Petites annonces sur le Web : back to the Web 0.9 !

J’ai eu l’occasion de me pencher il y a peu de temps sur des sites de petites annonces sur le Web, en tant que simple utilisateur (avec un oeil critique tout de même 😉 ), et j’avoue que j’ai été effaré par la médiocre qualité des interfaces utilisateurs. Même sur des sites récents, tout est fait avec la logique d’un informaticien (formulaires pour générer une requête), et certainement pas dans une logique utilisateur (se se posant des questions pourtant évidentes telles que : “comment un utilisateur navigue t’il sur un journal papier de petites annonces”, ou “comment guider l’utilisateur dans sa recherche en l’élargissant ou la précisant”).

Etonnant d’ailleurs de voir à quel point les outils restent primitifs, alors que ces sites représentent sans doute une part très importante de l’activité sur le Web !

En tant qu’acteur du Web, je me suis dit qu’il y avait quand même beaucoup à faire. Et en tant que consultant, je me suis demandé si une bonne idée ne serait pas d’organiser, je ne sais pas encore exactement comment ni avec qui, une sorte de “brainstorming” entre acteurs du marché, acteurs de la presse traditionnelle, gérants de sites d’annonces sur le Web, pour tenter de mettre en place le cahier des charges d’un vrai sites d’annonces “2.0”, où la qualité de l’outil de consultation serait au centre des préoccupations.

Je ne sais pas du tout s’il est possible d’organiser ce genre de choses, mais je crois pourtant qu’il y aurait beaucoup a y gagner, tellement le terrain est finalement inexploré… ou plutôt très mal exploité !

EPOCH

Je parle parfois à mes étudiants d’EPOCH, parce que c’est une notion informatique un peu arbitraire et “marrante” : le nombre de secondes écoulées depuis le 1er Janvier 1970. C’est sur ce compteur que se reposent la plupart des systèmes informatiques pour déterminer la date et l’heure courante.
A chaque fois, je précise que ce système va se mettre a déconner “vers 2038” (je suis censé être à la retraite…), mais je n’avais jamais vérifié exactement quand.
Test ce soir, sous Mac OS et sous Linux (même résultat..) :

perl -e ‘my $time=localtime(2_147_483_647);print $time’
–> Tue Jan 19 04:14:07 2038

perl -e ‘my $time=localtime(2_147_483_648);print $time’
–> Fri Dec 13 20:55:13 1901

Ca vous dit, un flashback de vos ordinateurs en 1901 ? Bon, si rien n’est corrigé d’ici là, jvais essayer de changer de métier avant, moi 😉

PS : coïncidence bizarre, EPOCH a passé le stade du milliard… le 9 septembre 2001, soit tout juste deux jours avant vous savez quoi… Allez, on fait un effort, et on va élaborer une théorie du complot ayant pour origine Thompson et Ritchie, les concepteurs d’Unix 😉

Une souris pour deux Mac

Juste un petit mot pour parler d’un petit utilitaire qui a mine de rien complètement changé ma façon de bosser à mon bureau : Teleport.

Cet outil permet de piloter plusieurs Mac avec un seul ensemble clavier/souris, connecté à une des machines qui sera le poste “Maître”.

Cet outil est aussi facile à utiliser qu’il n’est pas simple à décrire ; je vous donne un exemple : j’ai mon Mac Mini au milieu de mon bureau, et j’ai posé mon petit Powerbook à droite de mon écran. J’utilise donc mon Mac Mini avec sa souris, son clavier, et, lorsque ma souris atteint le bord extrême gauche de l’écran, au lieu de buter, elle va tout simplement se retrouver…sur l’écran du Powerbook ! Me permettant ainsi d’utiliser ce dernier sans avoir à changer de souris.

Gadget ? Non, car cela m’évite de relier une souris à mon portable, si je ne veux pas utiliser le TouchPad. Idem pour le clavier, forcément plus agréable en version “bureau”. Mais LE truc qui m’a complètement enthousiasmé, c’est la possibilité de faire des copier/coller d’une machine à l’autre, complètement naturellement ! Et, encore plus fort, la possibilité de faire glisser des fichiers d’une machine à l’autre, simplement d’un mouvement de souris !

Indispensable, je vous dis !

Initiation XHTML/CSS

Un cours de plus à disposition sur ce blog, avec une initiation à XHTML et CSS. Bien que plutôt rodé (je l’ai utilisé à l’ISIMA, à l’IUT et dans diverses formations privées), ce cours est encore largement perfectible ; je n’ai pas encore trouvé la bonne formule pour introduire certaines notions, en particulier au niveau des feuilles de style.

