à aujourd’hui une place primordiale dans notre façon de vivre mais en produire amène souvent deux incompréhension :

– soit, “il faut être un expert , c’est pas pour moi”

– soit la gène du jugement d’autrui

Finalement, nous sommes le peuple ouvert que nous crions haut et fort. Un pays comme le Canada a une culture “musicale” dans l’expression très ouverte : on chante en famille, on chante entre ami(e)s , on chante partout ; posez vous cette simple question : ” Avez vous déjà chanté en famille pendant les fêtes ? ” . Ceci nous semble presque inconcevable car nous sommes dans un monde de jugement.

La problématique sur les langues étrangères est la même. N’avez vous jamais remarqué que contrairement à d’autres nationalités moins “riches”,  nous possédons un niveau en langues étrangères très faible. Ceci reste toujours un problème d’ouverture d’une part , de jugement d’autre part. Le fait même de parler quelques mots en anglais amène de suite moqueries et autres.

Or, dans un cadre “professionnel”, nous l’acceptons avec plaisir :

– un concert (je parle pas forcément de groupe méga connus à Bercy mais d’un petit groupe dans un bar)

– un cours de langue

– …

Je vous pose donc cette question :

Pourquoi, nous français, avons nous besoin de ce cadre “rigide” pour ne pas juger autrui sur son “chant” ou son apprentissage d’une “langue” ?

Outil multi-usages

Problématique : parvenir à mettre en place un outil intuitif permettant à la fois :

  • de déplacer un élément dans un espace 2D
  • de modifier sa taille
  • de modifier son orientation

Dans les outils classiques style Photoshop, ces trois manipulations nécessitent autant d’outils différents, souvent peu intuitifs, ou des manipulations pas très simples jouant sur la position du curseur de la souris, son apparence, la position des “ancres”, etc…

Prezi.com (ne pas confondre avec l’autre…) est un éditeur 100% online permettant des présentations spectaculaires (j’en reparlerai sans doute plus tard). Mais l’éditeur inclus est lui aussi innovant. Parfois déroutant, parfois assez magique. Et l’on trouve en particulier cette “roue”, rebutante d’accès, et pourtant extrêmement pratique…

prezi

Cette roue est en fait constituée de trois cercles, représentant chacun un outil différent :

  • Placer la souris dans le cercle le plus au centre, avec les bandes verticales, permet de bouger l’objet.
  • Utiliser les “cercles” au milieu va permettre de changer la taille de l’objet, le rétrécir ou l’agrandir.
  • Le cercle le plus à l’extérieur permet quant à lui d’effectuer une rotation.

Au début, c’est perturbant. Au bout de 30 secondes d’exercice, c’est génial ! C’est complètement intuitif, et on se prend à avoir presque la sensation de “toucher” l’outil, d’imaginer un outil équivalent en dur.

Cet exemple est l’exemple parfait à mon sens d’un élément d’interface osé, très “disruptive” et qui nécessite un apprentissage, qui peut perturber, mais qui améliore vraiment l’usage du logiciel. A méditer !

Traitement de textes feng-shui

Plusieurs essais tentent d’explorer la voie du minimalisme en terme d’interface utilisateur. En contre courant du côté “clinquant” des interfaces informatiques classiques, beaucoup recherchent la simplicité ultime, non seulement pour des raisons purement fonctionnelles, mais aussi et surtout pour retrouver d’une certaine manière la “pureté” et la sérénité qu’on peut retrouver en écrivant avec un papier et un stylo.

Certains sont allés jusqu’à proner un retour…tout simplement au papier, je pense en particulier au grand retour (même si ça s’est avéré être une action marketing…) de la marque Moleskine. Mais d’autres ont tenté de reproduire cette sensation avec un ordinateur.

Le fait de “toucher” l’écran est un premier pas : on exploite les réflexes primaires de l’humain pour lui faire accomplir des actions complexes. Mais ce qui est affiché à l’écran reste très….”informatique”.

