Partage de connaissance

Le gros buzz du jour, c’est bien sûr Knol, l’annonce de Google. (entre parenthèse, étonnante stratégie de lancer des concepts par des effets d’annonce, puis de voir les réactions alors que le logiciel n’est encore qu’en plein développement).

Je pourrais vous faire un résumé de ce qui est annoncé, mais le blog d’Affordance le fait bien mieux que moi (merci à lui, donc 🙂 ). Je me contenterai de souligner le côté “monetization” de la chose : chaque article publié, chaque “knol” pourra être associé à des adsense, dont une partie sera reversée à l’auteur de l’article. C’est toute la force de Google de pouvoir offrir une solution cohérente dans ce domaine, et c’est certainement la seule solution viable pour attirer la signature d’experts compétents dans chacun des domaines.

Mais cette façon de procéder me dérange un peu, quelque part. On reproche à Wikipedia ses dérives orchestrées par certains rédacteurs, sur certaines fiches en particulier, mais que penser d’une démarche rédactionnelle….où l’on risque d’avoir en idée derrière la tête un côté “populiste”, où plus l’on est lu, plus on a des chances d’être rénuméré considérablement. C’est bien sûr la même démarche lorsqu’on écrit un blog incluant des balises adsense (comme le mien, d’ailleurs), mais un blog n’a pas d’autre ambition que de véhiculer une “voix” personnelle, alors qu’une encyclopédie a une démarche plus…universelle, où un article intéressant 10 personnes doit avoir le même poids, si la richesse du sujet l’exige, que s’il en intéresse 10 000. Même si je ne doute pas du côté désintéressé de beaucoup, et Wikipedia en est la preuve, j’ai un peu peur de la dictature de l’audience appliquée à une encyclopédie. Difficile de ne pas résister à la tentation de faire la priorité aux sujets les plus courus (et vive la fiche de 10 pages sur Paris Hilton !), ou d’orienter son “papier” pour qu’il soit plus polémique ou plus attractif artificiellement.

C’est d’ailleurs pour ça que Knol se présente d’emblée comme une encyclopédie populiste et populaire. Maintenant, wait and see, puisque Knol ne sortira que l’an prochain !

Grand gourou

Je viens de recevoir “ça” de la part de mon groupe d’étudiants à l’IUT, qui sont en train de me subir en cours de Java. Je vous laisse juge de l’état de dépravation mentale de l’université aujourd’hui…

Les témoins de Java, maitres en objet.

Nous vous proposons un programme simple et portable. Rejoignez nous pour vous revigorer et nous nous chargerons du reste (oubliez vos problèmes pécuniers, nous sommes là pour cela).

Notre organisation complète comprend tout ce dont vous avez besoin :

  • une femme de ménage ramassant toutes vos miettes
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  • une langue universelle et intuitive (pas de Neuneu chez nous !)
  • nous prenons en main votre installation dans un environnement subtil, mais complet, où tout est prévu

Les témoins de Java : pour l’avenir sans soucis !
Rappelez vous : il est toujours temps de prendre un café.

Les recherches de Monsieur Hullot

(Article incomplet, car il n’est pas simple de trouver des informations sur M. Hullot… Si vous avez d’autres infos, je suis preneur…)

En regardant d’un oeil le reportage sur l’iPhone dans l’émission “Capital”, sur M6, j’ai eu la surprise d’entendre au détour d’une phrase le nom de Jean-Marie Hullot : d’après le reportage, il est à l’origine du développement de l’iPhone. La simple évocation de ce nom m’a rappelé une époque aujourd’hui révolue, et pourtant… Celle du NeXT.

Jean-Marie Hullot est une des personnes de ce métier pour qui j’ai le plus d’admiration. Très discret, il joue depuis maintenant 20 ans un rôle primordial dans le domaine du développement objet, et est une des figures les plus importantes et les plus méconnues de ce qu’est devenu Apple aujourd’hui.Docteur en informatique (comme Bertrand Serlet, le dirigeant de la branche software d’Apple, encore un Français…), Jean-Marie Hullot a été débauché de l’INRIA par Steve Jobs lorsque ce dernier a fondé NeXT, au milieu des années 80.