Ne pas s’attendre à un grand cours très étendu, il s’agit simplement d’une initiatinon au monde du Web, plutôt orienté pour des développeurs. En introduction, ma (longue ?) présentation de l’historique de l’évolution des architectures pour applications réseaux, intro qui me semble utile pour comprendre le cadre et les limites du Web actuel.

Ce cours est téléchargeable au format PDF en cliquant ici.

Contenu :

  • Historique des applications réseaux, du mainframe aux web services
  • HTML, XHTML, l’interface du Web
  • Initiation à XHTML
  • Initiation (très courte !) à Javascript
  • Les feuilles de style CSS

Compatibilité a:visited sous Firefox

Petite bizarrerie lors du cours de ce matin, un apparent souci de compatibilité que je n’ai pas bien compris. C’était d’autant plus perturbant qu’il s’agit vraiment d’un truc de débutant. Si l’on fait un style :

a:visited { …. }

puis que l’on applique sur une page XHTML quelconque, celà marche sous IE, mais… pas sous Firefox ! J’ai pourtant respecté les contraintes d’ordre (mettre a:link, puis a:visited, etc…), mais rien à faire : le lien a beau être visité, il ne change pas de couleur.

Seule parade que j’ai pu trouver, forcer l’utilisation d’une classe :

a.unstyle:visited { …. }

<a class=”unstyle” href=”…”>….

Y’en a dans la salle qui ont une explication ?

Crowdsourcing

J’observe depuis quelques temps les “réseaux sociaux”, ces applications Web permettant de rencontrer tout type de gens et d’échanger avec eux sur tous types de sujets, mais selon des critères particuliers : certains de ces réseaux sont orientés “pro” (LinkedIn, Viadeo…), certains (beaucoup!) liés à des rencontres qui au final sont essentiellement amoureuses ou… disons…sensuelles :D, d’autres sont plus généralistes.

Un des gros “buzz” du moment concerne Facebook, un dérivé de “MySpace” fonctionnant avec –entre autre– un système de plugins particulièrement puissant et donnant des perspectives très intéressantes. J’en reparlerai plus tard.

Ce qui me fait écrire ce petit article est à la base une intervention de Loic Le Meur concernant ses projets professionnels : il est en phase de création d’entreprise, et propose, à titre d’expérience, de créer un “Virtual Advisory Board”, un groupe, ouvert, en ligne, lui permettant de s’entourer d’avis, de conseils, d’une sorte de laboratoire dans lequel il aurait envie de tester ses idées, d’en chercher d’autres, bref, d’échanger.

Ce genre d’initiative est à la fois fascinant, futile, et perturbant, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme : jusqu’à où, jusqu’à quel point le Web peut aider le relationnel humain, en particulier dans un domaine professionnel. Pour un petit consultant comme moi, avoir la possibilité de cotoyer, de voir “de près”, de dialoguer avec des acteurs connus et influents de mon milieu professionnel est une chance, une opportunité passionnante, mais j’ai du mal à utiliser le terme “un privilège” quand finalement… tout devient à la portée de tout le monde.

D’où d’autres questionnements : tout pour tous, est ce une utopie qui au final ne fait que vous noyer dans une nouvelle masse ? Et pour celui qui a généré ce groupe : quel bénéfice tirer, comment exploiter au mieux cette “foule” d’un coup acquise ?A la suite d’un commentaire (dans mon anglais de cuisine…) que j’avais fait sur la pertinence de Facebook pour ce genre de travail collaboratif, la note d’un autre intervenant, Thomas Knoll m’a particulièrement marqué. Je la traduis/résume/m’en inspire ici, j’espère qu’il ne m’en voudra pas. Merci, Thomas !

  • Les réseaux comme Facebook ne sont pas très adaptés à des implications fortes de la part des utilisateurs. Ils s’inscrivent à des groupes proches de leurs centres d’intérêts, puis n’y retournent la plupart du temps jamais. Derrière cette égalité d’intervention de façade, l’absence de vrais leaders aboutit le plus souvent à un silence. La plupart des gens veulent “voir un spectacle”, éventuellement y contribuer, mais pas le créer.
  • Permettez à tout le monde de venir dans votre groupe, et laissez tout le monde intervenir. Mais repérez rapidement vos lieutenants, et focalisez votre attention sur eux. Evaluez ceux qui vous apportent le plus, et gardez les près de vous. Ils investissent sur vous en s’impliquant, investissez sur eux
  • Ca ne signifie pas d’ignorer le reste de la foule. Ils peuvent avoir des suggestions, des interventions intéressantes. Mais il est inutile de trop se consacrer à eux
  • Lancez des questions, des thèmes, sans attendre que les idées et les discussions viennent d’elles mêmes.