Une première tentative, avec le logiciel WriteRoom, répondait à un besoin précis : le désir pour l’écrivain de s’isoler pour pouvoir écrire. WriteRoom proposait une interface on ne peut plus épurée : une interface dénuée de tout bouton, permettant de se concentrer sur l’écriture, en s’isolant du logiciel lui-même, mais aussi du reste du système d’exploitation : plus de barre des tâches, plus d’icônes, plus de messages, même plus d’heure. L’homme et son texte, à défaut d’une feuille de papier. Ce principe a été repris par le traitement de textes Pages d’Apple (et sans doute sur des équivalents PC, mais bon, vous savez, moi, les PC… 😉 )

Ommwriter va un peu plus loin dans cette démarche. Il propose d’entourer l’acte d’écriture d’un ambiance très “zen”, assez proche des principes de base du Feng-Shui.

Un premier travail est effectué sur ce qui est affiché : par défaut, on n’a plus affaire à un écran blanc ou noir, mais à une image censée être apaisante, neutre et peu agressive.

La disposition du texte est bien sûr importante : il est ici central, mais n’occupe pas tout l’écran. Une grande place est laissée au vide, à l’aération de l’ensemble. Le format horizontal rappelle celui d’un vrai livre. Verticalement, on reste dans des dimensions très “humaines”, privilégiant le rassurant à l’exhaustif. Par exemple, il est facile de “noircir” une “page” de texte.

Même le curseur est retouché, pour être le plus discret possible (une simple petite barre horizontale soulignant le caractère).

Mais c’est au niveau sonore que cette appli a été le plus travaillée : par défaut, on entend en bruit de fond…des vagues ! On dépasse le contexte de l’isolement, pour aller jusqu’à choisir fictivement le “lieu” dans lequel on veut écrire. Rien ne remplacera le plaisir de se déplacer sur une plage, bien sûr, mais je dois avouer que je me suis rapidement laissé emporter par ce petit clipotis (bien sûr, j’écris ce texte avec Ommwriter).

La recherche va jusqu’au son des touches : chaque appui sur une touche du clavier provoque un petit son, discret, allant du tout petit ‘clic’ jusqu’au bruit d’une goutte d’eau. Il est bien sûr possible de choisir entre quelques sons différents.

omm1Choisir ? Oui, à un moment donné, on ne peut se passer d’une interface minimaliste. On y accède simplement en bougeant la souris. Une série d’icône, là aussi tres épurées, permettant d’accéder aux fonctions. Le strict minimum est là : on peut choisir entre 3 polices différentes, modifier la taille de l’ensemble du texte, changer l’image et le bruit de fond. Et, faute de goût, gérer la sauvegarde du texte (si vous suivez ce blog, vous savez déjà à quel point ça m’agace de voir cette fonction préhistorique subsister).

Pour le reste, c’est du tout bon. Aucun exploit technologique, et l’appli va sans doute évoluer, mais la base est là : c’est un vrai bonheur, on retrouve le plaisir de l’écriture, sans être perturbé par un tweet ou un mail qui arrive. Bien sûr, il manque tout un tas de choses pour obtenir le document final, en terme de correction orthographique, de mise en page, etc… Mais pour faire un premier jet, c’est tout simplement génial !

Au delà du logiciel, que je vous conseille sans réserve, cette démarche entraîne toute une série de réflexions :

  • sur la nécessité d’isolation de l’utilisateur. Où le logiciel l’aide à “lutter” contre ses réflexes habituels
  • sur la présentation visuelle, et la notion d’épure permettant de se concentrer sur l’essentiel (j’en avais déjà parlé auparavant)
  • sur l’utilisation d’effets sonores, et toute la subtilité qui va avec (les sons peuvent rapidement devenir répétitifs et agaçant, et pourtant pas une seule fois je me suis lassé du bruit des vagues généré par le logiciel)
  • et enfin, sur la capacité que devront avoir nos logiciels de reprendre des notions issues du monde réel, et la façon de les adapter en version informatisée : la sensation de la feuille de papier, mais aussi l’influence du paysage et des bruits de la nature nous entourant.

A méditer, dans une ambiance Zen bien sûr !

Visualiser un son

Je trouve le son très mal intégré dans les interfaces utilisateur. Tout est fait pour l’image, le visuel, mais le son ne bénéficie que d’un petit curseur pour régler le volume. Point. Alors qu’il fait partie de plus en plus intégrante de notre “vie numérique”.

3615 jeracontemavie : je voulais visualiser une vidéo, mais le son de cette vidéo était pollué par une musique de pub présente sur une page quelconque. Mais, perdu dans mes X onglets ouverts en permanence, impossible de savoir d’où provenait la musique parasite.