Chez NeXT, Hullot a conçu ce qui est encore la base des systèmes d’exploitations d’aujourd’hui : l’exploitation des concepts objets pour concevoir les interfaces utilisateurs. A ce titre, il est le principal architecte de NextStep, le système d’exploitation du NeXT, et le concepteur d’Interface Builder, le premier logiciel moderne de création d’interface graphique. Pour la première fois, bien avant Visual Basic et les autres, on pouvait concevoir une interface de manière graphique, en associant des événements à des éléments d’interface.

J’ai eu la chance de trainer à l’époque dans une société Française qui s’investissait sur NeXT, et j’avais pu voir, stupéfait, une enfant concevoir elle-même une interface rudimentaire, en associant des sons à des boutons utilisateurs. Un grand choc, à l’époque où l’on se battait pour faire de pauvres “print” sur nos PC archaïques…

Hullot a quitté NeXT lorsque la société a fusionné avec Apple, pour se lancer dans l’aventure des startup Web de l’époque. Et il a fini par intégrer Apple en 2001, dirigeant un laboratoire de R&D depuis Paris. A ce titre, il a conçu iCal et iSync. Mais j’ignorais totalement qu’il était étroitement lié au développement de l’iPhone, même si, finalement, tout ceci n’a rien d’étonnant…

Je suis tous les jours un peu plus surpris de voir à quel point Apple est “marqué” encore aujourd’hui par l’héritage du NeXT. Certains ont commenté le rachat de NeXT par Apple comme étant…. un rachat d’Apple par NeXT, à part que c’était Apple qui payait la note ! Et c’est finalement très vrai.

Update : selon cet article de TechCrunch, Hullot et son équipe se sont en fait désengagés du projet de l’iPhone début 2006, suite à un conflit interne, et ont profité de leurs indemnités de licenciement pour lancer une startup, Fotonauts.

Update Janvier 2010 : L’Express a consacré un article très instructif sur Jean-Marie. Merci à eux !

Souvenirs souvenirs :)

Au hasard du tri préparant mon déménagement, j’ai retrouvé quelques perles 🙂

Pfffiou c’est pas tout jeune ça 🙂 Un Linux que j’avais commandé directement aux US, je n’ai pas pris le temps de vérifier, mais il me semble qu’il n’y avait même pas de Kernel 1.0 à l’époque…

Rigolez pas, c’était super bien, on pouvait enfin installer Linux sans avoir à se palucher l’install sur je ne sais plus combien de disquettes 🙂

Tout communique

C’est pas pour faire le macophile primaire (quoique…) puisqu’il est en soit possible de faire presque aussi bien sur d’autres plateformes, mais bon… J’ai réalisé hier soir que mon Macbook travaillait dur dur lorsque je le reliais à mon installation de bureau. En effet, et sans effectuer aucune autre action que le brancher sur du secteur, sur une prise USB, et de l’ouvrir pour l’allumer, sans cliquer nulle part, ça a automatiquement :

  • Récupéré mes mails depuis mes divers comptes (bon, ça, classique), sur Apple Mail
  • Récupéré tous les articles non lus via les 300+ flux RSS de blogs auquel je suis abonné (via l’agrégateur Vienna)
  • Archivé toutes les modifications effectuées sur mes répertoires de travail avec une sauvegarde incrémentale (via Leopard Time Machine), sur mon disque dur externe
  • Transféré des photos que j’avais pris dans la journée sur mon iPhone, qui se sont retrouvées classées dans iPhoto
  • Récupéré une chanson que j’avais acheté dans l’aprem sur iTunes WiFi music Store, avec mon téléphone
  • Synchronisé mon agenda et mes contacts entre l’iPhone et iCal
  • Publié ce même agenda sur Google Calendar (via Plaxo), et sur mon ancien téléphone (via Plaxo également, en Bluetooth)
  • Téléchargé une cinquantaine de podcast audio et vidéo auquel je suis abonné (sur iTunes), très utile en particulier pour suivre les émissions de radio que j’aime bien mais que je n’ai jamais le temps d’écouter en journée
  • Transféré ces podcasts sur mon iPhone, pour que je puisse les consulter ultérieurement
  • Rempli l’iPhone avec quelques chansons que j’avais sélectionné dans la journée mais que je n’avais pas transféré faute de câble

On arrive à une solution “tout intégré” vraiment impressionnante de nos jours…qui a parlé de convergence numérique ?