Comme le conclut cet intervenant, le “crowdsourcing” a des perspectives fascinantes. Il implique une vraie “gestion des foules”, thème psychologique passionnant en soit, mais avec ici en plus la perspective d’une pseudo-relation individuelle, où tout le monde se croit “à part” dans le groupe. Passionnant !

Update : Le Crowdmanaging de groupes de rock arrive! Moi je veux bien crowdmanager les fans de George Clooney, mais elles seront ptet un peu déçues 😉

Panier en Ajax sous Thelia

J’ai pris un peu de temps pour décrire comment intégrer à un site d’eCommerce sous Thelia (notre solution OpenSource) un panier façon “Drag’n’Drop”, où l’on glisse une image sur une zone représentant le panier au lieu de cliquer sur un bouton “Ajouter au panier”.

J’ai utilisé pour cela la bibliothèque Scriptaculous, qui s’est intégrée à merveille à Thelia.Je vous entends déjà d’ici : oui, effectivement, l’ergonomie de ce mécanisme est discutable ! Mais au delà du gadget, c’était l’occasion pour moi de montrer :

  • que Scriptaculous était une bibliothèque vraiment intéressante à connaître, extrêmement simple et au puissant potentiel, surtout par le biais du framework utilisé, Prototype.
  • et surtout que Thelia est particulièrement souple pour s’adapter à ce genre d’interface.

J’ai moi même été bluffé par la facilité d’intégration de Scriptaculous, alors que Yoan, qui a conçu Thelia, n’avait jamais utilisé cette bibliothèque auparavant. La gestion des événements est vraiment impeccablement intégrable à des signaux Ajax, on se dirait presque dans les exemples Ruby on Rails présents sur le site de Scriptaculous !

Le tutorial est accessible ici.

PS : Yoan a introduit une nouveauté majeure au projet ces derniers jours : la possibilité de créer soi même ses propres fonctionnalités par le biais de plugins. Je suis vraiment optimiste pour l’avenir de cette solution, simple et évolutive, et qui a enthousiasmé tous ceux qui se sont lancé dans l’aventure !

Safari sur Windows

Et un acteur de plus dans le monde des navigateurs Web…! Safari sort de sa relative confidentialité Mac-ophile pour rentrer dans la cour des “grands”, sous Windows…On n’en est encore qu’à une version Beta, que vous pouvez télécharger ici.L’annonce, je l’avoue, m’a laissé dans une grande perplexité. Pas tant sur la qualité du produit (j’utilise Safari sur mon Mac bien plus souvent que Firefox), mais… “pourquoi faire ?”Quand iTunes est sorti sur Windows, l’objectif était clair : permettre aux PC-istes de pouvoir utiliser leur iPod. Avec le succès que l’on sait. Par la suite, le but a été de promouvoir l’iTunes Music Store, et, si possible de faire jouer “l’effet halo”, celui qui permettait de promouvoir le savoir faire Apple, et de donner envie de switcher petit à petit sur Mac.Rien de tout ça ici. Safari n’a à priori pas d’autres objectif… que de fournir un outil de meilleure qualité à Windows, qu’on puisse bénéficier de sa rapidité, de son ergonomie…Bref, de se sentir mieux sous Windows, pas de passer au Mac.Je ne dis pas que c’est un mal, tout geste est bon à prendre pour faciliter la vie de chaque utilisateur, quel qu’il soit ! Mais… quel bénéfice pour Apple ?Je crois que la réponse la plus pertinente est celle de Julien sur son blog : le but n’est plus de promouvoir le Mac pour le Mac, mais de grapiller, coûte que coûte, de la part de marché, du trafic, de la présence sur le Web… Et cela peut s’avérer effectivement payant, stratégiquement parlant. Il s’agit en tout cas d’un degré de plus dans la collaboration Apple/Google.Reste à savoir qui va bien pouvoir utiliser Safari sous Windows…