Je verrais bien deux petits outils qui me seraient vraiment utiles :

  • Des petits effets visuels (un changement de couleur…) permettant, sur demande (avec une combinaison de touches par exemple), de “visualiser” les éléments de notre interface générant du son (les icônes de l’application sur le Dock ou la barre des tâches, un onglet de navigateur…).
  • Une fonction permettant tout simplement de couper le son pour toutes les applications, sauf celle en cours. Cela permettrait par exemple de pouvoir visualiser une vidéo tranquillement sans être embêté en permanence par les “oh-oh” de sa messagerie instantanée ou par la musique que l’on passe en bruit de fond avec son Spotify ou son iTunes.

Bizarre qu’aucun outil ne soit allé en ce sens (je n’ai même pas trouvé d’extension Firefox, par exemple). Qu’en pensez vous ?

Interopérabilité en Auvergne

Nous avons aujourd’hui un “guest” sur ce blog, Jérôme, a qui j’ai demandé de présenter son projet de GIX local…. 🙂 Vous pouvez aller faire un tour sur son site web pour connaître un peu mieux ce touche à tout sans fil !

Comme d’hab, nous sommes preneurs de tous vos retours ; j’avoue que je serais curieux d’avoir un débat sur la faisabilité financière d’un tel projet.

En tout cas, n’hésitez pas si vous avez vous même des idées à exposer ou à faire “tester” auprès de nos commentateurs implacables, on prend !

NB : ce débat me rappelle bien sûr les conférences de Benjamin Bayard sur le Minitel 2.0 que vous pourrez visionner chez l’ami Mazenovi 🙂

–jd

L’idée m’est venue un matin en cherchant comment arriver à fournir mes clients en très haut débit.

Oui, mes clients sont des utilisateurs de l’internet qui n’ont pas la chance d’être sur les grosses agglomérations desservies intégralement par le haut débit ADSL (je dis haut débit si supérieur à 512kbit). Donc je les connecte sur mon réseau wifi 5Ghz (backbone) qui lui est actuellement relié a plusieurs connexions ADSL (j’avais pas trouvé mieux à l’époque).

Donc comment faire pour trouver du gros tuyau sur la région :

  • Les gros opérateurs déjà en place ?
  • Le réseau (man) de Clermont Communauté Networks ?
  • Les opérateurs locaux (Neyrial…) ?
  • Tout ce monde, mais personne avec un débit suffisant a un prix réellement concurrentiel et louable pour un petit opérateur comme moi….

    Sur Montpellier, où une autre boucle de notre solution est en place, le très gros tuyau était accessible facilement et a un prix convenable.

    Quelle différence entre Clermont  et Montpellier ? Clermont a son MAN, Montpellier aussi (Pégase), Montpellier a des gros opérateurs, Clermont aussi.

    Mais ceux de Montpellier sont interconnectés pour réduire leur coût d’exploitation.

    Alors comment faire cela à Clermont ???

    La réponse est simple : Monter un GIX (global Internet eXchange) ou POP ( Point Of Presence ) d’interconnexion.

    Voilà fini l’idée place a la réflexion, et à la documentation ….!

    Quel serait l’intérêt d’un GIX local ?

    • Pratiquement partout en région, quand on veut visiter le site web de sa ville, on passe presque toujours par Paris, sauf si l’hébergeur du site est le fournisseur d’accès du visiteur. Les principaux GIX se trouvent à Paris.
    • L’implantation d’un GIX local permet au trafic local de s’échanger en local, sans passer par Paris. Cela améliore les temps de réponse. Cela peut faciliter certains usages (visio-conférence sur IP par exemple). Cela éviterait que les salles d’hébergement de sites web soient presque toutes situées à Paris donc cela permettrait le développement d’activités liées à Internet en régions
    • Amener du gros tuyau sur la région Clermontoise, à un prix raisonnable, comme c’est le cas sur Montpellier ou Lyon
    • Une fois le gros tuyau sur place, agrandir l’infrastructure, pour en faire une salle d’hébergement digne de ce nom (le http://www.mit-datacenter.com/ s’est monté peu de temps après la mise en service de Pégase)

    Les avantages pratiques qui en découleront

    On peux attendre une baisse des prix du Haut Débit (> 10 Mb/s) pour les usagers car cela coûtera moins cher aux fournisseurs d’accès pour le trafic Local<->Local.

    De nombreuses entreprises étrangères seront attirées par un GIX dans la région.

    Plus grande motivation des opérateurs pour créer du service Internet Local (aujourd’hui grande désaffection dans les infrastructures de services IP ; hosting web par exemple)

    L’internet c’est l’avenir

    Voir l’internet local toujours passer par Paris est un risque technique. C’est aussi un risque économique.

    L’internet sera présent à toutes les étapes de la vie dans quelques années… Mais tout se passera à Paris si tous les acteurs économiques n’y prennent pas garde dès maintenant !

    Clermont est un carrefour Européen, c’était déjà le cas pour les transports, pourquoi pas pour les transports numériques !!!! On aura bientôt le TGV 😉 pourquoi pas aussi un traceroute plus direct !

    “OK” or Not “OK”

    Le billet aujourd’hui tourne autour du bouton OK.

    Nous connaissons tous ce bouton par coeur, il est partout, il est tout le temps, il est “gris” (;-)) ;  mais finalement, a t-il encore lieu d’être aussi présent dans nos applications qu’elles soient standalone ou web .

    Prenons, l’exemple simple, du bouton OK pour valider un formulaire : le fameux “submit”.

    Finalement, coté code, aucun problème pour ne pas en mettre au profit d’appuyer sur touche entrée

    Pourquoi donc le garder à toutes les sauces.

    En fait, ce billet restera de manière volontaire ouvert à vos commentaires sur ce sujet. Je me suis ici contenté de vous poser cette question et attend avec impatience vos remarques

    Plugins et GPL (suite…et débat sans fin ?)

    J’avais il y a déjà quelques temps évoqué le problème dans un précédent article : si une application GPL permet l’écriture de modules, de plugins, ceux-ci sont ils concernés par la propagation de la licence GPL ? En d’autres termes, peut on écrire un plugin propriétaire pour une solution GPL ?

    Yoan, l’auteur d’origine de Thelia, s’est également posé la même question, suite à diverses discussions que nous avions pu avoir sur le sujet.

    La seule solution permettant de clarifier à 100% le débat serait, à l’instar d’autres logiciels comme MySQL, d’utiliser un principe de double licence :

    • La licence d’origine (il n’est pas possible de “perdre” l’étiquette GPL en cours de route, pour des raisons évidentes de protection sur la liberté du code)
    • Une autre licence, plus restrictive, qui serait celle à choisir pour pouvoir ensuite faire ce qu’on veut côté plugins.

    Concrètement, cela ferait distribuer le logiciel sous deux formes différentes, mais où seul l’entête de chacun des fichiers changerait.

    Note : il est parfaitement possible de faire en sorte qu’une application GPL soit convertie en double-licence à un instant T. Les seules conditions sont de garder la GPL comme une des licences disponibles, et de ne pas faire de rétro-compatibilité (les versions précédentes resteraient 100% GPL et ne seraient pas concernées).

    Cette solution de double-licence est quand même perturbante : si je diffuse un plugin propriétaire pour Thelia par ex, je devrais spécifier que ce plugin n’est conçu que pour la version “propriétaire” de Thelia. Or, techniquement, absolument rien n’empêcherait de le faire tourner avec la version GPL, puisque seules quelques textes écrits en commentaires changent entre les deux versions ! La compatibilité n’est bien donc que juridique.

    Restons maintenant pour l’hypothèse d’une licence unique GPL. Un plugin fait “partie intégrante” du code d’origine, ne serait ce que parce qu’il utile des mécanismes tels que la surcharge de méthodes étiquetées “GPL”, ou du moins une cohabitation très intime des deux codes. Donc, en théorie, ya quasiment pas débat, on “hérite” de la licence GPL en même temps que l’on hérite des propriétés du code.