  • quels arguments pour les IE-istes traditionnels, qui ne se posent même pas la question de comment remplacer leur navigateur… alors qu’ils ne comprennent souvent même pas le terme “navigateur” !
  • quels arguments pour les Firefox-istes qui sont avant tout attachés à leurs plugins… et à un certain esprit du libre qu’on ne retrouve pas vraiment dans Safari, malgré le “coeur” en provenance de Khtml…

Affaire à suivre en tout cas… et pas mal de transpiration à prévoir, comme le dit Bertrand, pour rendre nos sites compatibles !PS : pas mal de soucis de compatibilité avec cette version Beta… en particulier sur du Javascript, empêchant le bon fonctionnement de certaines pages (dont la page de saisie de cet article, sur mon WordPress 😉 ), et, plus inattendu, de certains widgets qui reposent sur le “moteur” du Safari installé. Rapide, mais à perfectionner, ce browser !PS2 : en regardant les stats de consultation de ce blog, je viens de voir que j’ai eu au cours du mois passé des visites d’une version précédente de Safari3 !  Numérotée 522.5 (la version actuellement diffusée est la 522.11), je me demande d’où elle peut sortir…

UPDATE : Safari ne serait pas si rapide que ça, du moins pour les pages gérées par la GWT (les pages Google incluant de l’Ajax, donc…). Voir le test ici.

Plugins et interprétation de la GPL

Yoan et moi sommes en train de nous poser une question existentielle concernant l’interprétation de la GPL. Que je vous explique : Yoan vient de mettre au point un système de plugins permettant d’étendre Thelia simplement en rajoutant dans un répertoire vos propres routines, ce qui va étendre le “méta-langage” de l’environnement en rajoutant les boucles de son choix.
Système souple, bien isolé du “moteur” central : beau boulot 😉 Mais du coup on en vient à se poser la question suivante : puisque Thelia est diffusé sous licence GPL (v2, je précise), est ce que la GPL doit également obligatoirement s’appliquer aux plugins ?
Dans les FAQ de la GPL, j’ai trouvé :

Combiner deux modules («combining two modules») signifie les connecter de telle sorte qu’ils constituent un seul programme plus important. Si l’une au moins des parties est couverte par la GPL, l’ensemble doit alors aussi être distribué sous GPL–si vous ne pouvez ou ne voulez pas le faire, vous n’êtes pas autorisé à les combiner.

Tout est donc question question de définition du mot “combinaison”. La licence donne l’exemple d’un héritage dans le cas d’un modèle objet, mais là, si l’on en reste à une sémantique objet, on parlerait plutôt “d’association”… Hum..
Quelqu’un a un avis sur le sujet ?

Bill Gates / Steve Jobs : la rencontre de l’année (3)

Bill (à propos des sociétés du Web) : Il y a toujours plein de choses qui viennent d’autres compagnies, et vous voulez être en position d’en bénéficier ; ces évolutions conduisent les évolutions de Windows et des ordinateurs personnels, et nous voulons jouer un rôle actifs dans ces nouveaux services. Nous allons participer d’une manière plus importante aux outils de recherche qu’auparavant.

Imaginez tout ce que l’on peut faire par exemple dans le monde de l’éducation maintenant que l’on peut gérer des flux en temps réel de vidéo, ce genre de choses. Lorsque nous concevons de nouvelles technologies, le milieu éducatif finit toujours par en bénéficier.

Steve : De notre côté, nous ne cherchons pas à faire tout ça, car nous croyons qu’une seule compagnie ne peut pas tout faire. Nous cherchons à faire des partenariats. Microsoft est peut être bon pour les moteurs de recherche, mais pas nous. Nous préférons donc nous associer plutôt que de nous obstiner à devenir les meilleurs dans le domaine de la recherche.

C’est la même chose pour les gestions de cartes (map) : nous savons comment écrire le meilleur logiciel au monde pour lire les cartes, mais nous ne savons pas gérer la base de données derrière.

Par contre, dans d’autres cas, nous devons faire le travail. A l’époque où nous avons lancé iTunes par exemple, il n’y avait pas à l’époque de logiciel de ce genre de bonne qualité. Nous avons donc dû le faire nous même, même si c’était assez éloigné de notre métier de départ.

Bill : Le grand truc est que nous travaillons par rapport à Internet. Et Internet amène à travailler sur des interactivités extrêmement poussées, les communautés de joueurs sur XBox Live par exemple.

Nous travaillons donc à ce genre d’applications dans le domaine des spectacles, des sports. Mais dans le divertissement pur, nous ne sommes pas dans notre domaine. Nous avons fait le jeu “Halo”, mais nous ne pouvons pas rattraper les 10 ans d’investissement qu’il faudrait pour savoir vraiment faire des jeux vidéo.