    Dans la pratique, on se rend compte que cette notion “d’intimité” entre le noyau et le plugin est quand même très polémique. La licence GPL parle elle-même de “cas limites” dans sa FAQ : “Si le programme fait une édition de liens dynamique avec des plug-ins, mais que la communication entre eux est limitée à l’invocation de la fonction main du plug-in avec quelques options et l’attente du résultat de l’exécution du plug-in, nous nous trouvons dans un cas limite”

    OK, soit, un plugin est GPL. Mais dans ce cas, quid par exemple des modules du noyau Linux ? Linux est GPL, les modules du noyau sont certes dynamiques mais quand même très intimement liés au noyau lui-même (un driver de carte graphique, par exemple, est indispensable à son bon fonctionnement). Et pourtant, il existe des modules propriétaires ! (les drivers Intel, par exemple).

    J’ai pu trouver une réponse plausible dans une vieille discussion menée par Linus Torvalds himself :

    The reason I accept binary-only modules at all is that, in many cases, you have, for example, a device driver that is not written for Linux at all, but, for example, works on SCO Unix or other operating systems, and the manufacturer suddenly wakes up and notices that Linux has a larger audience than the other groups. And as a result he wants to port that driver to Linux.

    But because that driver was obviously not derived from Linux (it had a life of its own regardless of any Linux development), I didn’t feel that I had the moral right to require that it be put under the GPL, so the binary-only module interface allows those kinds of modules to exist and work with Linux.

    En d’autres termes : OK ya la GPL. Mais ya aussi une “règle” que donne la personne ayant amorcé le projet, et qui tolère ces modules fermés sous certaines conditions qu’il définit lui-même (ici, le fait que le module intègre du code qui n’a pas été conçu spécifiquement pour Linux, mais qui a été adapté à partir d’autres drivers déjà développés).

    On aurait donc une “position” à prendre par le mainteneur du projet, officielle, qui permettrait d’amener, non pas des amendements, mais plutôt des “tolérances” vis à vis de certaines pratiques (cette tolérance est d’ailleurs régulièrement sujette à polémique). Les maintainers du kernel Linux se basent sur une interprétation de cette notion de lien entre le kernel et son module :

    In the opinion of Linux maintainers, LKM are derived works of the kernel. The Linux maintainers tolerate the distribution of proprietary modules, but allow symbols to be marked as only available to GPL modules. (source : Wikipedia EN)

    Encore une piste donc, la notion de “derived works” qui permettrait de “contourner” ce lien noyau/plugin impliquant la transmission de la GPL. Mais là, on rentre dans du carrément tordu puisque cette notion est typiquement américaine…

    Autre exemple, mais cette fois-ci plus restrictif : celui de WordPress. Là, pas de tolérance, le mainteneur du projet annonce un respect strict de la GPL. Avec toutes les discussions et nuances d’interprétation de la notion de “qu’est ce qu’un plugin” que ça amène.

    Je rajouterai une info de @chessman2212 que l’on vient d’avoir sur Twitter au moment de la rédaction de cet article : le projet #joomla a justement viré des centaines d’extensions non GPL il y a peu de son referencement pour être conforme.

    Compliqué tout ça… Bien entendu, je suis preneur de toutes vos contributions et expériences…

    Real-shopping

    Cette idée repose sur l’idée d’aller à l’opposé d’une démarche “toujours plus virtuelle” : pour les fringues, les chaussures, etc…, il n’est pas toujours facile de passer sur un mode “100% virtuel” : les tentatives de réalité augmentée en ce domaine ne font finalement qu’accentuer le côté très “immatériel” d’une boutique d’e-commerce, là où les clients ont envie de toucher, d’essayer, d’approcher au plus près le produit avant de l’acheter.

    Quelle est la proportion d’abandon d’achat pour un vêtement ? Certainement plus importante que pour un produit très “standardisé”.

    Autre constat : le peu d’interactivité entre des boutiques “réelles”, et leur pendant web. Plus que de l’émulation, on constate de la concurrence. Quel pourrait être un lien plus étroit entre ces deux boutiques ?

    Imaginons qu’à côté du panier d’achat, on aie une sorte de Wish list : les vêtements que j’aimerai essayer, qui me tapent dans l’oeil. Si le client est enregistré, et qu’on connaisse la boutique “réelle” la plus proche de chez lui, il serait assez facile de communiquer aux vendeuses le contenu de cette “wish list”, afin qu’elle connaisse à l’avance les envies de son client.

    • Gain en temps : sans avoir besoin de questionner longuement le client, le vendeur sait immédiatement ce qui va lui plaire, ou du moins avoir une idée assez précise de son style
    • Pertinence : même si les articles demandés ne sont pas tous disponibles, le vendeur va pouvoir proposer des articles s’en approchant
    • Service “premium” : pour le client, l’impression d’avoir un accueil “sur mesure” et personnalisé.
    • Liaisons offline<>online : au lieu de faire déserter la boutique, le site Web devient un média de promotion de son pendant offline, et fait venir le client (un vendeur aura sans doute plus de métier pour “vendre” et générer du chiffre qu’une boutique en ligne)
    • Moins de perte de clientèle : plutôt que de laisser le client face à ses doutes, on lui donne la possibilité de se conforter dans son choix. Celui qui aurait acheté directement sur le web a toujours possibilité de le faire, mais on se donne ici la chance “d’accrocher” en plus un client plus réticent aux achats en ligne
    • Suggestion : en fin de vente, pourquoi pas ne pas suggérer au client d’acheter un des articles de sa wishlist, contre une réduction notable (l’équivalent “IRL” de ce qui existe déjà sur le site Amazon, par exemple).

    Je ne suis pas particulièrement client de boutiques de fringues en ligne, mon avis n’est pas très représentatif, mais que penseriez vous d’un tel service ?

    Web TV – “Toujours trop sérieuse”

    J’interviens aujourd’hui pour amener un constat sur les web tv existantes en essayant d’apporter une solution au problème

    Les premières Web TV sont nées il y a maintenant quelques années. L’engouement ne fut pas dès le début au rendez vous et même encore aujourd’hui les web Tv ne décollent pas vraiment.

    Pourquoi ? une première réponse serait d’admettre que les gens n’ont pas le temps à consacrer à ce média nouveau !! Or , vu le temps passé par certains sur les réseaux sociaux, ce n’est pas une bonne piste.

    C’est certainement parce que le contenu n’est pas intéressant : difficile à croire vu les émissions passées par les majors français comme TF1, M6 et autres france X …

    Surement un problème de format alors : Aujourd’hui même le grand écran est permis , donc non !!

    Il est fort de constater que les gens n’utilisent pas les web TV car elles ne se démarquent pas des émissions classiques des chaines hertziennes. A mon sens, nous avons essayé de séduire le consommateur avec des émissions identiques à celles des grilles de programmes des TF1 et autres.

    Le support de diffusion étant nouveau, le public s’attendait à des émissions ” nouvelles”.

    Les émissions sont sérieuses, très propres, très “construites” ; si l’on y réfléchit, les blogs (un vrai succès internet) sont peu construits, sont moches (généralement ) et pourtant sont simples, accessibles et ouverts à tous ; c’est cela qui a fait leur succès.

    Depuis quelques temps, les choses changent et certains acteurs commencent à proposer un concept d’émissions très accès web (ex : diggnation, winetv …) ; le principe est simple, un mec dans son canapé qui vous parle comme à un pote pour vous présenter une info, un produit, …. cela a un triple intérêt :

    – vous devenez proche des présentateurs et vous vous sentez impliqué

    – le discours est accessible et complet

    – mais cela reste des conseils de pros

    Finalement , on retrouve la recette du succès des blogs sur la web TV.

    Je pense qu’il faut forcément aller dans ce sens ; quelque chose de simple, implicatif, accessible, peu cher, voire gratuit …

    Je pense également qu’il y a la place de se positionner sur ce secteur en gardant toujours en tête une régle simple :

    une Web TV = une spécialité

    Ex : une Web TV sur la pêche de la carpte, une Web Tv sur la pratique du badminton, …..

    Une sorte de niche !!

    Ce n’est certes pas une idée nouvelle en soit, malgré tout le fait de la voir comme un “blog TV” me semble relativement “nouveau” ; et bien sur aucun intérêt à proposer de l’émission 24/24 ; un format du type 3 nouveaux reportages d’une heure tous les 15j me semble intéressant

    Finalement , un croisement subtil de la TV, de Youtube et des blogs persos

    Même si finalement ce post n’est pas une nouvelle idée en soit, qu’en pensez vous ?  comment vous de votre coté, vous voyez le Tv de demain, la Tv du web ?

    Qu’attendez vous d’un tel média ? en terme de qualité, quantité, ….. ?