Nous n’en sommes qu’au niveau de l’interopérabilité, entre ordinateurs, malheureusement pas encore trop au niveau de la télévision qui reste peu connectée, mais les choses évoluent, avec la télévision sur IP et la XBox qui amènent la collectivité dans son salon.

Steve : Les gens veulent bénéficier de ces médias quand ils le veulent et sur le périphérique de leur choix. C’est ce qui va conduire ces compagnies dans des business models très divers. Et c’est une bonne chose, même si les transitions sont parfois difficiles.

L’industrie de la musique a dû prendre le virage d’Internet très rapidement. Ils ont fait des erreurs, pris des fausses pistes, mais ils le font.

Hollywood a regardé ce qui s’était passé dans le milieu de la musique, et ils en ont retenu des leçons. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine, mais ça va devenir quelque chose de très bon pour le consommateur.

Bill (à propos des interfaces utilisateur) : Ca fait longtemps qu’on expérimente autour des interfaces 3D. Mais l’on commence juste à avoir une qualité graphique suffisante pour avoir des choses concrètes dans les interfaces. Dans un magasin en ligne de livres, on pourra voir les livres comme s’ils étaient rangés dans des linéaires.

Au delà de la prouesse graphique, la 3D est un moyen d’organiser les choses, une solution lorsqu’il y a beaucoup de données à afficher.

Le logiciel va aussi se mettre à nous voir. Imaginez que vous puissiez saisir votre raquette de Tennis et simplement jouer devant votre écran.

Journaliste : On peut déjà faire ça avec la Wii, non ?

Bill : Non, je ne parle pas d’un joystick, mais de saisir votre vraie raquette et de simplement jouer. De la reconnaissance vidéo. Et ça peut avoir des conséquences dans une vidéo conférence, par exemple. Tout ceci nécessite simplement une webcam et un software évolué, ce qui aménera à une solution très peu onéreuse.

Le toucher, l’encre, la parole, la vision, toutes ses choses arrivent, mais pas d’une manière radicale. On a l’impression que l’interface d’un ordinateur évolue peu, mais c’est parce que vous vivez cette évolution année après année. Imaginez que vous reveniez après 10 ans sans vous y intéresser, et vous seriez impressionnés.

Journaliste : Steve, vous ne parlez pas de vos plans secrets, alors que Bill nous dit tout !

Steve : Oui, je sais, ce n’est pas juste. Mais au delà de ça, je crois que la vraie question est très simple : quelle partie de cette révolution dans les 5 ans a venir va se faire sur des ordinateurs, et quelle partie va se focaliser sur des engins de type “Post-PC”. Et il y a une vraie tentation de se focaliser sur ces “Post PC” parce que c’est un terrain vierge et qu’il n’y a pas à gérer des millions d’applications déjà en place pour des marchés déjà bien en place.

Bon, du coup, quoi faire avec les PC ? Je suis sûr que des gens chez Microsoft et chez nous travaillons sur des trucs vraiment bons, mais qui doivent être tempérés car nous avons des dizaines de millions, ou des centaines de millions pour Bill, d’utilisateurs qui ont leurs habitudes. Ils ne veulent pas une voiture à 6 roues, ou conduire avec un joystick.

Journaliste : Une question plus personnelle : dans votre relation, qu’est ce qui a été de l’incompréhension, ou de lalutte ?

Steve : Nous gardons notre mariage secret depuis maintenant plus de 10 ans !

Bill : Je ne crois pas que aucun de nous deux n’aie à se plaindre. Ces projets, comme le Mac, étaient vraiment incroyables, un moment où nous avons pris un risque. C’était une période fun.

L’industrie aime les trucs neufs, le paradigme qui dit qu’une compagnie qui a eu du succès va ensuite disparaître, ce genre de choses. C’est bien d’avoir des gens qui ont vu passer des vagues et des vagues, et qui, quand ils le faut, savent prendre des risques vers quelque chose de neuf.

Steve : Quand Bill et moi avons commencé à travailler ensemble, nous étions toujours les gens les plus jeunes dans une pièce. Et maintenant, nous sommes quasiment toujours les plus vieux.

Je crois que la plupart des choses dans la vie trouvent une image dans une chanson de Dylan ou des Beatles. “Toi et moi avons une avons des souvenirs plus grands que la route qui s’étend devant nous”.

Journaliste : Belle conclusion.